01/05/2013

Sorties Mai 2013

Samedi 25/05/2003 : Le BRM 300 de Schellebelle
Par Alain Darville

Dans la suite des BRM, c’est maintenant au tour de celui de Schellebelle, BRM organisé par Geert Lammens dit Jefke (voir blog : http://www.jefke06.be/).

Schellebelle, inconnue encore il y a un mois, est devenue mondialement célèbre pour son accident de train. Patrice n’était pas chaud pour y aller, mais sa soif d’être au sommet du monde des BRMistes belges l’a emportée. Je lui avait conseillé de mettre un masque contre la pollution, mais finalement il est quand même venu.

Le peloton bien fourni s’ébranle vers 07h. 07h, c’est un peu tard pour faire 300 km, mais si on partait plus tôt le café du 1er ravito/contrôle serait encore fermé. Un petit groupe avec André comme leader, ainsi que Jose Maria sont déjà partis depuis longtemps.

Dans notre groupe, en plus des habituels randonneurs, sont venus cette fois-ci toute une série de flandriens qui savent ce que rouler veut dire.  En plus, et ce n’est pas courant, une dame va aussi  faire ce 300.

Nous sommes une petite trentaine, à nous faufiler via de petits chemins parfois en file indienne. Avec le petit vent dans le dos, nous roulons à un bon rythme, rythme un peu perturbé par quatre crevaisons. Cela devient une habitude de crever de nombreuses fois lors du 1er relais.

Avec ce départ tardif, et ces crevaisons à répétition, c’est seulement à 9h45 que nous arrivons, après 66 km, au 1er café à Ingelmunster le long du Canal Roeselare-Leie. Et quand nous arrivons, qui voyons-nous partir, André et sa bande…

Le 2ème relais va nous amener à l’Abbaye de Saint-Sixte, célèbre pour sa bière, la meilleure du monde, La Westvleteren. Mais, je ne sais pas ce que l’aubergiste du café d’Ingelmunster a mis dans les cafés, mais le départ se fait sur les chapeaux de roue. Fini de rigoler, les flandriens ont pris la tête du peloton. Comme en plus, ils ne crèvent plus et qu’il y a quelques côtes, la 1ère victime de cette allure un peu folle, est Patrice, qui dès que ça monte est largué. Les 60 km pour arriver à Westvleteren sont fait en 2 heures. André, s’est enrhumé en nous voyant passer en coup de vent. J’ai juste eu le temps de lui dire, qu’il devait prendre soin de Patrice quand il arriverait. Mais le groupe s’est scindé en deux. Quelques-uns se sont arrêté pour sortir du trou où avait mis son conducteur, une vieille Mercedes en voulant croiser un tracteur sur une des petites routes que nous avons emprunter.

La taverne de Westvleteren, je l’avais cherchée en vain sous la pluie en 2011 lors du BRM 200 de Mouscron. Je comprends mieux pourquoi, je ne l’avais pas trouvée ; il faut y aller par le parking ou via un petit chemin piétonnier.  Les clients de la taverne, ne sont pas venus pour visiter l’abbaye, mais pour acheter leur bière. Ils ont tous leur pack de 6 bières. 6 bières sur un vélo, ça va faire un peu lourd. J’aurais dû demander à Patrice de les prendre, il n’est plus à quelques kilos prêt, mais comme il ne boit pas de bière, je n’ai pas osé.

Comme Robert Luyckx est là, mon intention était de partir avec lui. Je n’ai plus envie de me tuer à suivre Mic et ses copains. Yves Wilmart est prêt, et on attend Patrice.Mais, je ne sais pas pourquoi on l’attend. Sa mise en route, est comme d’habitude, tellement laborieuse, que Robert et Cie ont déjà 10 kilomètres d’avance. Mais maintenant, c’est vent de face, jusqu’en hollande, soit 100 km. Nous partons donc à trois. Yves et moi, nous essayons de nous relayer, vent de face, pour rattraper le groupe loin devant nous. Mais Patrice ne veut pas faire l’effort de rester dans nos roues. S’il préfère rouler seul, le vent dans la tronche… Après 17 kilomètres de chasse, nous retrouvons enfin le groupe de Robert le long de l’Yser. C’est pour moi, l’occasion de souffler. La vitesse est enfin plus raisonnable (pour un 300), et je me mets à l’abri du vent. Mais pas très longtemps, à peine 7 km, et à Diksmude, Yves veut mener le groupe, et j’y vais avec lui. 14 km face au vent à du 26 km/h. L’étape était courte, moins de 40 km, et nous arrivons au km 162 à Mannekensvere, vers 14h,  dans un café, où il n’y avait pas de cachet pour la carte, où on ne pouvait pas manger et où les vélos devaient rester loin de ce café. Ça donne envie de revenir. Mais tous ces efforts depuis 100 km coutent chers. J’ai des crampes dans les cuisses et il reste encore 60 km à faire vent de face jusque Cadzand, aux Pays-Bas.

Robert,  Guy Roefs et leur groupe repartent. Maintenant, c’est moi qui rate le train, j’étais occupé à expliquer à un touriste pourquoi certains randonneurs s’équipent de sytème Rohloff avec courroie en carbone. Et c’est de nouveau une chasse derrière le groupe…

Maintenant, nous allons longer toute la côte de Nieuwpoort au Zwin en passant par Ostende, Blankenberge, Zeebrugge et Knokke. Le groupe de Mic nous rejoint à mi-chemin et nous passe. Ils roulent toujours à 30 km/h, nous nous restons à 26 km/h. Yves en profite pour changer de train, et je me retrouve à guider le groupe de Blankenberge à Cadzand. Je ne peux toujours pas me reposer.

A Cadzand, au km 223, il est 17h, et nous faisons une grosse pause dans un café, toujours sans cachet, la carte reste désespérément blanche, mais bon … Le groupe de Mic, s’en va un peu après notre arrivée. Un petit chocolat chaud avec crème fraiche plus tard, nous repartons enfin vers Schellebelle. Il reste 75 km à faire, cette fois-ci le vent dans le dos. Mais de Patrice, je n’ai plus de nouvelle, et encore moins d’André.

Avec le vent dans le dos, nous ne descendons plus sous les 30 km/h. Le retour vers Gand se fait à toutes vitesses. Seule la 5ème crevaison de la journée nous arrête une dizaine de minutes.

Et moi, je découvre une nouvelle façon de traverser Gand en évitant le centre et le périphérique. C’est bon à savoir pour une nouvelle flèche.

Mais après Gand, j’arrête enfin de mener ce groupe. Je me mets à 15 cm de la roue de Guy, et je me laisse porter jusque Schellebelle en ne faisant plus beaucoup d’effort.

Et enfin, après 299 km et 13h20 dont 10h50 à rouler, nous sommes enfin de retour. Je n’ai plus qu’à attendre Patrice qui arrivera 50 min après nous, toujours aussi frais.

C’était un beau parcours, mais avec le vent de face pendant 100 km et la vitesse un peu suicidaire sur un 300 km, il était bien plus fatigant que le 400 km de la semaine passée.

 

25-05-2013 BRM 300 Schellebelle

 

Le parcours:

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Samedi 18/05/2013 : Le BRM 400 km de Morkhoven
Par Alain Darville

Ce samedi Jan Geert organise son BRM 400 km. 400 km, cela devient une distance respectable. 1/3 d’un Paris-Brest-Paris. Mais ce tracé est tout plat, il va suivre la plupart du temps les rivières, fleuves et canaux. Mais il faudra quand même compter 15 à 16 heures à pédaler sur le vélo.

Parmi les randonneurs connus sont présents : Les Vedettes du club : Patrice Martin et André Van Eeckhout, mais aussi Guy Roefs, Mic Camertijn, Yves Wilmart, Jose Maria Garcia, Robert Luycks, Antonio Morenao, Rohnny et Francis Vanmarsenille, etc…

Pour Patrice, un 400, c’est comme aller à la boulangerie du coin, il enchaine les BRM sans se fatiguer, presque sans se rendre compte de ce qu’il fait. Sur un 400, il n’y a plus de rigolo, ceux qui sont là savent rouler, et même très bien.

Nous partons groupé à 4 heures du matin. Il y a 17 participants. Le but du BRM est d’aller à Alpen en Allemagne, commune jumelée avec Morkhoven, où une réception nous attend à 15 heures précises.

A 4 heures, il fait noir. Chacun a son éclairage, qui éclaire plus ou moins bien en fonction de la puissance que l’on veut bien y mettre. Quelques randonneurs ont maintenant des dynamos, qui ne freinent plus trop le vélo, et cela permet d’avoir des phares de voitures sur son vélo. Patrice a sa dynamo et il éclaire la route. Moi, avec mon éclairage de Paris-Brest-Paris, je fais l’effet d’une luciole.

Nous partons donc vers le nord, direction Bufkes aux Pays-Bas. Mais pour arriver jusque-là, il faut affronter 3 crevaisons, dont deux de Mic. A raison de 8 minutes par crevaisons, le temps passe, mais cela permet de faire ce qu’on ne peut pas faire en roulant : Manger, faire pipi, faire des photos, se curer le nez, etc… Sur ce 1er tronçon, j’en profite pour montrer que j’existe en menant le groupe une bonne trentaine de km. Comme c’est toujours tout plat, la vitesse de croisière du groupe est de 30 km/h. Vitesse TGV pour Jose Maria, qui brosse les pauses crevaisons avec Antonio et André.

Après 103 km, nous arrivons enfin à Buflkes à 8h20, où une boulangerie locale nous accueillera les bras ouvert. Il faut vraiment avoir faim, pour manger de la pâtisserie hollandaise, beaucoup trop sucrée. Je goutte quand même un Appelflap qui se différentie de notre chausson aux pommes bien connu, par tous ses morceaux de sucres ajouter tout autour de lui. Mais cela reste pas mal.

La ½ heure de pause réglementaire terminée, nous repartons, mais pas longtemps. André fait son intéressant en crevant à son tour. Pendant qu’ils réparent, nous regardons passer les trains jaunes et bleus…

Mais il fait froid. Tous ces arrêts ont raison de ma volonté de ne pas mettre trop de couches de vêtement. 9°c qui monteront péniblement à 11°c en début d’après-midi, le tout avec un vent de face assez glaçant. Donc 4 couches dont deux de coupe-vent. Et c’est Patrice qui rigole… Lui qui avant roulait avec 5 couches à 20°c, n’en a plus que 3.

Maintenant nous allons suivre la Waal jusque Nijmegen (le Nimègue du Pont trop loin) où se trouvera le 2ème contrôle après 175 km. La Wall, c’est «  une rivière néerlandaise qui fait partie du delta du Rhin. Le bras principal du Rhin (pour être précis, à cet endroit, le Canal de Bijland) se sépare en deux près de Pannerden. Le Waal forme le défluent méridional, qui coule vers l'ouest à partir de Pannerden. Le bras septentrional est formé par le Canal de Pannerden (suivi du Rhin inférieur puis du Lek). Le Waal est le plus important des deux pour la navigation fluviale. »

Nous traversons la Waal un peu après Wamel. Mais ensuite, les frères Vanmarsenille ont décidé de mener le groupe, vent de face. Sans doute un peu trop rapidement pour certains, ce qui fait qu’il ne reste plus beaucoup de monde pour arriver à Nijmegen à 11h30, où nous retraversons encore une fois la Waal. Nous nous arrêtons au Kiosk/Café du HunnerPark où nous retrouvons Jan Geert qui nous attendait (ce samedi, il roule en voiture).

Maintenant, nous allons suivre le Rhin, direction Alpen. Il va falloir gérer le groupe pour ne pas arriver trop tôt.

La piste cyclable allemande, n’est pas la piste cyclable hollandaise. Par ses trous, bosses et fosses, elle fait plus penser à une piste cyclable belge. C’est sur cette piste le long du Rhin, que Mic et ses copains se sont cassés la figure et leurs vélos, l’année passée, après que l’un deux ait chuté en faisant des photos sans les mains.

Mais avant d’arriver à Alpen, la 1ère montée de la journée arrive. Une bête montée (altitude 40 mètres), après 235 km, c’est comme s’il fallait monter l’Alpe d’Huez. Le groupe explose encore une fois. Mais Alpen est là, et son comité d’accueil aussi. Il est 14h45 (mieux qu’un train suisse) et nous avons fait 243 km. Nous sommes, telles des vedettes, assaillis par les paparazzis locaux. Les allemands qui pensent que tout le monde parle leur langues nous posent des questions. Patrice le polyglotte se débrouille. Nous recevons un jeton pour aller boire et manger à la fête foraine locale. Comme mon allemand est resté à l’école, tout ce que je comprends dans ce que je peux manger est une « Currywurst ». J’en prends donc une sans curry, et je me demande comment je vais encore pouvoir rouler après avoir ingurgité tout ça. La Currywurst c’est : « La Currywurst (« saucisse au curry ») est une spécialité berlinoise, mais qui se déguste à travers toute l'Allemagne, consistant en un consommé de saucisses (Brühwurst) dans la variante berlinoise ou une crépinette (Bratwurst) dans la variante de la Ruhr, rôti(e) ou frit(e), qui est souvent chaumé(e). Elle est servie traditionnellement coupée en petits morceaux, accompagnée d'une sauce composée de ketchup ou de concentré de tomates, de sauce Worcestershire et de poudre de cari. Soit dans un petit pain (brötchen) (note de moi : c’est ce que j’ai mangé), soit avec une garniture habituelle de frites, présentée dans une petite barquette, elle se mange en général debout, dans un Stehcafé (« café-debout », sans chaise et ouvert sur la rue). »

Et c’est maintenant l’ouverture du tonneau devant le vélo de Patrice (mais pourquoi son vélo ???). Tonneau de bière (of course). Comme on ne peut pas refuser cet honneur, nous goutons donc à la bière locale (heureusement pas forte). Après avoir reçu le pins souvenir, et pausé pour la dernière photo (avec une jolie photographe) à paraître dans la presse locale, nous prenons congé de nos hôtes, pour attaquer directement, après nos 40 minutes de pause, la seconde (2ème et dernière) côte de la journée. Ma wurst me fait l’effet de la soupe chez Patrice : la digestion est difficile, et mon estomac se révolte un peu.

En haut de la côte nous attendons tout le monde, pour continuer groupé. André est toujours avec nous, mais il va bientôt nous laisser partir, pour pouvoir rouler plus lentement.

Comme ce 4ème relais est un peu long (90 km), Jan nous attends à mi-chemin avec des bananes.

Nous retournons aux Pays-Bas où nous traversons Venlo, assez grande ville, avec un centre touristique qui n’a pas l’air inintéressant. Mais ce sont des zigs et des zags dans tous les sens, avec des passages sous et au-dessus des trains, ainsi que la traversée de la Meuse, un peu maigrichonne face au Rhin.

La route est longue et les kilomètres n’ont plus l’air d’avancer. Patrice hurle : « J’AI FAIM !!! » et il s’arrête. Le groupe continuera sans lui. Il n’a pas voulu de wurst à Alpen, il le paye maintenant,  moi, j’en ai fini avec mon dernier renvoi.

Nous arrivons enfin à Weert après 332 km, il est 18h50. Pour une raison que j’ignore la réserve de morceaux de tartes du café/resto « De Sluis » est dévalisée par des randonneurs affamés. Patrice arrive quand nous partons, il va finir tranquillement.

Nous nous allons continuer toujours à du 30 km/h, le long du canal qui va jusque Herentals. C’est interminable. En plus le soleil est enfin apparu, mais il est face à nous. Comme il est fort bas, nous sommes éblouis pour rouler sur le chemin de halage. C’est un peu dangereux en groupe.

Une dernière crevaison nous arrête encore. Le temps de la réparation, une nuée de moustiques affamés ont décidé de nous attaquer. Quelques piqures plus tard, nous repartons pour terminer ce BRM.

Nous finissons dans le noir, après 406 km, il est 22h10. Ce BRM a été fait en 18h10 dont 14h50 sur le vélo. Un BRM même s’il est assez facile comme celui-ci (c’est tout plat), est toujours très éprouvant. Je n’ai pas assez dormi, les muscles endoloris et quelques endroits sensibles ont forts soufferts.

Mais c’était un beau parcours. Ce qui m’avait attiré sur ce BRM, est qu’il allait vers des régions que je ne connaissais pas du tout. Voilà, j’ai vu. Et j’ai rencontré des gens très sympas en Allemagne, toujours prêts à faire la fête et qui ont une jolie photographe.

Quand à Patrice, il est arrivé avec son phare de voiture vers 10h40, tranquillement via la route, et non via la piste cyclable qui traversait les champs pour arriver à Morkhoven.

André, quelques kms après Alpen, a préféré reprendre son tempo « normal » et a continué seul. Il est rentré à 23 h 50, ce qui n'est pas mal pour 400 kms. Cette grosse sortie lui redonne le moral pour la suite, la forme revient avec les kilomètres parcourus.


18-05-2013 BRM 400 Herentals


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Le parcours:

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Samedi 11/05/2013 : Le BRM 300 de Tournai

Par Alain Darville

Je me demandais comment Patrice avait récupéré de son BRM 400 km d’Ostende. D’après lui, très bien, il n’était même plus fatigué. Avec ses qualités de récupération, il est mur pour un 1200 km.

Mais sa mise en route est toujours aussi laborieuse. Le groupe démarre à 6h pile, et Patrice commence à boire son café. Comme il lui faut encore du temps pour mettre son compteur et son GPS, le groupe est loin quand on démarre avec Yves Wilmart. Le groupe est composé des habituels randonneurs dont Antonio Moreno, Jose Maria Garcia, ainsi que des locaux Daniel Cauchie et Michel Cordier.  

Yves reste avec nous une dizaine de kilomètres, mais comme notre rythme lui semble un peu lent, il part sans nous.

Le chemin de halage, le long du Canal Peronnes-Blaton-Nimy , n’est pas en bon état, le revêtement demande beaucoup d’efforts pour avancer. Le groupe apparait au loin, Patrice fait l’effort pour le rejoindre, moi je fais un effort modéré, je le rejoindrais bien à un moment donné. Sauf qu’au détour d’une écluse, le groupe et Patrice ont disparu. Je continue à suivre la trace GPS le long du Canal, mais je me doute bien, que le groupe a pris la route à Blaton. Comme sur le GPS, la distance sur la route à l’air d’être plus courte que de continuer sur le chemin de halage pourri, je pense qu’ils sont loin devant moi.

Mais comme il commençait à pleuvoir, Patrice me dira plus tard, qu’ils se sont arrêtés en dessous d’un pont pour mettre les impairs. Comme il parait que le groupe est reparti de façon désordonnées, il semble qu’André ait dit : « De mon temps, cela ne se passait pas comme ça, tout le monde attendait pour repartir que chacun soit prêt ».

Pendant ce temps, je me suis lancé dans une chasse patate, d’un groupe qui se trouvait derrière moi. A force d’avancer, de reprendre quelques solitaires, je me suis finalement bien douté que j’étais devant, mais j’attendrai à Maroilles, au chaud, plutôt que dans le vent et la pluie.

Petit arrêt photos à Bavay, pour ses ruines du forum Gallo-Romain : « L'importance de la ville de Bavay (Bagacum dans l'Antiquité), son rôle économique et stratégique durant le Haut-Empire est attestée par les ruines spectaculaires du plus imposant forum de la Gaule (près de trois hectares). Le plan initial est celui d'un forum tripartite clos, très répandu dans la seconde moitié du 1er siècle. Il a été conservé tout au long des réaménagements de la cité ».

J’arrive à 9h10 à Maroilles, Kristof Allegaert sort d’une boulangerie, et moi je suis le 1er dans le bar-tabac. Le groupe est donc bien derrière. Enfin, le groupe, de la façon dont il arrive, en ordre dispersé, il ne devait plus ressembler à un groupe depuis longtemps. Le bar-tabagiste ne sait plus où donner de la tête, chacun arrivant au compte-goutte, et finalement Patrice est là.

Quand nous repartons, j’ai eu le temps de me refroidir depuis longtemps. Comme en plus il recommence à pleuvoir, je suis gelé. Je sais bien que nous sommes dans la période des Saints de Glace, mais au mois de Mai, j’espérais un peu plus que 9°c à 9h40 du matin.

Cette partie du parcours est certainement la plus belle. Nous traversons une région vallonnée, à vélo c’est assez dur, la route monte et descend sans arrêt, mais les paysages sont superbes, surtout que le colza est en fleur et ce sont d’immenses étendues jaunes qui s’offrent à nos yeux. Jusque Marly-Gomont, nous suivons la même route que celle de notre BRM 300 km. Patrice ne reconnait rien, trop occupé à repérer les trous dans les routes. Mais nous ne sommes plus en Belgique, les routes n’ont plus de trous, même si le revêtement granuleux, n’aide pas à avancer rapidement. Mon GPS subit tellement de vibrations qu’il s’éteint d’épuisement de temps en temps. Nous faisons une pause à Marly-Gomont, Patrice doit changer les piles de son GPS. Après quelques jurons, c’est fait, le GPS est emballé, nous pouvons repartir.

Un peu avant d’arriver à Crésy-sur Serre, 2ème contrôle, Patrice s’arrête encore une fois et crie : « MES PILES !!! ». Heu, son moteur est plat ? En fait, il doit absolument changer les piles de son GPS. Il reste 7 km, est-ce que le GPS ne tiendra pas encore 7 malheureux petits kilomètres ? Il faut croire que non, 4 min, d’arrêt, avant d’attaquer la longue descente jusque Crésy-sur-Serre. Il est donc 12h15 au km 137 quand nous arrivons à Crésy-Sur-Serre, village sans café, ni bar-tabac. Il y a bien un bar-tabac, mais celui-ci est fermé, et il ne fait réellement que libraire-tabac. C’est chez un fleuriste que nous mettons notre tampon (cachet en belge).

Mais nous n’avons pas pu faire le ravitaillement en eau. C’est l’occasion pour Patrice de sortir une canette d’Ice Tea qui a déjà fait plusieurs fois le tour du monde (en kilométrage) dans son sac à dos.

Le retour va être épique. Je pensais que le vent serait dans le dos. Mais non, il est de face, C’est un vent d’Ouest, qui souffle comme à la mer. Les côtes sont montées à 10 km/h, les descentes sont dévalées à 20 km/h en poussant comme des fous sur les pédales. A ce rythme, nous serons à minuit à Tournai. Pendant 30 km, nous tenons ce rythme endiablé, jusque Regny, ou la route part à droite, et le vent sera enfin latéral jusque Biastre où il redeviendra plein face.

Mais à Le Cateau –Cambrésis (km 197) après avoir tracé à du 30 km/h pendant un bout de temps, Patrice hurle, « J’AI SOIF!!!! ». Heu, oui, moi aussi, et j’ai même faim (pour info). Mais il reste 17 km pour arriver au 3ème contrôle, on tiendra bien jusque-là. Mais Patrice disparait, il ne pense plus qu’à boire. Comme je ne sais pas où il est parti, je l’attends un peu, et puis je continue, seul, jusque Carrières. Mais c’est dur, le vent de face rend ces 17 km, longs, ça n’en finit pas. Enfin j’y suis, il est 16h, mais il y a une fête foraine. Ce village, d’habitude désert, est en fait peuplé d’un tas de gens, qui, entre-autre, squattent le bar-tabac local. On ne sait même pas se reposer un peu (dans la fumée de cigarettes). Les pleins faits, je continue, vent toujours de face, jusqu’Arleux (4ème contrôle) au km 242, il est 17h20.

Maintenant, c’est direction Tournai. Il reste 60km, le vent est dans le dos, je peux enfin mettre du braquet pour rentrer. Comme le dernier contrôle de Lamain est supprimé, je ne m’arrête pas au café. Mais en fait, on pouvait rentrer à Tournai par la grand-route. 6 km de trop… 303 km au compteur en 13h40, il est 19h40 quand ce BRM prend fin. C’est vraiment fatigué que je finis ce BRM. Le vent y est pour beaucoup, trop de kilomètres ont été passés à lutter contre lui pour avancer. Et dire qu’André ne veut plus aller à la mer pour ne pas subir ce vent.

Kristof est déjà là depuis longtemps. Guy Roefs et Marcel Fieremans arrivent un peu après. Il semble que Stefan Beirincks (le fils de Louis) ait cassé son pédalier.

Enfin Patrice arrive, en plein forme, même pas fatigué après ses 700 km en 3 jours, prêt à repartir pour un nouveau BRM. Toute sa collection de batteries y est passée pour son GPS. Et dire qu’avec mon GPS d’ancienne technologie, seules deux batteries ont suffi pour faire 300 km et encore elles ne sont mêmes pas encore déchargées.

 

11-05-2013 BRM 300 Tournai

Lien vers le site d'André Tignon

Lien vers le site de Daniel Cauchie

Lien vers le site de Chemagguia


Le parcours:

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Jeudi 09/05/2013 : Le BRM 400 d’Ostende
Par Patrice Martin

Mission accomplie, 400 km d'Oostende roulé.

250 km avec le groupe puis j'ai décroché, le reste seul ... même pas mort.

Lors d'une habituelle hésitation de parcours, un morceau du groupe part à droite, l'autre à gauche et dans l'hésitation et le demi-tour presque sur place et à l'arrêt, Mic a  chuté mal à la cheville gauche. ... Plus tard il montrera sa cheville gonflée et bleue (hématome ...probablement un froissement voire une - petite ? - déchirure musculaire).  Il continuera cependant jusqu'au bout.  La photo de la cheville se trouvera sur le site de jefke06 (Geert Lammens de Schellebelle qui était là aussi).

Il y avait 8 participants. 

Comme j'ai décroché du groupe, je suis arrivé après le dernier train (22h50), j'ai dû attendre 3h54, pas d'hôtel, dehors il fait froid, la gare est fermée, finalement j'ai trouvé un café (non pas un bordel Alain, ils sont peut-être ouverts mais ce n'est pas dans mon budget en plus j'étais fatigué) mais c'était un café où on fumait ! ! ! j'ai donc été enfumé, au chaud, d'environ minuit à 3h30 ! ! !

Lien vers le site de Geert Lammens

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Jeudi 09/05/2013 : Les Boucles de la Senne
Par Alain Darville

Ce parcours porte bien son nom, il est tortueux à souhait. Pas intérêt à rater une des nombreuses flèches (cela ne doit déjà pas être coton de le faire, ce fléchage) sinon on est parti quelque part dans le Pajottenland.

Les Bianchis faisant une pause, Jean-Louis est venu voir ce qu’on faisait.  On roule !!

Daniel est là avec Eric II, mais cette fois-ci, il le tient en laisse. Benoît, on ne voit plus que lui avec ses « fingers in de neuze », André est un peu égaré dans des brevets aux distances ridiculement petites pour lui, Marc se demande s’il devra encore jouer aux anges gardiens, Pierre est toujours à la recherche de sa forme qui roule plus vite que lui et Eric est pressé d’aller sauver de la noyade sa fille, c’est pourquoi il roulera lentement aujourd’hui. Et moi, je me rends compte en le prenant que mon vélo est victime d’une hernie pneumatique. Mon vélo BRMique fera l’affaire.

Club un peu bizarre, mais c’est ce qui fait son charme.

Donc nous partons, mais comme c’est un brevet aussi tortueux que montagneux, Benoît est le premier à nous dire au-revoir dans la longue montée vers Beersel. Nous formons un petit groupe avec quelques autres cyclos et l’allure suit un bon tempo. Eric disparait et réapparait, son pédalier avant réparé recommence sa crise de dimanche passé.

Au km 32, un magnifique clou perdu en pleine campagne est attiré par mon pneu arrière. Je ne compte plus les crevaisons cette année, et chaque fois c’est tout un cinéma pour réparer.

Tout le monde s’arrête et attend, même Eric nous rejoint, tandis que Marc a disparu. Tout va bien jusqu’au moment où il faut enlever la pompe de la pipette. C’est le coup de foudre pour ces deux-là, ils ne veulent plus se quitter. Il faut tout recommencer. Eric prend les choses en mains, et pince ma 2ème chambre à air entre le pneu et la roue. On remet la 1ère après avoir revissé la pipette. Cette fois-ci c’est bon avec une autre pompe. Pendant ce temps, nos compagnons de route voyant les heures défiler, ont demander la permission de sauter dans un groupe qui passait.

Nous sommes repartis à trois, mais Eric ne veut décidément pas rouler avec nous, il s’arrête sans raison avec un sourire malicieux sur son visage. On ne le reverra plus. Comme je n’ai plus de chambres à airs, je n’ai plus intérêt à crever, ou alors je dois rester avec Jean-Louis.

Je continue donc avec Jean-Louis qui est en pleine forme, la moyenne ne fait qu’augmenter, les côtes sont avalées ainsi que quelques rares cyclos perdus dans l’immensité pajottenlandique.

Le retour se fait encore plus rapidement, le vent est dans le dos. Le contrôle/ravito est à Herfelingen après 63 km. Les 91 km du parcours ont été avalés en un peu plus de 3 heures, musculation des bras non comprise. Et moi qui voulait rouler relax, pour ne pas arriver trop fatigué au BRM 300 km de Tournai, ce samedi. C’est raté, mais comme Patrice est occupé à faire un 400 km à la mer, il sera encore plus fatigué que moi... No comment.

 

09-05-2013 Drogenbos


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Dimanche 05/05/2013 : La Route des Châteaux
Par Alain Darville

Chaque année nous venons à ce brevet, sans doute un des plus dur autour de la région bruxelloise. Ce n’est pas un BAD, mais pour moi, il pourrait l’être tellement le dénivelé est important. Comme depuis plusieurs semaines, il fait beau (en Belgique tout se paye, donc je m’attends à une longue période pluvieuse), il y a du monde. Les principaux clubs bruxellois sont là en nombre, et nous aussi : 11 partants sont venus souffrir sur les routes en partant de Linkebeek.

Sont présents : Michel, Marc, Eric, Benoit, Jean-Paul, Pierre, Freddy, Jos, Daniel et son petit-fils Eric et moi.

Nous partons ensemble, mais nous ne continuons pas longtemps ensemble. Après 100 m, une grosse montée fait déjà la sélection. Benoit nous montre bien comment monter les côtes « fingers in the nose », mais visiblement il tient à faire un bout de chemin avec son copain Michel.

Donc deux groupes se forment, et nous partons Eric et moi avec Marc, Freddy et Eric II. Eric II doit en être à une de ses 1ère sorties avec les pros du pot, et pourtant il ne se débrouille pas trop mal, malgré le handicap des souliers de ville sur des pédales plates (mais bon, il parait qu’il grandit encore, et on verra quand ses pieds se seront stabilisés. Comme il ne fait que du 47 actuellement, je ne sais pas trop où il trouvera encore des chaussures de cycliste, mais c’est une autre histoire).

Le Bois de Hal sera traversé via un chemin inhabituel, le parcours ayant quelque peu changé par rapport aux éditions précédentes.

Nous roulons 20 km ensemble, avant la séparation du 80/100 km. Eric et moi nous partons sur le 100, Marc et Freddy seront les anges gardiens d’Eric II.

Eric et moi, cela commence à faire vieux couple. Depuis quelques sorties nous nous retrouvons. Comme je n’ai presque rien fait ce samedi, je peux rouler en lâchant les gaz (pas des gaz), et nous nous relayons efficacement pendant de nombreux kilomètres. Lillois, Vieux Genappe, Obaix-Buzet sont passés, mais Eric a un petit problème. Quand il relance sa chaine ne veut pas et elle saute automatiquement. Un crack-kling-krrr est chaque fois ponctué d’un juron de charretier bruxellois. Heureusement comme il parvient à la remettre en roulant il ne faut pas trop s’arrêter pour y chipoter.

Au km 60, c’est le ravitaillement (l’unique) à Ronquières. Une banane et un verre de grenadine plus tard, nous sommes repartis, le temps de voir la solidarité dans un autre club, où on ne s’attend pas beaucoup non plus.

Et c’est la grosse côte pour passer le Bois de la Houssière. Au km 72, nous reprenons (dépassons dans une côte) le 3ème groupe (Jos, Benoit, Jean-Paul, Daniel) sur le 80 km. Au km 80, c’est le 2ème groupe qui est repris (Freddy, Marc et Eric II). Eux ont eu quelques petits soucis avec Eric II. Eric II qui a crevé sans rien dire. Comme il n’avait rien pour réparer, il attendait sagement sur un pont d’autoroute son papy. Freddy et Marc ont dû faire demi-tour pour le rechercher et l’aider à réparer.

Mais un peu plus loin, c’est moi qui crève dans un des nombreux trous de la route. En fait, je n’avais pas trop le choix, c’était un frontal avec une voiture ou essayer de sauter au-dessus d’un grand trou dans l’asphalte. Raté, le pneu arrière est crevé. Eric et moi, nous réparons asap, juste le temps de se faire rejoindre par le groupe 3. Le groupe 2 est déjà loin, nous les reprendrons dans la montée de Beersel , un peu dur pour quelques présomptueux et pour Eric II que nous dépassons complètement asphyxié et à l’arrêt.

Le brevet est fini en compagnie de Marc.

Une petite Grisette nous attend à l’arrivée. C’était un parcours assez dur mais très joli, avec un fléchage impeccable, il y a juste les châteaux que j’ai ratés.

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Samedi 04/05/2013 : De Kinderdijk
Par Patrice Martin

Le BRM 300 km de Herentals.

04-05-2013 BRM 300 Herentals

Lien vers le blog de Chemagguia

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Mercredi 01/05/2013 : Un 300 à Oostende avec des cracs.
Par Patrice Martin

Parti la veille, j'ai logé à l'auberge de « jeunesse » De Ploate Langestraat Oostende. Une auberge « vélos admis », comme c'est rare, cela vaut la peine de le signaler. Comme je pars tôt, j'ai demandé un petit-déjeuner à emporter (une pomme, six tartines de pain demi-gris, deux petits « grany » et deux petites boîtes de jus). J'ai même pu mettre mon vélo dans ma chambre, que demande de plus le randonneur ? ... Pratiquement rien.

Le matin un petit stress mon GPS m'ennuie et refuse de me conduire à l'endroit du départ, bien que le trajet, déjà réalisé, soit enregistré ! ! ! Grrrrrrrrr.

Finalement cela fonctionne et je m'y retrouve et j'arrive au départ, je m'inscris et après avoir salué quelques habitués et vu André et José-Maria (ami de Jos) de l'autre côté de la route, les différents groupes s'élancent et je pars presque dernier, seul Yves Wilmart est encore là, mais il veut aller aux toilettes avant de s'élancer. Je me lance à la poursuite du groupe Mic (Cammertijn), Marcel (Fieremans), Etienne (Bundervoet, Luc (Palmkoeck), Guy (Roefs), etc ... J'ai failli oublier Bart (Verhoeven) et son vélo couché « rowing-bike », remis de son « combat » avec un tracteur.

Dans d'autres circonstances, je ne saurais les rattraper mais comme le vent est favorable, sur le plat, je peux atteindre les 30, 35 km/h et même un peu plus. Je rejoins le groupe quelques kilomètres plus loin. Je m'aperçois qu'il y a aussi Kristof (Allegaert) et quelques locaux, moins connus mais pas moins rapides. Après 25 (?) km, Kristof a des fourmis dans les jambes et il accélère, nous essayons de suivre et un groupe se détache, cela va trop vite et je décroche, quand cela va trop vite, je ne m'accroche pas, je préfère rester à « mon aise », Kristof, Etienne et deux autres « castards » s'éloignent. Etienne, qui n'avait pas remarqué que le groupe s'était scindé, stoppera son effort, je le rejoins et le groupe des « habitués » se reforme, le groupe de Kristof sera perdu de vue à jamais (en tout cas pour moi). Le premier contrôle se trouve à près de 90 km, pour trouver un établissement ouvert, vu le départ matinal (6h) et le premier mai, jour de fête. Mais pour moi c'est trop loin, au kilomètre 69, je m'arrête pour uriner (oui, depuis que je m'habille moins, je sue moins mais je dois uriner, ... c'est nouveau pour moi) et j'en profite pour manger une banane. Koen (De Clercq?) me rejoins au moment où je me remets en route et nous poursuivons notre route. Le groupe se reforme au premier contrôle. Avec l'aide du vent ... la moyenne est de 30,5 km / h ! ! !

Nous repartons vers Bourthes, second contrôle à environ 132 km. Là encore le vent sera notre allié et notre moyenne ne s'atténuera qu'un peu. Lors du contrôle, un de mes verres de lunette tombe dans mon sac alors que je « pêche » une banane. Zut, mes lunettes se démontent et la petite vis qui referme le cercle qui enserre le verre est introuvable. Heureusement, cela ne s'est pas passé en roulant, le verre aurait pu se casser, mais je suis sans lunettes. Marcel se propose de me prêter une paire de lunettes de protection, je refuse, mais comme il insiste, finalement j'accepte mais lui dis que je les lui rendrai lors d'un prochain contrôle (où le vent tournera) pour qu'il ne doive pas attendre l'escargot que je suis dans les montées et contre le vent. Le groupe reste assez groupé jusqu'au contrôle suivant, à environ 163 km, et j'aurai l'occasion de me rendre compte de l'efficacité de telles lunettes. Le troisième contrôle Boulogne Saint-Martin (le bien nommé) se trouve déjà en hauteur et c'est dur dur d'y arriver. On sent que c'est bientôt la fin de la rigolade. Prochain contrôle « seulement » dans 23 km, .... mais quels kilomètres, montées descentes, remontées et redescentes et ... tout cela avec un vent défavorable ! ! ! Purée ! ! ! on est content d'arriver à Wissant. L'établissement est le même mais le patron a changé, c'est une patronne. Environ 186 km sont parcourus et le vent ne faiblira plus avant ... la fin. Etienne à un problème avec son vélo et demande de l'aide à Marcel, Mic est plus loin et démarre, finalement le groupe s'arrêtera un peu plus loin car Etienne et Marcel ne reviennent pas.  Mic me donnera mon "bon de sortie" puisque je ne suis pas rapide ni en montée, ni contre le vent.  Je resterai seul à l'avant jusqu’au kilomètre 205 environ. Tel un VIP, je serais entouré d'une garde rapprochée (Marcel, Mic, Luc) qui me protègeront du vent le plus possible. Quels cracs ! ! ! Mais malgré tous leurs efforts, je décroche et je ne les rejoins, ou plutôt ils m'ont attendu, au dernier contrôle à environ 40km de la fin. Comme je lui proposais à plusieurs contrôles de lui rendre ses lunettes cyclistes qu'il avait eu l'amabilité de me prêter, à ce dernier contrôle, Marcel va les accepter. Et le groupe repart pendant que je reprends des forces. Julien, l'organisateur, nous avait accompagné en voiture et nous suivait / précédait de contrôle en contrôle.

Je repars seul et je me battrais contre le vent les 40 derniers kilomètres, je verrai Bart Verhoeven (rowing-bike) de l'autre côté de l'eau, moi sur une voie le long de l'eau, lui sur une nationale.

Le conducteur anglais d'une camionnette me demande, de derrière son volant (pas le même côté que nos volants à nous), la route pour Ostend, je lui dis que j'y vais, et il me suis plusieurs centaines de mètres, il me demande si je suis sûr du chemin, je lui réponds que oui mais que je dois suivre ma trace. Je n'étais pas à mon aise avec un véhicule qui me frôle ainsi pendant plusieurs centaines de mètres (si je tombe sous ses roues, c'en est fait de moi ! ! ! ). Finalement je ne m'en débarrasserai qu'à la rotonde à Nieuwport où j'emprunte les pistes cyclables, là il ne peut me suivre, il ne me dépassera que quelques kilomètres plus loin. J'arrive à l'établissement De Ton à 20h50. Guy Roefs me saluera avant de reprendre sa voiture et moi je me rends à la gare pour reprendre le train pour Bruxelles. 21H43 à Oostende, vers 23h15 à Bruxelles.

 

01-05-2013 BRM 300 Ostende



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Mercredi 01/05/2013 : La Hulpe

Par Alain Darville

Ce mercredi, nous allons faire un petit 90 km à La Hulpe. Nous c’est Eric, Freddy et moi. Freddy pensait faire un 70, est venu pour un 80 qui n’existait pas, s’est donc inscrit sur le 90 pour finir sur le 120 qui en faisait en fait 109. Ouf…

Pas certain de pouvoir rouler (boulot), je suis venu quand même en me préparant à un retour asap chez moi. Mais tout c’est bien passé…

A 8 heures nous partons donc en trio faire ce 90 km. Thierry, un individuel un peu fou (il a fait Liège-Bastogne-Liège samedi, 270 km et + de 4000 m de dénivelé) voulait nous accompagner mais comme nous ne faisions pas encore (à ce moment) le 120, il est parti sans nous.

Mais nous partons vent de face. Comme nous ratons une flèche, le temps de faire demi-tour, ça tombait bien, un groupe arrivait. Mais suivre des groupes, c’est bien, surtout quand ils ne suivent pas le parcours ou qu’ils font le 120 km et que nous les suivons bêtement.

Mais l’avantage du groupe, c’est que nous roulons à plus de 30 km/h vent de face, sans se fatiguer. Et Freddy avec son entrainement rikiki, suit sans problème.

Le 1er ravito arrive après seulement 35 km à Bauvechin, pas encore faim, ni soif, mais puisque le ravito est là… On s’arrête donc, le temps d’attendre le départ d’un nouveau groupe qui roule sous un bon tempo.

A un carrefour, j’ai cru voir indiqué 120 km, mais comme personne ne réagissait, je n’ai rien dit, en fait, nous partions bien sur le 120 km direction Jodogne et Bomal, mais à partir du km 60, Freddy commençait à avoir une baisse de régime dans une longue montée, Eric et moi, nous l’attendons, et nous continuons à trois. Mais maintenant ce sera vent dans le dos presque tout le temps, je suis revenu en roue libre… Parce qu’à partir du 2ème ravito (km 75 Sart Risbart), c’est maintenant Eric qui se sent mal. Lui qui m’avait tiré tout le temps sur le 105 km de Nivelles, ce dimanche, est aussi en panne. Nous avançons tranquillement, j’attends en haut des côtes. Nous dépassons Antonio (BRMiste en rééducation). Pensée pour Patrice parti faire le 300 km d’Ostende-Boulogne-sur -Mer avec un retour vent de face…

Nous arrivons avec 109 km au compteur. Sans me forcer, en attendant régulièrement Freddy et Eric, j’ai quand même 28 km/h de moyenne au compteur. C’est donc un parcours assez facile surtout quand on peut profiter de l’aspiration des groupes. Mais les routes sont dans un état catastrophique, des dizaines de cyclos, le long du parcours, ont crevé leur chambre à air dans les nombreux trous des routes. Nous avons eu de la chance, en arrivant à éviter les gros trous, en zigzagant ou en sautant au-dessus.

A l’arrivée, nous retrouvons Jos, qui a fait 70 km. Le groupe de Fabien avec ses BBB est aussi là.

15:58 Publié dans mai-2013 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |