08/09/2013

Sorties Septembre 2013

Dimanche 29/09/2013 : Le dernier BRM
Par Alain Darville

Cette fois c’est le dernier. Le dernier BRM de la saison et c’est un BRM 200 km. Il devait avoir lieu au mois de mars, mais la neige l’a fait reporter à ce dimanche. Ça m’arrange, je n’aurais pas pu faire celui de mars.

Ternat n’est pas loin de Bruxelles, je n’ai pas dû me lever trop tôt cette fois-ci surtout que le départ se fera après 8h du matin. Patrice est bien sur là, il doit montrer fièrement son titre de Randonneur de l’année 2013, le classement sera bientôt publié officiellement. C’est une première pour le petit club de l’Aurore-Cyclo, André s’en est souvent rapproché sans jamais l’atteindre. André qui est absent.

Le parcours sera Ternat-Sluis (aux Pays-Bas). Parcours facile et tout plat, avec le vent dans le dos pour partir. Le départ se fait un peu de manière chaotique,  chacun partant au compte goute pour que le groupe se forme enfin après quelques kilomètres. Les randonneurs habituels sont là sauf Mic.

Ce BRM est organisé par Daniël de Nijs avec le soutien de Robert Luyckx.

Thierry, le cyclo solitaire avec qui je roule de temps en temps (rarement) est là. Mais visiblement l’allure pas très rapide du groupe ne lui convient pas du tout. Il ne faut longtemps pour qu’il s’en aille seul. Mais comme il se trompe souvent, c’est seulement après sa 4ème envolée qu’il disparaitra définitivement.

Après 25 km nous nous arrêtons chez Marcel Fieremans pour rencontrer toute sa famille, boire un café et manger un morceau de cake. C’est très sympathique de sa part même si sa cuisine était un peu petite pour accueillir le groupe fort d’une grosse vingtaine de cyclos.

Nous repartons sur le même tempo. Tempo vraiment lent, j’ai parfois envie de dormir sur le vélo, malgré le fait qu’il faut rester concentrer en permanence pour éviter les trous et le cyclo devant soit en cas de freinage un peu appuyé.

Nous traversons Gand, pour un Xième parcours à travers la ville. C’est intéressant pour moi qui suis toujours à la recherche de la traversée la plus efficace de la ville lors d’une flèche.

Ensuite nous partons vers Sluis, mais à Sluis il y a toujours du monde, et pour recevoir une bande comme la nôtre, c’est un peu difficile. Nous longeons donc le canal vers Damme et nous nous arrêtons dans un café tenu par une dame bien sympa qui est toute en affaire avec ses cocas vendu au prix de 1,77 € (surtout pour rendre la monnaie).

Après ce 1er ravito, l’allure augmente sensiblement. Nous avons perdu dans l’aventure Daniel Cauchie qui visiblement n’est pas reparti avec nous.

Le parcours champêtre est un peu tortueux, les freins et les jantes sont mis à contribution entre chaque relance. Antonio en profite pour crever un pneu, sous l’œil attentifs de veaux qui voulaient jouer avec nous.

Vent de face, quelques cyclos du groupe ont fait un gros travail, moi, ça m’arrange, je ne me fatigue pas trop tout en roulant à une allure correcte.

Le 2ème ravito se fait dans une boulangerie à Sint-Martens-Leerne. Celle-ci est dévalisée en boissons et pâtisseries. Il fait un chaud et je suis trop habillé. Pas facile de partir à 10°c pour se retrouver à 22°c l’après-midi.

Mais après Sint-Martens-Leerne le parcours plat est terminé. Cela va commencer à monter, même si ce sont souvent de longs faux-plats. Patrice en profite pour disparaitre à la 1ère grosse montée.

L’allure ne faiblissant pas, le groupe perd quelques éléments.

Les 212 km sont finis vers 17h30. C’était un beau parcours, même si les routes empruntées étaient parfois un peu limite pour un groupe (étroites et parfois avec des trous). Mais à mon avis, c’est le cas de toutes les routes dès qu’on quitte les grands axes.

29-09-2013 BRM 200 Ternat

 

Lien vers le site de Daniel Cauchie

 

______________________________________________________________________________________________________

Samedi 21/09/2013 : Le BRM 200 de Lier
Par Alain Darville

C’est l’avant dernier BRM de la saison, Patrice qui a gagné le classement général est en roue libre, mais aujourd’hui, il va souffrir. Pas par le parcours, qui est plat, même pas 200 m de dénivelé, mais à cause de moi.

Nous sommes donc partis à deux, un peu après 9h, nous avons 1h et demi de retard à cause d’une barrière de chantier qui a attaqué ma voiture. Le temps de faire les palabres et le constat, tout le monde est parti. Nos cartes BRMs nous attendent et nous partons avec le GPS. Si on avait eu le parcours sur feuille de route, on y serait encore.

Cela ne va donc pas chômer. Le tempo est assez élevé, tant que Patrice suit, ou même mieux trace devant, j’en profite. Dès qu’il fait mine de ralentir, j’essaye de garder le rythme.

A peine ralenti par un pont en réparation sur le Canal Albert, pont passé à pied, nous reprenons notre marche en avant de plus belle.

11h30, nous sommes à Bergeik, au 1er contrôle (km 66), nous saluons Louis Beirinckx, qui dîne.

Aux Pays-Bas, il faut redoubler de prudence aux carrefours pour ne pas finir à l’hôpital, les hollandais ne freinant jamais, s’ils ont priorité. On avance toujours, Patrice suit, mais le vent est depuis le départ dans le dos.

Le 2ème contrôle est à l’Abbaye Notre-Dame de Saint-Benoît d'Achel (Sint Benedictus Abdij à De Achelse Kluis). Nous y retrouvons Jan Geerts et Daniel Cauchie avec quelques cyclos allemands et hollandais, dont un avait oublié sa carte de BRM, que nous cachetions pour lui. A l’intérieur du réfectoire, nous retrouvons André et Daniel qui roulent de concert. André est un peu flagada après un mois d’abstinence vélo, c’est Daniel qui fait le tempo du groupe.

Nous traversons de beaux paysages, mais pas de photos aujourd’hui, pas d’humeur. Le vent de face, nous ralentit un peu. Patrice jouant au yoyo, il connait quelques cycles : Il traine, je ralentis, il revient, il passe devant et accélère comme un possédé, je suis, dès qu’il ralentit, je repasse devant, et il ralentit de plus belle, etc…

A ce petit jeu nous reprenons et dépassons après 20 km, André, Daniel et les 2 hollandais. Un peu plus loin nous repassons Jan, Daniel et leurs allemands.

Maintenant, nous suivons le Canal Maas-Schelder sur de nombreux kilomètres. Même si le vent de face n’est pas fort, tirer le grand plateau sur autant de kilomètres commence à fatiguer.

Patrice essaye de s’alléger. Son porte bidon qui s’était déjà détaché sur la flèche Hasselt-Rocherath, est maintenant cassé. No comment, mais je n’en pense pas moins. Que tout le monde se rassure, les aventures des bidons baladeurs vont continuer, car il a des portes-bidons du même type en réserve. Sans doute un lot donné à l’achat d’un autre élément pour vélo.

Le 3ème contrôle est à Geel, au km 162. Le sprint final est entamé, mais le sprint ne se fera pas très vite, Patrie ralentissant de plus en plus.

A 17h20 nous y sommes. Nous attendons André, Jan et Daniel pour faire la réunion du calendrier 2014.

En pleine nuit, il ne reste plus qu’à rentrer à Bruxelles, mais comme des travaux se font entre Lier et Malines, le GPS devient fou, et nous tournons en rond, les déviations jouant au ping-pong. 20 km en plus que prévu, j’avais envie d’abandonner, là, ma voiture cabossée avec Patrice dedans.

 

21-09-2013 BRM 200 Lier

 

Lien vers le site de Daniel Cauchie

_______________________________________________________________________________________________________________________

Dimanche 15/09/2013 : Les photos de la sortie

15-09-2013 Sortie Club

Le film des photos:


15-09-2013 Sortie Club

__________________________________________________________________________________________________________________

Samedi 14/09/2013 : Le BRM 200 de Beveren-Waas
Par Alain Darville

Ca y est !!! Si Patrice le fait, il est sacré, ce samedi, « Randonneur de l’Année 2013 ». Une année d’efforts enfin récompensée par ce titre qui, pour moi, est certainement, le plus élevé en Belgique, pour un cyclotouriste. Déjà 11x200km, 5x300km, 3x400km, 2x600km et 1x1200km !!!

Mais avant ça, il faut encore faire ce BRM 200 km. C’est un parcours connu, il se roule majoritairement aux Pays-Bas en partant de Beveren-Wass (pas loin d’Anvers) et en passant par Assenede, Boekhoute, Watervliet, Sint Magriete et Aardenburg (1er ravito après 84 km). Ensuite, le parcours va jusque Breskens, qui se trouve le long de l’embouchure de l’Escaut. Ensuite il faut suivre l’Escaut en passant par Terneuzen, le 2ème contrôle se trouvant dans un camping au km 150. Le retour se fait par Paal, Nieuw Namen et Verrebroek.

La journée s’annonçant pluvieuse, le K-Way est de sortie. Nous allons partir avec le groupe. Cela nous changera des autres années. La 1ère fois nous avions terminé avec le groupe qui nous avait rejoints au 2ème contrôle. La 2ème année, le groupe ne nous a jamais rejoints. Donc maintenant, nous verrons ce que cela donnera. Parmi les BRMistes connus, outre Patrice, étaient présents, Mic Camertijn, Antonio Moreno Casas, Jan Geerts, Marcel Firemans, Robert Luyckx et Kristof Allegaert. Rien qu’avec le dernier nom, on sait d’avance que ça va rouler.

A huit heure, le petit groupe, d’une douzaine de cyclos s’élance. Ça tombe bien, à huit heures précise, la pluie s’arrête de tomber, mais pas le vent du nord. Quelques gouttes tombent encore, mais dans un groupe, lorsqu’on n’est pas en tête, on reçoit toutes les projections d’eaux des cyclos devant soi. Mais c’est ça ou le vent…

Cela roule donc assez vite, un petit 30 km/h. Les hommes devant ne demandent aucun relais, moi ça m’arrange. Nous récupérons assez vite Jan et Antonio, partis un peu avant le peloton. Antonio en profite pour crever, le groupe s’arrête pour attendre la fin de la réparation.

Sur les pavés, Patrice perd comme d’habitude un de ses bidons, mais comme il trouve que ses portes-bidons sont magnifiques, il ne veut pour rien au monde les changer pour des modèles un peu plus efficaces.

Encore une crevaison juste avant d’arriver au 1er contrôle d’Aardenburg, et nous y sommes à 11h. 3 heures pour faire 84 km avec 2 crevaisons, un peu de pluie et beaucoup de vent souvent de côté, ce n’est pas mal. Mais c’est surtout usant. Il faut sprinter à chaque relance, pour rester dans le groupe, et chaque mètre perdu, se transforme en gros effort pour revenir. Le vent souffle très fort, cela promet le long de l’Escaut.

Au départ d’Aardenburg, le pleut maintenant à verse. Le départ se fait sur les chapeaux de roue, et le groupe explose directement. Trop de vent, trop de fatigue des 1er 80 km. Marcel et Robert restent avec un BRMiste débutant, je reste avec Patrice, mais le vent est maintenant vraiment de face pour arriver à Breskens. C’est vraiment très dur, nous roulons encore à 20 km/h. La pluie a cessé, on ne la verra plus, le soleil fera même de timides apparitions.

Après Breskens, nous retrouvons le groupe des forts avec Mic, Kristof et Gino Maes, l’organisateur qui avaient fait un stop. Mais même avec un vent plus favorable, ils vont trop vite et finissent par disparaitre. Rouler à 40 km/h, je ne sais plus. Patrice et moi, nous roulons donc de concert. A Terneuzen, nous longeons la digue de l’Escaut, en plein vent, je commence à me demander ce que je fais là. A un moment donné, Patrice disparait, je ne le reverrai qu’au 2ème contrôle. Il voulait photographier un cargo qui passait, mais avec son Smartphone éteint, il fallait encore l’allumer avant de faire cette photo.

Le 2ème contrôle se mérite, pour y arriver, c’est plein vent de face. J’avance encore à 17 km/h complètement vidé. Je retrouve le groupe de Mic, mais cette fois-ci je vais les laisser partir.

Les 40 derniers kilomètres pour revenir à Beveren sont enfin plus faciles. Le vent est souvent dans le dos, ce qui fait que nous avançons rapidement.

Il est 16 h quand nous arrivons.

Patrice est fêté comme il se doit. Chacun le félicitant pour son exploit : Il est maintenant officiellement sacré « Randonneur 2013 ». Surtout qu’à mon avis personne n’aurait parié un kopek sur lui en début d’année.

 

14-09-2013 BRM 200 Beveren-Waas


_________________________________________________________________________________________________________________

Samedi 07/09/2013 : BRM 200 de l’Aurore-Cyclo
Par Alain Darville

Tout d’abord un grand merci aux 19 participants au 2ème BRM 200 de l’année de l’Aurore-Cyclo. Ce BRM nous fait partir d’Anderlecht et nous amène à l’Abbaye de Maredsous. C’est André qui nous a concocté un joli petit parcours. Joli mais pas facile avec ses 1750m de dénivelé pour 203 km.

Merci donc à Christian, Roger, Manuel, Mic, Michel, Marc, Marcel, Jose Maria, Jan, Bernard, Robert, Eddy, Patrice, Franck, Daniel, Eric, Yves et André pour être venu.

Quelques participants impatients étant partis avant le groupe, celui-ci s’élance à 07h30 tapante, fort d’une petite dizaine de cyclos aguerris aux longues distances comme Mic, Robert, Marcel, Michel (notre allemand), Marc, Eddy et Franck (Marcel revenant tout juste d’un BRM 1000 km à Berlin) et de deux néophytes : Christian et Manuel. Comme je représente le club, j’assume, après les inscriptions, la conduite du groupe.

Nous partons direction Ruisbroek. Je découvre le parcours sur mon GPS en même temps que les autres. Le but est de ne pas trop se tromper tout en maintenant un tempo que tout le monde peut suivre. Comme André a privilégié les petites routes, bien plus agréables que les grands routes, les montées sont bien plus abruptes. C’est une succession de petites côtes, pas trop longues , mais assez pentues. C’est le genre de côtes que j’aime bien, je peux les monter en force. Ce qui fait qu’au sommet, c’est en roue libre que j’attends que le groupe se reforme pour continuer.

Nous passons par Hoeilaart et Genval pour arriver à Mousty vers 09h30, le 1er contrôle au km 43. La moyenne n’est pas très élevée, mais le dénivelé, lui l’est. En plus le vent est de face.

Nous retrouvons Patrice et Jose Maria qui prennent le thé devant la devanture de la Boulangerie locale envahie par la petite troupe. Patrice qui a envie de gagner, avale tout tout rond, et démarre aussi sec, suivi de Jose Maria qui se demande pourquoi il doit rouler aussi vite.

Nous, nous continuons vers Mont-Saint-Guibert. Mais maintenant, je ne suis plus tout seul à faire le tempo, Mic vient mettre ses moustaches à la fenêtre, de même que Marcel. Le rythme augmente un peu, et c’est seulement, lorsque le garde boue de Marcel perd une vis, que je m’aperçois que nous avons perdu Robert, Christian et Manuel. Nous nous arrêtons pour revisser, mais rien à l’horizon.

La vitesse augmente « sensiblement » sur le plat pour arriver à Jemeppe Sur Sambre, nous récupérons Roger, mais maintenant, avant d’arriver à Fosses-la-Ville, nous nous attaquons à la grosse montée de la journée. Trop longue pour être montée en puissance, elle doit se faire en moulinant, ce que je n’aime pas. Au sommet, Robert revient de je ne sais pas où et continue avec nous.

A Fosses-la-Ville nous prenons le Ravel pendant 20 km jusque Maredsous. L’avantage, c’est que la pente de la montée est toute douce, même si pour arriver à cette pente, les ingénieurs du chemin de fer ont du faire des zig-zags pour épouser les courbes de niveau des collines. Nous passons Jan, qui fait une pause banane.

Pour arriver à Maredsous, André nous fait passer par un petit chemin réservé aux piétons avec une pente avec un pourcentage infernal. C’est tout essoufflé que nous nous retrouvons devant le resto-cafétéria-magasin de l’Abbaye. Il y a du monde, c’est une industrie avec tous les produits dérivés de l’Abbaye qui sont en vente. Les tartines au fromage de l’Abbaye se vendent comme… des petits pains. Nous avons fait 101 km, il est midi, c’est le 2ème contrôle, et nous retrouvons Patrice et José Maria (tout ébouriffé) qui dégustent la soupe locale.

Nous faisons la file à la caisse avec les pèlerins/touristes pour acheter à boire/manger. Mais l’arrêt sera assez court, Mic veut repartir assez rapidement. Nous partons quand arrivent nos deux néo-brmistes, Christian et Manuel.

Le retour est sensiblement plus rapide que l’aller, ça descend plus et le vent est dans le dos.

Mais les petits ennuis vont se succéder…

Comme le chemin du retour est le même qu’à l’aller, je m’attends à voir Daniel et son petit-fils Eric, mais rien en vue pendant de longs kilomètres. Je finis par me douter qu’ils ont abandonné. Daniel avait un GPS qui refusait tout service et Eric n’avait absolument pas l’entrainement pour faire ce BRM.

Première double crevaison d’Eddy, avec qui je venais de m’instruire sur ses dérailleurs électriques. J’ai donc appris que lorsque la batterie devenait faible, la chaine se mettait sur le petit plateau devant, et il restait 200 changements possibles sur le dérailleur arrière avant que tout ne soit bloqué. Des leds vert/orange/rouge indiquent aussi l’état de la batterie lors des changements de vitesse. Mais il parait que c’est un régal, aucun raté, la chaine ne frotte jamais.

La réparation prend un peu de temps. Patrice et Jose Maria nous repassent, ils avaient fait long à Maredsous.

Nous repartons donc, et nous dépassons José Maria un peu avant Mousty. Il a été honteusement abandonné par Patrice. En fait il a demandé à Patrice de ne plus l’attendre.

A Mousty, 3ème contrôle, km 162, 14h45, nous repassons Jan et Patrice, on ne s’arrête pas.

Nous passons maintenant par La Hulpe, et maintenant c’est Michel (notre allemand) qui crève. On l’attend mais Robert continue seul. Patrice nous repasse quand nous repartons.

Maintenant, c’est à moi de faire mon petit numéro : Dans la Forêt de Soigne, nous quittons la route, pour continuer dans les bois. Mais pour ce faire, il faut passer une barrière, rouler quelques mètres sur la terre et ensuite revenir sur un chemin asphalté. Mais il y a un petit bord de 2 cm, à monter. Je veux sauter sur la route et je me rate. La roue avant reste bloquée, le vélo fait un double salto retombe sur le toit, le guidon écrasant deux doigts à chaque main, la roue arrière s’emballant (elle tournait comme une toupie), le pneu de la roue avant se dégonflant dans un bruit de souffle rauque, et Mic venant coincer sa roue dans mes freins. Ce charmant tableau restant figer quelques secondes, pour ne rien casser de plus que ce qu’il pourrait l’être. Les actions : Arrêter le roue arrière, dégager Mic, se redresser, souffrir en silence, éponger le sang de mon genou et réparer le roue avant après avoir redresser les manettes de freins.

Tout le monde est aux petits soins pour moi, Franck réparant même mon pneu avant pour moi. Il est vrai que j’aurais mis du sang partout. L’hémorragie est arrêtée quand nous repartons, mais mon genou n’est pas très beau à voir…

Nous repartons donc, comme si de rien n’était. Le vélo est intact, pas comme moi…

A Breeveld, juste avant d’arriver au canal, nous avons à faire à un justicier auto-proclamé de la route.

Mais avant petit digression sue les pistes cyclables. Dans le Brabant Wallon et Flamand, c’est une catastrophe. Quand il y a des pistes, il est presque suicidaire de les emprunter. Ce n’est pas qu’on ne veut pas, on essaye souvent, mais souvent on abandonne, c’est beaucoup trop dangereux. Les pistes sont vielles, trouées, pas entretenues, trop étroites, sales, avec de la boue et/ou du gravier, des bords de pistes trop hauts (j’ai assez donné pour ce BRM) dans les carrefours.

Donc à Breeveld, Mic et Michel essayent de prendre la piste, les autres pas, on avait compris, mais les deux doivent rapidement abandonner. Là-dessus arrive notre justicier, qui n’a jamais mis son cul ailleurs que dans le fauteuil de sa voiture. Il klaxonne comme un excité, nous dépasse, freine devant nous et gesticule comme l’excité qu’il est pour nous dire de prendre la piste. Mic commence à l’engueuler en flamand (je ne sais pas s’il a compris) en lui demandant s’il a déjà essayé de rouler à vélo sur la piste cyclable. Tout penaud il tourne à droite (sans clignoteur) à deux doigts de m’écraser.

Bon, l’arrivée est proche, il faut encore remonter jusqu’au stade. Il est 16h50. 9h20 pour faire un BRM, avec quatre crevaisons, une chute, un garde boue qui se fait la malle et un dénivèle assez important. Finalement ce n’est pas trop mal…

Le parcours est bien plus joli que la 1ère version de 2011 (merci André). Mais maintenant, je dois encore attendre les participants pour reprendre leurs cartes. Je retrouve Daniel dans la buvette du stade. Il a bien abandonné un peu après Mousty, trop dur, son petit-fils étant cuit. Jos vient nous rejoindre un peu après. A 19h15 arrivent Christian et Manuel, les derniers de la journée. Ils se sont perdus un peu après La Hulpe et ils ont traversé Bruxelles par le centre. Heureusement qu’ils sont arrivés, j’allais demander grâce dans le vacarme de la musique et la fumée des cigarettes (bien que ce soit interdit). L’expérience ne les a pas traumatisés, finalement heureux d’avoir fait ce BRM et ils veulent faire Paris-Brest-Paris en 2015. Il y a encore un peu de chemin à faire, mais la volonté est là.

Tout s’est donc bien passé, et tout le monde avait l’air content du parcours.


Les participants:

Avril Christian 11h45
Bourgeois Roger 10h00
Brancourt  Manuel 11h45
Camertijn Mic 09h20
Darville Alain 09h20
De Moey Michel 09h20
Dejans Marc 09h50
Fieremans Marcel 09h20
Garcia Guia Jose Maria 10h15
Geerts  Jan 09h20
Lebacq Bernard 11h45
Luyckx Robert 09h10
Martens Eddy 10h10
Martin Patrice 09h40
Steenput Franck 09h20
Wauters Daniel Ab
Wauters Eric Ab
Wilmart Yves 09h20
Van Eeckhout André 11h10

 

07-09-2013 BRM 200 Aurore-Cyclo: Anderlecht-Maredsous

 

Le parcours roulé : http://www.openrunner.com/index.php?id=2900576

 

05/08/2013

Sorties Aout 2013

Samedi 31/08/2013 : Jemeppe – Chimay – Jemeppe
Par Alain Darville

Ce n’est pas une flèche, c’est un brevet à dénivelé organisé par l’audax Sambrien. Cette fois-ci, je me limiterai à un petit 150 km (156 réels) et 1550 m de dénivelé (1700 réels).

Patrice qui devait venir avec moi est blessé. Il a mal à son genou depuis la double flèche un peu rude de jeudi.

Il ne fait pas terrible. Le vent est de face pour partir et un petit crachin ne va pas tarder à mouiller les cyclos. En plus une petite brume embue les lunettes et cache les paysages.  Paysages de toute façon pas terrible au début, nous restons sur les routes principales et dans les zones urbanisées.

Une flèche a disparu entre Gerpinne et Tarceinne, recouverte par une fraiche couche de bitume. Visiblement il n’y a que moi qui ne sait par où aller, des habitués (sans doute) ne doutent pas du chemin à suivre.

Il faut attendre une quarantaine de kilomètres et les Lacs de l’Eau d’Heure pour enfin démarrer le brevet. Mas qui dit Lacs de l’Eau d’Heure dit aussi fameuses côtes avec de gros pourcentages. Le 1er contrôle à Falemprise est fort fréquenté mais aussi fort bien achalandé.

Ensuite, c’est direction Chimay et ses routes en toboggans : Cerfontaine, Froidchapelle, Virelles et juste avant d’arriver à Chimay virage vers Lompret. Ça roule mieux, le vent n’est plus de face et les routes plus agréables. A Lompret, c’est le 2ème ravito. Le parcours est ensuite de retour à Cerfontaine. Quelques grosses côtes sont encore au programme.

Tout d’un coup, Gabriel et Fabien des BBB sont là. Ils sont l’avant-garde du groupe Galapagos. Visiblement celui-ci est loin derrière. Les BBB sont sur le 125 km. Gabriel toujours aussi fort, disparait presqu’aussitôt la rencontre effectuée. Fabien reste une dizaine de kilomètres avec moi dans l’espoir de voir le groupe Galapagos fondre sur nous. Mais rien à l’horizon et il recommence à pleuvoir. Fabien s’arrête pour attendre ses copains. Je continue seul dans l’espoir que le groupe BBB ne revienne pas sur moi. Je sais, c’est puéril, mais…

Le 3ème ravito est à Morialmé. La voiture ballet avec deux cyclos est là (un blessé sur chute, l’autre blessé dans son orgueil, sa chaine est cassée).

Le parcours est assez roulant, le vent pousse et malgré quelques grosses casses pattes, ma moyenne augmente sensiblement. Je reste presque tout le temps sur mon grand plateau. Bois de Villers, Floreffe et Soye sont passés. Mais le parcours n’en finit pas : 150, 152, 156 km et toujours pas de Jemeppe en vue. J’en viens à me demander si je ne suis pas parti pour un 2ème tour sans le vouloir.

Mais non, l’arrivée est là. Le parcours était un rien plus éprouvant que je ne l’espérais.

A Jemeppe, je retrouve Guy (aussi sur le 125 km) et Gabriel. Fabien arrive un peu après. Le groupe Galapagos des BBB est encore à 30 km faisant une pause dans un café. Dommage, je ne verrai pas Charlie et Marc.


_________________________________________________________________________________________________________________

Jeudi 29/08/2013 : Les flèches Hasselt – Rocherath – Hasselt
Par Alain Darville

Ce jeudi, Patrice et moi, nous partons faire la double flèche inédite (pour nous) Hasselt – Rocherath –Hasselt. Indiquée comme faisant 111 km, nous allons en faire 240 km en tout. On ne peut pas faire les choses simplement…

Nous allons rouler dans trois pays : La Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne. Le parcours a été fait via Google Maps pour cyclos avec quelques retouches après avoir analyser le double parcours (comme la traversée du domaine militaire d’Elsenborn, je n’avais pas envie d’essayer).

Après nous être garé dans le parking de la gare de Hasselt, le départ est donné vers 7h40. Je signale juste à Patrice que n’avons aucune lampe et qu’il faudra être absolument rentré avant le coucher du soleil. Sourire de Patrice… Nous traversons la ville par son centre pour nous diriger vers le Canal Albert que nous allons suivre un bon moment, face au soleil.

Le long du canal est tracée une piste cyclable que nous suivons un bon moment, mais malheureusement, certaines parties de cette piste ont été privatisées par des entreprises et parfois même des grillages en empêchent l’accès. Après avoir fait un détour, une 1ère fois, le second obstacle est franchi en passant au-dessus de l’eau pour nous en s’accrochant au grillage, au-dessus de la grille pour les vélos.

Nous sommes maintenant aux Pays-Bas et il faut passer Maastricht et la Meuse. Les Pays-Bas restent constants avec les automobilistes : Le code de la route et rien d’autre, aucune courtoisie, comme il y a du trafic, les ronds-points sont franchis très lentement, chaque fois il faut attendre que les voitures passent, aucune ne faisant signe de ralentir. Et il ne faut pas essayer, ils préfèreront écraser un cycliste plutôt que de renoncer à leur droit et rouler vite, ça ils savent faire….

La sortie de Maastricht signifie aussi la fin de la partie plate du parcours. Ca va commencer à monter. Pas très vite, mais la montée va être continue, de 40 m, nous allons passer à 694 m.

Nous suivons une route assez fréquentée en nous dirigeant vers l’Allemagne. Les pistes cyclables sont parfaites aux Pays-Bas, mais en Allemagne, nous avons l’impression de retrouver les pistes belges : mal entretenues, mal indiquées, des changements de côté incessant, des poteaux en plein milieu de la piste, des bordures pour remonter dessus, etc…  

Nous sommes à Aachen vers 11h, Patrice en profite pour ressortir son vieil allemand pour apostropher les jolies allemandes à vélo.

Nous quittons Aachen par une forêt qui ressemble à la Forêt de Soigne.

A Roetgen, nous remontons une file interminable de voitures, camions et bus. Les pistes cyclables sont un vrai désastre, à la fin on ne sait plus si c’est une piste ou pas. Les travaux franchis nous allons maintenant attaquer la « haute montagne ». La montée légère et tranquille va maintenant se transformer en montée longue et pentue. Nous allons passer de 250 m à 600 m en quelques kilomètres.

Mais nous allons quand même faire une petite pause, manger et remplir les bidons. J’ai à peine dit ça à Patrice, qu’il disparait (à tout jamais ?). Après l’avoir attendu de longues minutes, je fais demi-tour. Je le retrouve en train de jurer, avec son porte bidon qui s’est effondré. Après avoir remis la partie métallique dans la partie plastique nous repartons, pour nous arrêter à une station-service pour faire le plein. Nous sommes à Imgenbroich, il est 12h40. Il faut prendre des forces parce que nous allons à Monschau et nous allons en sortir par une montées en pavés à du 12-15%.

A Monschau, très jolie petite ville, où les voitures sont interdites, les touristes sont présents en masse, nous n’y restons pas longtemps et nous attaquons la montée en lacets. Elle est dure cette montée... Tellement fréquentée que l’herbe pousse entre les pavés. Le pourcentage de 12-15% est tenu en continu pendant 500 m, mais nous avons gagné un fameux dénivelé. Nous sommes de retour à 600 m.

Nous longeons maintenant le Parc national de l’Eifel, avant de passer dans la Parc Naturel des Hautes Fagnes.

Nous sommes enfin à Rocherath, il est déjà 14h10 et nous sommes à mi-parcours. A Rocherath, il n’y a rien à voir, nous allons maintenant à Elsenborn et longer son camps militaire, ainsi que sa caserne (nostalgie…) bien plus grande que dans mes souvenirs.

A 15h, nous sommes au Signal de Botrange, le point culminant de la Belgique. Repos, pour manger le reste des tartines pour l’un, des bananes pour l’autre. Le point positif, c’est que maintenant pendant 20 km, ça va descendre.

Nous ne passons pas loin du Barrage de La Gileppe. A Limbourg, nous allons réattaquer une grosse montée.  A Elsaute, nous allons maintenant suivre pendant 30 km, la ligne 38 du chemin de fer transformée en Ravel. L’avantage, c’est que ce sera une pente descendante jusque Liège. Les inconvénients seront des croisements incessants avec des routes et un revêtement en cendrée/terre assez roulant mais faisant beaucoup de poussière. Le ravel est en plus fort fréquenté par un peu tout genre d’usagers. A Micheroux, nous faisons une pause dans une boulangerie pour acheter à boire ( ??). La boulangère qui a dû être frappée par le charme naturel de Patrice, nous offre deux gaufres.

Nous arrivons enfin à Liège à 17h40. Nous traversons la Meuse avec une vue sur la Cité de Droixhe.

Mais maintenant la partie de rigolade est terminée, ça va fameusement remonter pour arriver à Vottem.

Juste avant d’arriver à Tongeren, le parcours du GPS bat un peu le beurre. Les chemins ne sont plus très praticables. Qu’à cela ne tienne, allant toujours de l’avant, nous (je) décidons de faire un petit détour de 5 km, plutôt que de faire une marche arrière de 500 m.

Nous arrivons à Tongeren à 19h. Tongres est avec Arlon et Tournai l'une des trois plus anciennes villes de Belgique. Comme me le rappelle Patrice, c’est aussi ici qu’Ambiorix a battu les légions de César.

Le soleil est bas sur l’horizon et Hasselt est encore à une petite trentaine de km. Patrice se met devant et commence à tirer. Nous roulons entre 30 et 35 km/h jusque Hasselt juste à temps avant que le soleil ne se couche. Il est 20h.

Les 240 km ont été faits tranquillement, la traversée des villes ne peut se faire rapidement, avec toujours un contrôle et une recherche des routes que le GPS indique. Le dénivelé n’est pas mal non plus : 2000 m. Cela nous change des 300 m des flèches Bruxelles – Baarle Hertog. Par contre dans l’ensemble, nous avons fait un superbe parcours même s’il n’est franchement pas facile.


29-08-2013 Flèches Hasselt-Rocherath-Hasselt


Le parcours GPS (roulé): http://www.openrunner.com/index.php?id=2874064

_________________________________________________________________________________________________________________

Vendredi 23/08/2013 : Les flèches et les Yaourts
Par Alain Darville

Patrice et moi, nous partons faire une double flèche de Belgique Bruxelles – Baarle Hertog et Baarle Hertog - Bruxelles. Officiellement, cette flèche fait 102 km de long, nous en ferons +- 208 km pour les deux.

Cette journée était annoncée comme caniculaire, + de 30° c, nous partons donc confiant, en tenue d’été, sous un ciel couvert, mais avec beaucoup d’eau.

Patrice a comme d’habitude son sac à dos trop grand pour lui, toujours rempli de pleins de choses inutiles.

Première ville traversée : Vilvorde. De là nous allons à Malines via la grand route, pas très folichon, mais c’est ce qu’il y a de plus rapide. Pas que nous sommes pressés, mais je dois être rentré pour 18h. Il y a moyen de fignoler un parcours beaucoup plus intéressant, mais il sera plus long.

Quoique… Finalement, le parcours n’était pas si inintéressant. Pour aller à Lier, nous suivons les méandres de la Nette. Et nous continuons ainsi jusqu’au Canal Albert. Patrice poursuit un cyclo solitaire et se colle dans sa roue.

La Canal Albert passé, cela devient un peu plus corsé. Les routes en bitume se transforment en routes en terre ou en sable. Et en plus il pleut. Au début un peu, mais ensuite beaucoup. Comme nous n’avons rien pour nous protéger (il devait faire beau !!), nous continuons en croisant des cyclistes autochtones déguisés en pêcheurs de crevettes. Les vélos souffrent de devoir rouler dans ce mélange de terre et de sable mouillé. Finalement, nous arrivons à Barle-Hertog (Nassau), enclave belge aux Pays-Bas. Il ne pleut plus.

Nous y faisons une pause et nous avons 92 km au compteur. Patrice m’apprend qu’il doit encore rentrer plus tôt que moi, parce ses yaourts sont restés au travail. Il doit être rentré avant que les portes ne se ferment pour le week-end. Chacun ses motifs, je ne savais pas que les magasins étaient fermés ce week-end.

Mais après notre pause le soleil est revenu, la chaleur aussi. Il ne faut pas longtemps pour que le thermomètre dépasse les 30°c.

Le chemin pour rentrer est fait de longues lignes droites, mais comme le vent est dans le dos, nous avançons beaucoup plus vite. La chaine de mon vélo n’a plus d’huile depuis longtemps et elle fait un bruit que je n’aime pas. J’imagine les pignons s’user à vue d’œil. Déjà qu’elle arrive en fin de vie, j’espère finir la saison avec elle, mais comme ça…

Arendonk, Geel et Aarschot sont traversés. Et à Aarschot Patrice disparait. Il voulait suivre la trace GPS, pendant que je suivais la route. Comme il était derrière moi, je ne m’en suis pas aperçu directement. Heureusement que les GSMs existent et heureusement que pour une fois, il répond à mon appel. Dans sa poursuite de la trace, après quelques détours devant la gare, il est passé devant moi. Après d’émouvantes retrouvailles nous continuons le long de la Demer.

Mais il fait très chaud, nous recherchons maintenant de quoi nous ravitailler. Mais tout est fermé. Les frit-kots et les pompistes sont tous en vacances.

Nous longeons le canal Louvain-Maline avant de bifurquer sur Zaventem le long du champ d’aviation où une pompe à essence est ouverte tenue par une pompiste excitée. Mais bon, la flèche est finie, Patrice rentre en ligne droite pour chercher ses Yaourts et moi je finis la trace comme elle était tracée.

Le tracé n’était pas si mal, avec encore quelques imperfections, mais déjà beaucoup mieux que la route que j’avais suivie en 2011 pour revenir de Baarle Hertog. Comme quoi, une flèche peut être bien ou pas, en fonction du chemin suivi.


23-08-2013 Fleches Bruxelles - Baarle Hertog - Bruxelles


Le tracé GPS roulé: http://www.openrunner.com/index.php?id=2854205

__________________________________________________________________________________________________________

Samedi 17/08/2013 : Un Patrice (d)étonnant
Par Alain Darville

Nous continuons dans nos cyclo-côteurs ardennais. Cette fois-ci, c’est à Marche-en-Famenne, nous partons faire les 202 km (et 2950 m de dénivelé) des « Cimes Ardennaises ». Ce n’est pas vraiment le parcours le plus facile de l’année, bien au contraire. C’est un nouveau tracé, pour moi, encore plus difficile que l’ancien, mais tout aussi beau.

Je ne suis pas encore remis de mes 116 km du parcours « Les Petites Ardennes » de La Hulpe avec Thierry (un cyclo indépendant), à une moyenne bien trop élevée ainsi que de ma chute sur des pavés humides de merdes de Feluy à 10 km/h (je le savais, mais dès qu’il commence à pleuvoir, ces gros pavés deviennent glissant comme du verglas).

Dès le départ, je sais que je vais ramer aujourd’hui. Par contre Patrice est en pleine frome, son 200 km de la mer, aussi jeudi, est déjà oublié, il pète le feu. Son sac XXXXL toujours rempli de plein de choses inutiles sur le dos, il fonce dès le départ. Même les montées son avalées en 4ème vitesse. A un moment donné, il disparait même de mon horizon, je l’ai laissé aller pensant le reprendre dès que ça monte. Je dois cravacher pour le rejoindre un peu avant le 1er ravito à Redu (km 47). Pour y arriver, nous passons devant les paraboles de Lessive après avoir affronté deux côtes à 12%. A la vitesse où on roule, nous sommes loin d’être les derniers et le ravito est un peu encombré de cyclistes dans tous les sens. Déjà 6 grosses côtes de faites et plus de 800 m de dénivelé.

Patrice est reparti au même rythme, il n’y a que dans les longues côtes que je vais plus vite que lui. Pour arriver à Saint-Hubert nous dépassons une kyrielle de cyclos faisant de plus courtes distances. Les différentes distances sont en fait enchevêtrées et on ne sait pas toujours avec qui on roule.

Le 2ème ravito est à Beauplateau (km 95, 1550m), mais la route est en travaux et il y a plein de pierrailles sur la route. Dans la montée je dois avoir déchiré mon pneu sur une de ses pierres car un peu après ma chambre à air explose. Une déchirure d’un cm est visible sur le côté gauche du pneu. Si je mets une nouvelle chambre à air en laissant le pneu comme ça (je voyage léger, contrairement à Patrice (qui de toutes façons n’a pas de pneu avec lui) je ne prends plus rien avec moi), elle risque d’être crevée au contact du moindre caillou un peu pointu. Je protège donc la chambre à air avec un billet de 20 Euros. Ce qui est bien, c’est que tous les cyclos qui sont passés à côté de moi, me demandaient si je n’avais besoin de rien. La réparation finie, je continue prudemment, mais ça tient. Comme il n’y pas beaucoup de pression dans le pneu avant, je fais encore plus attention aux moindres trous dans la route.

Je retrouve Patrice au 3ème ravito, à Bertogne (km 127, 2027m) qui se demandait où j’étais. Mais moi, je suis cuit au propre (30°c sur le vélo) comme au figuré. Je n’ai plus beaucoup d’énergie. Je me contente donc de suivre Patrice qui semble inépuisable. Dès que ça ne monte pas trop longtemps, nous roulons toujours sur le grand plateau.

Nous arrivons enfin à La Roche (km 259, 2400m). Le ravito est un peu pauvre, visiblement, sur le 200 km, il n’y a que des bons qui savent grimper et même en roulant à du 24 km/h de moyenne nous finissons tôt ou tard dans les derniers.

Pour quitter La Roche, nous prenons la Côte de Samrée, longue côte (7,6 km) menant à la Baraque de Fraiture, côte que Patrice aime (?) parce qu’elle est régulière avec un % de maximum 4.

L’arrivée à Marche-en-Famenne se fait attendre. Cela descend beaucoup, mais les cyclos faisant le 202 km sont gâtés jusqu’au bout. Une dernière côte spéciale les attend, encore 2 km à 5%, et finalement nous y sommes. Le dénivelé annoncé est un peu optimiste, pour moi, on dépasse allègrement les 3100 m (au lieu des 2950 m). Il y a 21 côtes répertoriées sur ce parcours, mais comme les côtes sont pentues, les descentes aussi. 70 km/h dans l’une d’elles…

Patrice toujours en forme, bien qu’un peu fatigué quand même (dixit lui-même), fait encore ses étirements en s’accrochant au poteau du goal du terrain de foot. Je me demanderai, à mon avis, toujours, comment Patrice ferait un cyclo-coteur en s’allégeant de ses 7 kilos. Je pense que, j’aurais vraiment du mal à le suivre.


 

18-08-2013 Marche-en-Famenne



___________________________________________________________________________________________________________________

Dimanche 11/08/2013 : Le Mur
Par Alain Darville

Cette sortie club sera un peu différente des autres. Avec les GPS, nous allons faire le Mur, le Mur de Gramont. Jamais fait en ce qui me concerne, je n’ai même aucune idée à quoi il ressemble. C’est bizarre mais c’est ainsi. La 1ère destination de tout flamand, dès qu’il peut rouler, est de faire ce mur, mais moi, en tant que Bruxellois, j’y ai toujours échappé. Pourtant il n’est pas loin de Bruxelles (un petit 40 km).

Guy est là avec un autre vélo old timer, son nouveau en a pour un mois avant d’être réparé (pour un ressort d’une manette de dérailleur. No comment). Daniel, Jean-Louis, Eric, Jos, Freddy et moi, nous y allons. Jean-Paul et Michel préférant rouler de leur côté. Pierre, faisant un bout de chemin avec nous.

L’itinéraire est tracé avec le GPS, comme un cyclo sur deux en a un, de temps en temps, chacun veut aller dans une direction différente. La façon dont certains lisent l’itinéraire sur un GPS reste pour moi un grand mystère.

Pour récupérer un peu, Guy crève un de ses pneus. Il fait la réparation devant un troupeau de jeunes vaux très intéressés par l’attroupement de cyclos. Ils viennent tous voir ce que nous faisons collés les uns aux autres, pas nous, eux, quoique... Ils apportent aussi leurs mouches qui aiment bien le jaune de nos maillots, surtout celui de Guy.

La réparation terminée nous attaquons la montée qui nous mènera au sommet du Bosberg.

Le sommet du Bosberg est atteint via le côté « facile ». Nous faisons la descente par les pavés, les freins lâchés les vélos volent au-dessus des pavés. Eric vole aussi, mais son vol a risqué de se terminer en vol plané, car une voiture a brusquement débouché par la droite alors qu’il dévalait la pente. Il a pu l’éviter mais il n’a quand même pas oublié de l’injurier.

Lentement mais surement, nous y arrivons. A Gramont. Déjà de nombreuses montées ont servi d’échauffement. Et l’arrivée à Gramont est savamment étudiée pour faire une boucle, pour nous positionner en bas de la côte. Jean-Louis rajoute une petite boucle en plus pour faire durer le plaisir, et moi, je manque de me casser la figure en évitant de peu une bordure, alors que je cherchais un nouvel itinéraire sur le GPS.

Ca y est, nous y sommes, en bas de ce mur. Nous passons par une brocante pendant qu’Eric, Jean-Louis et Freddy sont entrés dans une frénésie de la montée et disparaissent. Je monte tranquillement, en me demandant quand allait commencer la partie dure de ce mur, et le sommet est déjà là. J’ai dû rater quelque chose. J’ai bien vu Jean-Louis qui nous filmait sur un tronçon un peu plus pentu que le reste, mais pour le reste, je suis un peu déçu. Je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus intense.

Jean-Louis par contre, n’a pas raté Guy, qui s’est planté dans cette partie dure. Sa roue avant a fait une dérobade et il est parti dans le fossé. Pas de mal heureusement, sauf peut-être l’amour propre.

Jean-Louis qui a dû trouver ça trop facile, fini la montée à une main en filmant Daniel qui est tout rouge, prêt à exploser.

Le Mur est fait, nous redescendons maintenant vers la Dendre, avec un peloton dirigé de sifflet de maitre, avec des signaleurs à chaque carrefour. Bon, nous en profitons aussi… Eric ne se sentant plus partait vers Zottegem avec eux, j’ai dû aller le rechercher pour qu’il daigne enfin s’arrêter. Nous, nous prenons la Dendre vers Ninove…

La Dendre, vent dans le dos, c’est sympa. Nous faisons 15 km à du 30 km/h sans nous fatiguer, et tout le monde suit, même Jos qui n’a plus roulé depuis 2 mois. Mais Jos, la montée suivante, pour rentrer au bercail, c’est trop pour lui.

Nous faisons un de nos parcours (triangle) en sens inverse. Jean-Louis et Eric ont décidé de faire nos parcours, une fois en sens inverse, une fois dans le bon sens, alors qu’en prenant la route principale on est de retour directement.

Dans une montée, un peloton nous dépasse. Michel, un ancien des BBB, nous salue, il me connait et nous dit de remettre son bonjour à Pietro. C’est fait.

La dernière ligne droite est faite à 40 km/h. Eric et Jean-Louis ne se tiennent plus. C’est à fond que nous finissons ce beau petit parcours.

Le Mur de Gramont est fait. Il manquait à mon petit palmarès, c’est fait.

 

11-08-2013 Le Mur de Gramont



Le Mur de Gramont 11-08-2013


Le parcours roulé: http://www.openrunner.com/index.php?id=2807258

 

 ________________________________________________________________________________________________________________

Samedi 10/08/2013 : La Pittoresque
Par Alain Darville

Patrice et moi, nous continuons notre mois ardennais. Cette fois nous sommes à Natoye, pour faire le 192 km et les 2600 m de dénivelés qui vont avec eux. Guy est là aussi, avec son petit-fils. Petit-fils qui a hérité de son vélo qui a fait les compagnes des années 60, 70, 80, 90, 00, pas 10, Guy a un nouveau vélo depuis un an. Très beau vélo, d’ailleurs, qui lui a fait faire 350 m avant de l’abandonner. Un ressort de la manette du dérailleur a fait bong et Guy est resté bloqué sur le grand plateau. Le grand plateau est peut-être un peu juste pour un cyclo-côteur, donc c’était l’abandon au grand désarroi du petit fils.

Nous retrouvons au départ Bertil et Bruno, deux cyclos des clubs Cyclo Centre Estinnes et CC Haute Senne qui ont l’habitude de faire de longues distances ensemble ainsi que deux de leurs copains Lenny et Laurent. Je n’aurai pas eu la chance de voir Minipantani, super grimpeur du groupe. Ils auraient voulu que nous roulions avec eux. Mais comme que je grimpe comme un fer à repasser et que Patrice, déjà super grimpeur parmi les escargots, s’handicape (à mon avis exprès) d’un sac à sac king size rempli de bananes et de je ne sais pas vraiment quoi d’autres, ça ne va pas le faire.

Donc nous partons à deux, roulant tranquillement et regardant les autres cyclos nous dépasser sans arrêt (798 participants).

Petit pipi après 20 km, après avoir trouvé un arbre qui me convienne, je laisse partir Patrice. Patrice se traine dans les montées quand il est derrière moi, mais cette fois j’aurai du faire 28 km pour le reprendre, juste au 1er ravito. Est-ce que je suis devenu si mauvais que ça, ou alors je m’économise en essayant de faire 192 km sans me fatiguer, car demain…

Bertil et son groupe ne vont nous rejoindre qu’au 1er ravito à Froilieu au km 48. Comme nos arrêts sont aussi parmi les plus longs de tous ce que les cyclos font, ils partent déjà avant que Patrice n’aie rempli son bidon.

Maintenant nous nous dirigeons vers la Semois, sur un tronçon de 51 km qui va faire 800 m de dénivelé. 3 cols au programme : Le Col Conrad (372 m), Le Col du Bois Chenet (315 m) et le Col Fiancés du Chatelet (235 m). Le Col Conrad est assez dur à son début avec une pente à plus de 10%, je peux enfin me défouler en le grimpant à fond.

A Bohan, 2ème ravito, km 101, pendant que les cyclos se ravitaillent en eau et en sucres, les motards en Harley-Davidson ont envahi la pompe voisine. Chacun recharge son moteur… Je rempli mon bidon avec un jerrican, quand je m’entends dire, que ce jerrican ne peut pas être utilisé. Bizarre de mettre un jerrican de façon décorative à la disposition des cyclos alors qu’ils ne peuvent pas s’en servir. Mais bon…

Ensuite, nous nous dirigeons vers Beauraing. Une très longue montée quitte la Semois de Hautes Rivières pour aller vers Linchamps. Elle est longue mais elle ne monte pas fort. J’ai le temps d’essayer différentes techniques pour la monter (petit/grand plateau, mouliner, tirer du braquet). Au sommet j’aurais eu le temps de faire un barbecue, mais c’est Patrice qui l’avait dans son sac à dos. Patrice qui doit être le seul cyclo au monde à user plus rapidement le grand plateau de sa cassette arrière, que les autres. Dès que la pente est supérieure à 2%, il est mis.

3ème ravito à Beauraing au km 147. Patrice a perdu un bidon dans une descente ou sur un dos d’âne. Il ne s’en est pas rendu compte, et il se demande comment il pourra finir le parcours avec le seul bidon qui lui reste. La prochaine fois, il mettra un bidon supplémentaire dans son sac à dos (sic). Mais en attendant, il fait comme les dromadaires, il boit tout le reste du jerrican, juste au cas où…

Nous repartons avec un groupe de flamands, dont certains montent les côtes encore plus mal que moi. Mais c’est encore trop vite pour Patrice.

Donc nous continuons par Houyet, en faisant le même parcours que Dimanche passé (« Un dimanche en Ardennes »). Custinne et Ciney sont passés, et nous arrivons enfin à Natoye. Nous devons être les derniers arrivés, ici aussi, les membres du club local sont occupés à tout ranger. Le barbecue n’a plus rien à cuir depuis longtemps, et Patrice mange toutes ses bananes qui ont fait 192 km avec lui.

C’est un très beau parcours, très boisé, pas facile la température est fameusement descendue par rapport aux autres week-ends : 14°c dans les bois à 13h… Et c’est bon, j’ai fait les 192 km sans trop me fatigué, prêt pour le Mur…

 

10-08-2013 Natoye

 

 

____________________________________________________________________________________________________

Dimanche 04/08/2013 : Un dimanche en Ardennes
Par Alain Darville

Pour rompre la monotonie des sorties club, Freddy a proposé de faire la sortie club en Ardennes. Mais la question était : Qui allait répondre à l’invitation. Et bien, il y a du monde : Stéphane, Jean-Louis, Guy, Patrice, Daniel, Jean-Paul, Freddy et moi.

Nous allons à Dinant, pour faire un petit parcours (annoncé pour 80 (puis 85 km) avec 1100 m de dénivelé).

Jean-Paul qui était venu avec son sac à dos a osé demander conseil à Patrice pour savoir quelles étaient les objets indispensables à y mettre. Patrice qui pour l’occasion avec mis son sac à dos XXXL, était tout content qu’enfin quelqu’un s’intéresse à son sac sans le critiquer. Nous avons dû enlever Jean-Paul aux conseils de Patrice, la liste des articles incontournables devenant longue comme un jour sans pain. Le temps passait et le but était quand même de rouler.

La journée est belle et tout le monde est motivé. Nous partons avec un peu de retard sur l’horaire, mais comme le départ se fait sur le parking de la gare de Dinant, c’est un peu normal. Il est 8h45 quand nous démarrons, en direction d’Anhée, via le Ravel le long de la Meuse. Bon, le revêtement n’est pas vraiment ce qui se fait de mieux, de la caillasse, les pneus de nos vélos vont un peu souffrir. Daniel et Patrice prennent la route, c’est dommage, car un peu plus loin le ravel est asphalté, et la vue est très jolie sur La Meuse. La Meuse nous la longeons jusqu’Anhée, et là nous attaquons la Vallée de la Molignée. Nous en profitons aussi pour récupérer Patrice et Daniel.

La Vallée de la Molignée est montée sans problème. L’ancienne voie de chemin de fer qui allait vers  Tamines a été transformée en ravel. La pente est douce et cela permet de faire les 20 premiers kilomètres de notre périple sans se fatiguer tout en gagnant de la hauteur. Le seul problème est qu’en arrivant à Ermeton-Sur-Biert nous ne sommes pas arrivé à quitter le ravel qui passait soit par des ponts, soit des tunnels. Il a fallu faire un petit détour jusque Furnaux pour retrouver la route. Là c’est Guy qui a sorti sa carte Michelin à l’échelle 1/100000 pour discuter du chemin à suivre. Chemin pourtant facile à trouver avec un GPS.

Maintenant les réjouissances vont commencer. Fini les montées facile, nous partons direction Hastière via Anthée. Les montées sont de 4-5% et la hiérarchie se fait directement. En grimpeur-poids lourd Jean-Louis ouvre le bal, suivi de Freddy qui a toujours de beaux restes, ensuite Patrice qui veut montrer aux autres ce qu’est un grimpeur moulineur, ensuite Jean-Paul qui trouve son élément, ensuite Stéphane qui grimpe tout, tout en répétant que c’est la dernière côte qu’il va faire parce qu’après il sera mort, ensuite en tandem, Danel et Guy. Guy sera chaque fois étonné que comme promis on l’attende en haut de chaque côte. Jean-Louis et moi, nous nous chargeons des photos souvenirs.

Nous arrivons à Hastière via la longue descente d’Anthée et comme nous sommes à mi-chemin (mais pas à mi-dénivelé), nous faisons une pause dans un café d’Hastière où Patrice nous invite (pour une fois qu’il roule avec tout le monde).

Nous repartons direction Beauraing. La côte vaut le détour. Longue et juste assez pentue pour faire mal. Moi avec mes photos, je démarre le dernier et j’entreprends de remonter tout le monde. Mais les écarts entre chacun augmentent sans cesse, et la jonction avec Jean-Louis et Freddy qui ont retrouvé leurs 20 ans est assez laborieuse. C’est seulement en haut de la côte que je les rejoins mais cela a demandé beaucoup d’efforts. Mais j’ai le temps de récupérer en attendant que les retardataires arrivent.

Ensuite nous partons direction Houyet, c’est plat et facile (le vent est dans le dos), et la descente fait petit col. A Houyet, c’est l’embouteillage des kayaks qui font de la Lesse un endroit aussi fréquenté que la rue la Rue Neuve un samedi de soldes. Ensuite la montée fait aussi petit col mais c’est un peu moins facile. Freddy est en tête suivi de Patrice et des autres et de Jean-Louis qui devait être loin devant.

Dans cette montée, les motards un peu fous, grimpent cette côte comme s’ils étaient tous seuls. En plus du vacarme qu’ils font, ils mettent leur vie, aussi que celle des autres usagés des cols, en jeu.

Mais toutes ces montées (1000 m de dénivelé) et le kilométrage qui sera un rien plus long que prévu (93 km) font que les muscles se raidissent un peu.

La dernière grosse montée de la journée est la montée de Custinne.  Stéphane dit qu’il refusera de faire encore une montée, il a de la chance, il n’y en a plus. Mais cela m’aurait amusé de le voir dans une extra côte, juste pour voir ce qu’il aurait fait.

Ensuite nous allons vers Ciney mais nous bifurquons assez rapidement par la gauche pour aller vers Dinant en allant de Thynes vers Leffe via la vallée de la Lisonette. Et à Leffe, l’Abbaye se cache, et personne ne nous attend avec une bière. Nous devons donc retourner vers Dinant où nous faisons un stop-photos sur le pont avec les saxos géants. Guy en profite pour draguer une petite vieille locale qui nous parle de l’époque cycliste d’avant Eddy Merckx. Patrice avait pris au plus court en passant par l’écluse en aval de Dinant (petit problème de communication).

Finalement, tout le monde a fait ce parcours, parcours pour tous les gouts, du plat, des montées faciles, de longues descentes et quelques montées longues et assez pentues (bon, ce n’est pas le Mont Ventoux…). Guy, qui se plaint de ne plus avoir ses jambes de 60 ans a quand même fait ses 220 km ce week-end et Daniel, bien que tout rouge, est toujours aussi frais qu’au départ. Jean-Paul s’est bien amusé sur tout le parcours et Jean-Louis n’est même pas fatigué. Patrice se demande pourquoi on ne fait que 90 km, Stéphane est enfin prêt à faire tous les cols du Jura, et Freddy a retrouvé toutes ses sensations dans les montées. Et moi, je n’ai plus qu’à faire le résumé et à gérer les 300 photos et films.

Le(s) verre(s) de bières est (étaient) de rigueur pour fêter cette première, qui je l’espère, ne sera pas la dernière…

 

04-08-2013 Dinant-Anhée-Hastière-Houyet



Un Dimanche en Ardennes 04-08-2013


Le parcours roulé: http://www.openrunner.com/index.php?id=2784430

 

___________________________________________________________________________________________________

Samedi 03/08/2013 : Le Rallye des Abbayes
Par Alain Darville

2ème chances aux organisateurs : L’année dernière, le 2ème ravito ressemblait au désert du Namib. Plus une goutte d’eau et plus une miette à manger. Cette année-ci, cela allait un peu mieux, même si le 2ème ravito est toujours un peu ravagé par les petites distances. Mais, comme dirait l’autre : « Ils n’avaient qu’à se lever plus tôt ».

Donc cette année, Guy part sur le 129 km, Patrice et moi, nous allons sur le 152 km. Les orages annoncés sont passés la nuit, ce qui fera de cette journée, une belle journée d’été pas trop chaude.

Nous rencontrons aussi Antonio, le BRMiste qui se prépare à Madrid-Gijon-Madrid (un BRM 1200 km). Il est là avec son vélo en configuration BRM longue distances (2 sacs, une dynamo, des phares, des batteries, un panneau solaire). Patrice fait pâle figure avec son sac à dos de 7 kilos, je crois même qu’il en est jaloux.

Nous démarrons par la citadelle de Namur, ensuite nous allons par Yvoir, faire la grosse côte jusqu’Evrehailles et Purnode, pour enfin arriver au 1er ravito (km 44) à Thysnes. Ensuite nous descendons jusque Leffe, passer devant l’Abbaye et ne pas boire de Leffe.

D’Anhee nous prenons la côte de Warnant, à 12%, petite côte qui ressemble à celle d’un col alpin, mais en beaucoup plus court. Patrice monte maintenant ça les mains dans les poches. Et dire qu’il a peur (pour ne pas dire qu’il refuse énergiquement) d’essayer de monter un vrai col.

Ensuite la descente vers Salet est faite tellement vite par Patrice, qu’il disparait à l’horizon et qu’il se trompe de direction. Il redescend la Vallée de la Molignée, au lieu de la remontée jusque Maredsous. Mais je ne l’ai pas vu, je me dis simplement qu’il commence à péter des flammes, je ne le rattrape pas, mais en augmentant fameusement le tempo. Au 2ème ravito, il n’est pas là, donc je me dis qu’il a du se tromper. En fait, c’est en arrivant à Bioul, qu’il s’est dit qu’il y avait un problème, et qu’il a fait demi-tour.

Le 2ème ravito d’Ermeton/Biert (km 113) et son Abbaye vite avalé, j’attends longtemps Patrice qui arrive enfin en ratant l’entrée du contrôle. Nous repartons direction Florennes et Mettet et nous arrivons au 3ème ravito à Bossière (km 113).

Mais pour arriver là, nous avons roulé avec le groupe de Martin. Martin est un copain BRMiste de Patrice, qui roule dans un club flamand de sa région (bien qu’il soit francophone). Ils sont une quinzaine, et ils ont donné une leçon de conduite en peloton : Dans les côtes chacun y va comme il peut/veut, dans les descentes, les forts ralentissent, quitte à s’arrêter aux carrefours, sur le plat tout le monde est regroupé. De cette façon le rythme reste assez élevé et tout le monde fait le 152 km.

Le reste du parcours n’est certainement pas le plus beau, des routes 4 bandes, sans piste pour les vélos, sont prises en montée, ce qui n’est, pour moi, pas une très bonne idée, les voitures passant un peu vite. Floreffe est passé.

Nous arrivons enfin, parmi les derniers (comme d’hab), mais cette fois-ci la buvette est encore bien remplie, pas comme le bar, qui a quelques manquement dans les bières. Mais en compensation Patrice reçoit un gros morceau de tarte au riz, et comme il en raffole, sa journée est très bonne.

 

03-08-2013 Saint-Marc

 

_____________________________________________________________________________________________________

Lundi 28/07 - Vendredi 02/08/2013 : London - Edinburgh - London

1420 km from 28 July to 2 August 2013

André Van Eeckhout a réussi!!

Voilà c'est fait. Parti dimanche à 06 h 00 (heure GB) : dans le vent (favorable puis défavorable, la pluie (parfois diluvienne), des côtes (parfois interminables ou pavées), la chaleur et un violent vent de face le dernier jour, une chute au dernier contrôle (46 kms de l'arrivée) heureusement sans gravité pour les partenaires (vélo et cycliste). deux crevaisons suite à des passages dans des routes à la limite de la praticabilité (indignes selon moi de ce genre d'épreuve), dont une réparation sous la pluie avec changement de pneu par sécurité, les difficultés pour dormir 3 ou 4 heures, et d'autres soucis  ..... Arrivée à 01 h 31 le vendredi 01 août soit 01 h 09 avant le couperet (02 h 40). Total 115 h 31 min. 1420 kms avec quelques rawettes pour quelques erreurs de parcours (jamais bien longues).

 

Location                Date-time          

London Loughton         28/07/2013 06:00:00

St Ives                 28/07/2013 10:35:22

Kirkton                 28/07/2013 14:36:36

Market Rasen            28/07/2013 18:46:43

Pocklington             29/07/2013 00:07:33

Thirsk                  29/07/2013 08:30:00

Barnard Castle          29/07/2013 14:00:02

Moffat                  30/07/2013 00:09:35

Edinburgh               30/07/2013 08:59:47

Traquair                30/07/2013 13:17:42

Eskdalemuir             30/07/2013 16:20:37

Brampton                30/07/2013 20:22:35

Barnard Castle          31/07/2013 08:11:24

Thirsk                  31/07/2013 12:45:31

Pocklington             31/07/2013 17:52:52

Market Rasen            01/08/2013 00:38:33

Kirkton                 01/08/2013 09:43:44

St Ives                 01/08/2013 16:29:39

Great Easton            01/08/2013 22:00:37

London Loughton         02/08/2013 01:31:06

 

 

 

14/07/2013

Sorties Juillet 2013

Samedi 27/07/2013 : Le son et lumière ardennais
Par Alain Darville

Patrice et moi, nous sommes partis faire le 179 km (2420 m de dénivelé) de Naninne (Naninne-Rochefort-Saint-Hubert-Naninne).

La météo du vendredi ayant annoncé des orages pour le centre et le nord, trop confiant comme d’habitude, je n’ai pas regardé ce qu’il en était le samedi matin. Petite erreur, mais si je l’avais fait, je n’y aurais pas été.

Et pourtant, au départ, tout s’annonçait bien, du monde aux inscriptions, Guy était là aussi, ne sachant pas trop quelle distance il allait faire. Antonio (un BRMiste) est là aussi, malgré des problèmes au tendon d’achille depuis le RM 1200 km de Morkhoven.

Patrice se tartine abondamment avec sa protection solaire, cela prend un temps fou, mais pour une fois, cela me permet de me battre avec mon compteur de vitesse qui donne des injures en espagnol. Cette espèce d’ordinateur miniature a décidé de faire grève et à par me dire tout ce que je ne comprends pas en italien et en espagnol, il n’affichera plus que la vitesse instantanée pendant tout le trajet. Guy et Antonio sont partis depuis longtemps quand le moindre cm2 de la peau exposée au soleil de Patrice a été copieusement recouverte de sa crème indice protection 50.

Nous y allons tranquillement, sous le soleil, Antonio est repris et tout ce qu’il veut est que son tendon ne lui fasse plus mal, car il compte bien faire le 1200 km de Madrid-Gijon-Madrid au mois d’aout.

Ensuite, c’est au tour de Guy de se faire avaler par un Patrice qui avale les côtes sans broncher.

Mais il y a tellement d’humidité dans l’air, que mes lunettes deviennent opaques, pleines de buées, j’en viens même à regarder la route sans elles (entre rien et le flou…).

Des nuages noirs commencent à s’amonceler à notre droite. Qu’est-ce ? Un orage futur ? Va-t-il passer à côté de nous ? Le doute persiste jusque Haversin, le 1er ravito. Là, le doute est levé. Il fait tout noir, et les mannes célestes sont ouvertes au maximum. Le son et lumière peut commencer. Des cyclos, il y en a dans tous les sens, mais plus vraiment sur les vélos. Chacun essayant de se protéger comme il peut. Et c’est là qu’une bête question se pose : Que faut-il faire avec un vélo en cas d’orage ?

Qu’allons-nous faire ? Renoncer comme beaucoup qui feront au plus court ? Mais comme Patrice le dit si bien : « Un BRMiste ne renonce jamais (sauf en cas de casse mécanique, et encore…), et ce n’est pas un ridicule petit orage qui nous fera renoncer ». Ainsi soit-il ! Nous continuerons. Nous attendons quand même une ½ heure que la pluie se calme. Patrice veut se réfugier dans une friterie. Quoi ? Il veut manger des frites à 9h du matin ? Mais le tenancier le met dehors à coups de raclettes. Vexé, il enfourche son vélo. Antonio et Guy arrivent au ravito. Eux non plus ne se sont pas arrêtés.

L’orage et ses petits frères continueront à éclairer et tonner jusque Saint-Hubert. Dans les bois avec l’obscurité régnante, j’avais plus peur de ne pas être vu des automobilistes que de la foudre céleste.

Je récupère Antonio, qui est euphorique dans la flotte : « Je n’ai toujours pas mal à mon tendon d’achille, alors tu penses, il peut neiger, tonner, pleuvoir… je m’en fou, je suis guéri. » Comme ça, il y aura au moins un cyclo content aujourd’hui.

Patrice va moins vite dans la longue montée vers Saint-Hubert. Lui qui me disait juste avant d’arriver au 1er ravito : « 27 km/h de moyenne pour 44 km, je n’ai jamais été aussi vite sur un cyclo-côteur ». Patrice va devoir revoir ses prétentions à la baisse, ça monte, et pas un peu…

Après 102 km, nous arrivons à Tellin, le 2ème ravito. C’est un peu la débandade sur la grande distance. Des 120 inscrits au 179 km, seul 50 sont passés, et comme on est loin d’être les premiers…

Patrice et moi, nous continuons en direction de Lessive et de ses paraboles. Ensuite, c’est la partie dure du BCC. C’est une succession de côtes entre 8% et 10 %, qui commencent à faire mal aux jambes : Ciergon, Custinne, Achène et Ciney. Mais le soleil est revenu, ainsi que la chaleur. Toute la crème tartinée avec amour de Patrice est passée dans ses chaussettes, lavée par la pluie, maintenant le soleil peut s’en donner à cœur joie, pour rougir ses petites guibolles.

3ème contrôle à Braibant au km 148. Nous y rencontrons un collègue, préposé au ravito. Là, les signaux du passage à niveau sont devenus fous. L’orage les a détraqués, ils restent au rouge, sauf juste après le passage d’un train, où pendant 5 secondes ils se mettent au vert. Comme il faut le traverser, un ouvrier nous dit d’y aller. Le stress de brûler un feu rouge, sans doute et Patrice va faire pipi sur un poteau avec l’indication : « Haute tension : 11500 volts ». Survivants du train, nous continuons en direction de la Meuse. Quelques côtes encore, une grosse descente pour rejoindre la Meuse et ensuite la grosse remontée de Dave vers Naninne et c’est fini.

A l’arrivée tout le monde est parti, ma voiture est toute seule dans le grand parking du stade de foot local. Il reste quelques membres du club qui remballent tout, et pourtant il n’est que 16h…

C’est un beau cyclo-côteur, je pense toujours que c’est un facile, mais j’oublie toujours les 30 km entre Lessive et Ciney, des montées et des descentes en continu à du 8/10 %.

 

27-07-2013 Naninnes

 

 

Donc, en cas d’orage, tout cycliste se doit de:

Ce qu'il faut faire

  • Évitez les terrains élevés et les espaces ouverts.
  • Descendez du vélo. Les pneus  en caoutchouc ne vous protégeront pas.
  • S'il n'y a aucun abri possible, se positionner accroupis au sol, les genoux contre la poitrine et la tête baissée entourée par les bras (pour la protéger de la foudre). Pour encore plus de sécurité, placer des tissus  (couvertures, vêtements...) entre le sol et vous.
  • Les cyclistes doivent être  distants de 3 mètres les uns des  autres. Un cycliste seul attirera moins la foudre qu'un groupe de plusieurs personnes.
  • Évitez tout contact avec du métal. Tenez-vous à au moins 30 mètres des  clôtures en métal
  • Restez loin de l’eau, y compris les lacs, les mares et les flaques d’eau.
  • Restez à l'abri jusqu'à ce que l'orage soit passé, attendez au moins  trente minutes après le dernier coup de tonnerre.

 

 Ce qu'il ne faut pas faire

  • Il ne faut surtout pas courir à coté du vélo : le corps dégage alors de  l'énergie qui facilite le trajet de la foudre vers le sol.
  • Ne vous abritez pas sous un arbre, dans une cabane avec une toiture de  tôle ou dans une autre construction ouverte ou de petites dimensions.  
  • N’essayez pas de finir votre sortie. Vous pourrez reprendre votre entrainement quand l’orage sera complètement passé! 

 

______________________________________________________________________________________________________

Dimanche 21/07/2013 : Wolvertem, le parcours aux 1000 virages.
Par Alain Darville

Eric, Jean-Louis, Freddy et moi, nous partons sur le 100 km. Stéphane, Daniel avec Eric, son petit-fils qui a enfin des chaussures de cycliste (voir épisodes précédents),  Jean-Paul et Pierre partent sur le 65 km.

Stéphane nous accompagne jusqu’à la bifurcation. Le départ n’étant déjà pas de tout repos, avec cette bifurcation, un groupe nous dépasse, et c’est parti, 35 km/h minimum, et des relances, des relances à n’en plus finir. Les flécheurs de ce club doivent être des masos. Pour flécher le parcours qu’ils nous ont fait, il faut un bon millier de flèches.

Mais les flèches amovibles sur poteaux ont ceci de bon, c’est que le parcours peut changer chaque année. Maintenant, nous partons  vers Zemst, Keerbergen, Wechter, Holsbeek, Kampenhout, Perk et Beigem. En Fait, nous allons tournicoter autour de Louvain.

Mais notre groupe pilote s’arrête un peu avant le 1er ravito. Nous continuons à 4, Freddy n’arrête pas de dire qu’il ne continue plus avec nous et pourtant il continue. Eric et Jean-Louis continuent à faire leurs relais de malades. J’ai essayé une fois, mais ou bien je suis sagement et je vais jusqu’au bout, ou je vais devant et je meure.

Au 2ème ravito, Freddy en profite pour prendre la poudre d’escampette. Il est mort, il continue à son aise. Nous reprenons la chasse à 3, avec des pointes à 45 km/h. Au km 90, Freddy est en vue, mais malgré le ralentissement de Jean-Louis, Freddy ne suit plus.

Après 3h30, les 105 km sont fait. La moyenne, je n’osais même plus en rêver depuis longtemps. Merci à Eric et Jean-Louis, même si ce n’est pas le but de foncer, une fois, ça ne fait pas de mal... Aller, il reste encore un peu de vie dans ces vieux muscles….

 

21-07-2013 Wolvertem

 



________________________________________________________________________________________________________________

 

Samedi 20/07/2013 : « Je veux faire la Redoute »
Par Alain Darville

Comme Patrice est en manque de BRMs et de longues distances, il voulait absolument faire ce cyclo-coteur, et comme moi, il ne faut pas grand-chose pour me convaincre, nous avons donc été faire le parcours de 180 km et de 2850 m de dénivelés : Aywaille-Bastogne-Aywaille.

Comme la journée s’annonce très chaude, et elle le fut, nous sommes partis assez tôt.

A l’inscription, Patrice excité comme une puce court dans tous les sens. Je dois me transformé en derviche tourneur pour savoir où il est. C’est en regardant tous azimuts, que je vois Guy, pas loin de nous. Il fera le 110 km, mais nous partons ensemble.

Pour Patrice, qui ne se tient plus, parler avec Guy ne semble pas possible. Il ne faut pas longtemps pour qu’il disparaisse dans la longue côte vers Werbomont. Normalement, je devrais le rejoindre assez facilement, il m’a quand même fallu faire 20 km pour faire la jonction.

Des groupes entiers de régionaux et de Flamands nous dépassent sans arrêt. Il y a du monde sur ce cyclo-coteur et cela se verra aux ravitaillements.

Au km 39, nous sommes à Chabrehez, pas loin de la Baraque Fraiture. Et, effectivement, il y a du monde. Il faut faire la file pour arriver à la nourriture et surtout à l’eau, où le préposé fait des allers retours au cimetière.

Mais jusqu’ici Patrice avance bien dans les montées. Malgré son handicap volontaire avec son gros sac à dos (« et pourtant, j’ai enlevé le maximum », dixit l’intéressé). La Côte de Bonnerue est la première grosse côte de la journée, des groupes entiers continuent à passer. Nous restons jusque Bastogne avec quelques cyclos dont une dame, qui a l’air de motiver Patrice, surtout quand il met son nez dans son derrière. Mais, lui qui a le contact facile, est resté cette fois-ci sans voix. Et pourtant, ce devait être une hollandaise. Les hollandais, c’est tout ce qui restait avec nous, lorsque tous les express régionaux sont passés.

Tavigny, km 86, 2ème ravito. Encore plus de monde (les 150 et 180 s’y retrouvent). Mais ici, il y a assez d’eau via une lance.

Notre hollandaise est partie, Patrice n’est jamais pressé aux ravitos, mais là aussi, il part dans tous les sens.

Pas le temps de dire ouf, dans les montées descente du haut plateau, que nous arrivons au 3ème ravito au km 108.

Mais maintenant, nous allons attaquer la Côte de Wanne, moment de vérité pour Patrice. Il fait chaud, même sous les arbres, et cette côte me parait encore plus longue que les autres fois.

Le 4ème ravito au km 133, il ne reste plus que les hollandais et nous. Le ravito est famélique. Il ne reste que les restes des petites distances. Comme d’habitude quand il y du monde et que les ravitos servent à des multi-distances, les petites distances affamées bouffent tout. Patrice a prévu le coup, il lui reste des tartes au riz et un régime de bananes. Il fera les dernières côtes, plus léger. Pour l’eau , le cimetière n’est pas loin. Ici aussi, quelques cocos ne prennent pas la peine de descendre de vélo pour arriver au ravito, bloquent tout et surtout ne bougent pas.

Il reste encore les Côtes de Roanne et du Rosier à faire, avant, avant… de faire la REDOUTE.

Patrice, c’est son test ultime, voir s’il est devenu un grimpeur. Il veut faire La Redoute sans s’arrêter. Il voulait même déjà la faire le matin avant de démarrer, parce qu’après 175 km, ce n’est plus vraiment la même chose.

Donc nous arrivons à Remouchamps via l’Amblève, et nous attaquons la Redoute. Moi, je suis cuit, trop chaud, et avec mon 39x27, j’ai quelques appréhensions. Et pourtant ça passe, tout en danseuse, les muscles tirent de partout, mais ils tiennent. J’attends Patrice au sommet, qui arrive hilare, « je suis passé, et je ne me suis pas arrêter, c’est la 1ère fois ».

C’est donc un Patrice tout guilleret qui termine ce cyclo-coteur. Et dire que les BRMs ne recommencent que le 15 aout….

 

20-07-2013 Aywaille-Bastogne-Aywaille



_________________________________________________________________________________________________________________

Dimanche 14/07/2013 : Sortie Club dans le Pajottenland
Par Alain Darville

Pendant qu’Eric et Jean-Louis allaient s’expliquer au Brevet de Weerde sur le 135 km, que Patrice se remettait de son RM 1200 km en faisant un BRM 200 km à la mer, moi, une sortie club m’arrangeait pour que je puisse récupérer de ma double flèche de Belgique Bxl-Knokke-Bxl (un petit 260 km).

Nous avons donc fait connaissance de Luc et Anthony. Luc, un français, recommence le vélo après une longue pause et cherche un club à Bruxelles. Il a encore de beaux restes, et où qu’il aille, il risque de faire trembler assez vite, les cyclos qu’il rencontrera. Anthony a été mis de force sur le vélo par Pietro. Plus habitué à piloter des bolides motorisés sur circuit, il a encore quelques sorties à faire pour être à l’aise sur son vélo.

Nous les avons accompagnés sur le 60 km, avec Pietro, Freddy, Michel, Jean-Paul, Stéphane et Guy. Comme c’était à une allure relax, j’ai pu faire quelques photos. Et comme en plus, le beau temps était de la partie, ce fut une agréable sortie. Freddy ne se sentait plus dans les côtes, Pietro faisait quelques tests de puissance, Michel forçait un peu sur son biper mais tenait bon et moi, je n’ai jamais roulé aussi vite dans les montées, mais nous sommes restés groupé.

14-07-2013

_____________________________________________________________________________________________________________________

 

Samedi 13/07/2013 : Un BRM à la mer
Par Patrice Martin

Récit du BRM 200 km d’Ostende vers Thérouanne en solitaire de Patrice…

Comme il n'y avait pas de trace GPS, j'en ai fait une moi-même ...  et je l'ai suivie.  Je suis parti ...  le dernier et j'ai rattrapé José-Maria et j'ai poursuivi seul jusqu'au premier contrôle où j'ai retrouvé la troupe (Mic, Marcel, Etienne, Guy, ... et bien entendu notre André national).

Bizarrement Antonio est arrivé après moi sans que je le dépasse ...  mais je suivais ma trace.

Entre le premier et le second contrôle j'ai découvert les problèmes de ma trace, ... chemin de campagne impraticable, détours par les départementales les plus proches.  Arrivée à Thérouanne, je vois le vélo d'Antonio sur la devanture d'un marchand de vélo, je craignais un problème technique mais il était en quête d'un cachet.

Il me dit qu'il va chercher une épicerie pour se ravitailler.  Je fais mette mon "tampon" chez le marchand de vélo et me dirige vers le centre du village, je vois un magasin carrefour et vais m'acheter des victuailles.  Avant d'entrer, je rencontre José-Maria.  Nous achetons de quoi nous sustenter et il fait mettre un cachet dans le carrefour.  Puis nous poursuivons notre chemin.  Chacun de notre côté car je veux "vérifier" ma trace. En chemin je m'arrête encore pour manger et plus tard je retrouve José-Maria.  Je le dépasse et me rends au 3ème contrôle.  'T Rohardushof.  J'y retrouve Antonio qui venait d'arriver et je lui dis que José-Maria devrait arriver car il n'était pas loin derrière moi.

A peine 2 minutes plus tard, je vois un casque passer, je me précipite sur la route et siffle José-Maria qui passait devant le contrôle sans le voir.  Il s'arrête et nous rejoins.

Nous mangeons et buvons et après environ 20 à 30 minutes nous repartons et je continue à suivre ma trace, j'arriverai à 17h35 au café De Ton. Pour le train de 17h43 ... c'est pas possible mais je décide de prendre celui de 18h43 (départ vers 18h15 de De Ton).  Je verrai encore Antonio et José-Maria arriver mais José-Maria (venu avec moi en train le matin) repartira plus tard.

Dans l'ensemble pas trop de douleurs au genou gauche mais je n'ai pas fait d'efforts appuyés.

En ce qui concerne la trace 800 mètres de route de campagne dont 300 à pied dans l'herbe.  Quelques routes avec des pavés (j'aime pas les pavés) pour le reste, pas mal.

______________________________________________________________________________________________________________________

 

Mercredi 03/07-Samedi 06/07/2013 : RM 1200 Km Herentals - Paris - Cosne s/Loire - Reims – Herentals
Par Patrice Martin

Préparation

Vélo, bagages, nourriture, vêtements, ...

La veille se rendre au Bed & Breakfast « Chez Jeanine » à Morkhoven.

Sur le quai de la gare de Bruxelles Nord, j'attends le train pour Herentals. Sur le quai je remarque un homme de grande taille qui transporte manifestement un vélo dans un grand sac. Il me remarque avec mon vélo de « randonneur » (mon Canyon est équipé d'un sac sur le guidon et d'un porte bagage avec un sac et sur le dos je porte le sac qui contient des vêtements et ce qui est nécessaire pour un 1200). Il me demande si je vais à Herentals, c'est le cas et nous faisons connaissance car il vient, lui aussi, pour le 1200. Nous parlons en anglais. Ce n'est que dans le train qu'il m'expliquera qu'il vient de Münich (München) et que je lui dirai « dan Sprechen Sie warscheinlich Deutsch ». (Traduction pour les non-initiés à la langue de Goethe : «  Alors vous devez probablement parler Allemand. ») Et j'en profiterai pour réactiver mes connaissances d'Allemand ... qui datent depuis un peu plus de 30 ans...

Au Bed & Breakfast je partagerai ma chambre avec Matt Chambers et dans une autre chambre un couple d'Allemand (tandem, Elke und Bernd).

 

Le premier jour : baptême

Départ à 5 heures après les formalités d'inscriptions, il y a environ 45 inscrits.

Des américains (8?), des Français (8), des Allemands, des Britanniques, des Brésiliens, des Italiens, ... et bien entendu des Belges (je ne dispose pas de tout l'inventaire).

Mon premier 1200 km est un baptême et pour un baptême il faut de l'eau, .... alors nous avons eu droit à une centaine de kilomètres sous la pluie. Pas trop habillé, (petite chemisette qui évacue la sueur et un coupe vent – gore-tex – prévu comme « déperlant » aura toutes les peines du monde à «déperler » tout ce qui nous est tombé dessus). C'est sous la pluie que nous traverserons Bruxelles, pas très gaie cette traversée dans la circulation sur des routes mouillées et parmi des chantiers routiers ici et là. Je ne sais ce que nos collègues cyclistes étrangers retiendront de Bruxelles. Au premier contrôle à Naast, j'aurais l'occasion de retrouver pas mal de monde et de voir une italienne tremblant de froid ainsi que Antonio qui lui aussi grelottait. Je serai dans le même état lors du redémarrage de Naast. Quelques kilomètres plus loin la pluie s'arrêtera enfin et nous pourrons commencer à sécher petit-à-petit.

Un peu plus tard nous nous sommes retrouvés sur le parcours du 600 de Tournai, j'ai même crains un moment avoir laissé ce parcours de ce 600 dans mon Gps et j'ai craint de m'égarer sur cet autre parcours, ... heureusement il n'en était rien. Second contrôle à Choisy-au-bac, non loin de Compiègne. Nous repartons vers notre premier arrêt sommeil vers Villeparisis, hôtel Formule 1. La nuit sera courte, on devrait se lever à 4h pour repartir vers 5h.

Je ne dormirai que 2h, pas de douche (je sais je suis un « porc » mais je privilégie le sommeil après cette longue étape de 365 km). Je partagerai ma chambre, en tout bien tout honneur avec Antonio (Moreno Casas) et Stanislav Kuhnov (si je ne me trompe) un Russe, comme son nom l'indique. Antonio va d'ailleurs pendant la nuit remettre Stanislav à sa place car celui-ci commence à ronfler à en faire trembler tout l'hôtel ;o)))

 

Deuxième jour on va un peu jouer ... (en espérant ne pas le payer plus tard)

Nous repartons de Villeparisis direction Paris que nous allons un peu visiter. On constate que dans tous les pays on essaye de fournir aux cyclistes des infrastructures mais copier les recettes des voitures n'est pas toujours une bonne solution. Nous avons eu droit à des « casse vitesses » pour vélos. Ravitaillement sur le parking d'une grande surface et nous nous dirigeons vers Orléans, sur cette portion, je me retrouverai avec Antonio et un groupe s'exprimant an anglais et composé d'un Britanniques (Matt Chambers, mon compagnon de chambrée dans le Bed & Breakfast « chez Jeanine »), un autre que nous croirons longtemps être un américains et un Russe, Stanislav. Pendant cette portion du parcours nous nous amuserons à nous relayer et à faire un peu « la course » ici et là, un peu comme des gosses en espérant ne pas devoir payer trop cher plus tard ces petits jeux.

Alors que nous roulions ensemble, Antonio et moi, nous aurons envie de nous reposer, aussi bizarre que cela puisse paraître, en cas de fatigue, se « poser » 5 à 10 minutes, s'asseoir, ou se coucher dans l'herbe et fermer les yeux quelques minutes peuvent « chasser » la fatigue. Lors d'un de ces repos, un groupe passe et nous invite à le rejoindre, nous remontons sur nos vélo le plus rapidement possible et, Antonio et moi, nous lançons dans une course poursuite (appelée aussi « chasse patate ») ... en fait de repos, pour rattraper le groupe, nous avons dû accélérer jusqu'à plus de 35 km/h pour les rejoindre. Nous y sommes parvenus. Ensuite ce groupe composé d'environ 8 cyclistes, se relaient régulièrement. Il y a même un randonneur avec un vélo fixie et un t-shirt Duvel (Belgian beer). Et nous poursuivrons ainsi un bon moment notre route.

Nous arriverons à Cosne-sur-Loire et à l'hôtel, je désire prendre une douche mais ... quand on allume dans la douche, la lumière de la chambre s'allume et dérange les deux autres occupants qui dorment déjà. A nouveau je devrai, car je ne veux pas déranger les autres, me passer de douche. Décidément, c'est dur dur de prendre une douche sur un 1200.

 

Troisième jour, coupe vent randonneur sacrifié, l'abandon sur casse mécanique n'était pas loin, après-midi le coup de chaleur, les fuites, les moustiques, ... la poisse et l'apparition de Bernard le sauveur.

Le troisième jour commencera correctement je me retrouverai avec Antonio et comme il fait chaud, je voudrais « arborer » le beau coupe-vent « randonneurs.be ». Mais comme il avait été mouillé lors des 100 km de pluie du premier jour, il était encore humide. J'ai voulu le mettre à sécher sur mon sac sur le porte bagage mais je ne l'avais pas attaché correctement (la prochaine fois il me faudra prendre des pinces à linge) dans une descente, le coupe-vent en a profité pour se glisser dans mon dérailleur et s'enrouler 3, 4, 5, 6, 7, 8 fois ou plus dans mes vitesses et même sous la cassette. Cela jusqu'à ce que ma roue arrière bloque sur une distance 3 à 5 mètres (je me demande encore comment je ne suis pas tombé). Me voilà bien embarqué. Ayant déjà dû abandonner sur le 400 de Lier pour bris de dérailleur, je crains le pire quand je vois le tableau. Antonio m'aidera à « détricoter » calmement cet ouvrage tout-à-fait involontaire en évitant de détériorer le dérailleur. Encore merci à lui pour son aide précieuse. Nous repartirons environ 10 minutes plus tard, un coupe-vent détruit mais en évitant un abandon sur casse mécanique.

Lors d'un arrêt près d'une « moyenne surface » ou nous nous sommes restaurés, je constate un fuite à l'arrière, mon pneu le plus solide (Schwalbe marathon plus ! ! ). Fuite bizarre, je constate lors du démontage que la pipette est « extraite » de la chambre à air ! ! ! C'est peut-être une conséquence du blocage de la roue lors du « broyage » du coupe-vent dans mes vitesses.

Plus tard dans l'après-midi, mes forces m'abandonnent, probablement un coup de chaleur. N'ai-je pas assez bu ? Pas assez mangé ? ... Je ne sais pas en tout cas je ne sais suivre personne et je poursuis à mon rythme avec mon GPS.

Dans la campagne Champenoise, bien avant Epernay, je m'aperçois que j'ai une autre fuite, encore à l'arrière ! ! ! Et de deux (purée). Je m'arrête sur le bord de la route, je démonte la roue arrière et je veux mettre une nouvelle chambre à air mais, je suis piqué  par un moustique puis un second, puis un troisième, ... purée, je suis attaqué comme je ne l'ai jamais été, je m'éloigne de 10, 20, 30, 50 mètres .. ; mais rien n'y fait. Je dois revenir près de mon vélo, remettre la roue « non réparée » et repartir pour m'éloigner de ce guet-apens. Je m'éloigne donc de ce royaume des moustiques (en réalité des taons bien agressifs) sans avoir réparé ma roue. Je ne pourrai le faire que plus un kilomètre plus loin. Là j'attendrai un moment avant de sortir mon matériel au cas où une autre colonie voudrait aussi s'abreuver d'hémoglobine à mes dépend. Enfin je pourrai réparer.

Dans un village, quelques kilomètres plus loin je parlerai de mon aventure qui est apparemment courante dans les environs. Je ne bois pas de champagne mais les taons champenois boivent mon sang ... C'est pas juste. Après le 1200 je ferai l'inventaire et j'ai été victime d'une bonne vingtaine de piqures.

Je poursuis ma route et à une cinquantaine de kilomètres de notre étape journalière, juste après la traversée des vignobles réputés (Veuve Cliquot, Taitinger, ...). Je constate à nouveau une fuite à l'arrière ... (Grrrr). Je m'arrête et je place ma dernière chambre à air. J'espère qu'elle va tenir car je n'ai plus de « cartouche » cette fois, ça passe ou ça casse. Alors que je termine ma réparation, Bernard Peguin me rejoins. Il s'arrête et me demande si cela va. Je lui dis que j'ai installé ma dernière chambre à air et que j'espère qu'elle va tenir. Il allait poursuivre sa route mais après quelques mètres, il revient vers moi et me propose une chambre à air de réserve pour ne pas rester sans aucune marge de sécurité. J'allais refuser mais comme il insiste, j'accepte et comme ma réparation était terminée, je l'accompagne. Finalement nous terminerons ensemble les près de 50 kilomètres qui restaient à parcourir ce jour-là. Nous grimperons « le mont de Reims » ensemble et, ce dont je me doutais déjà, j'aurai la confirmation que c'est un sacré « crac » ce Bernard. La chambre à air donnée pour « sécuriser » le parcours et sa compagnie (en même temps que la température qui était plus « supportable » en fin de journée) et la compagnie de Bernard m'ont remonté le moral en cette journée marquée par la poisse. Encore merci Bernard.

 

Quatrième jour : re-poisse (pu.... rée) chaleur, des montées à n'en plus finir, un contrôle, doute, un dernier contrôle, le dernier sprint, il n'y a plus rien à ménager, on y va à fond.

On se réveille vers 4h, petit-déjeuner ente 4 et 5h. Cette fois je m'habille rapidement car je tiens à profiter de ce petit-déjeuner et je veux prendre quelques réserves. ... Mais je constate encore une fuite à l'arrière. Je monte donc avec l'aide du collègue de Jan et d'un Allemand (Alex König, qui roule avec un autre Allemand qui était venu avec moi de Bruxelles à Herentals – Andreas Schade et avec un Néerlandais Zandbergen). Nous installerons la chambre à air de Bernard. Comme je suis, à nouveau sans réserve, Alex me donnera une, puis même une seconde chambre à air. Je ne partirai que vers 6h après réparation. Le brouillard nous accompagne. Je reste au contact d'Alex, Andreas et de Zandbergen quelques kilomètres, car ils roulent vraiment à l'aise. Je décrocherai vite et poursuivrai seul. Quelques kilomètres plus loin le groupe des trois est à l'arrêt, Alex, qui m'a donné deux chambres à air est lui-même, victime d'un bris de rayon. J'espère ne pas lui avoir « transmis » ma poisse. Comme je ne peux aider, je poursuis ma route. Cette quatrième journée, comme la troisième d’ailleurs est loin d'être plate. Et le brouillard levé, la chaleur va, à nouveau, nous accompagner. Direction Cerfontaine où je vais me sustenter d'une soupe et envisager de manger des pâtes mais, le calcul de la distance à parcourir et du temps qui reste me fera supprimer les pâtes.

Direction Eghezée, encore des montées et des descentes. Entre Cerfontaine et Eghezée, je retrouverai Antonio. Je m'étonne parce qu'il était bien loin devant moi. Il me dit alors qu'il a eu une grosse « fatigue » et qu'il est resté 1h30 à Cerfontaine. Lors d'un arrêt en direction d'Eghezée, je retrouverai André. Nous nous fournirons en boissons fraiches dans une salle de sport. Nous poursuivrons notre route vers Eghezée. Au dernier contrôle, il restera 68 km. Cette fois, les derniers calculs sont faits et je sais que je ne dois plus rien garder « en réserve ».

Je décide de foncer au plus vite. La première partie sera avalée à une vitesse (compteur) proche de 30 km/h sur un ravel, afin de gagner le plus de temps possible. Mission accomplie, mon espoir grandi. Cependant en quittant le ravel et en revenant sur des routes « normales » je serai confronté à des travaux ... qui m'obligeront à prendre une autre route en perdant un temps précieux ... le moral redescend. Purée ces travaux vont-ils m'éliminer ? Je poursuis ma route et reprend courage en atteignant la longue ligne droite (ravel) qui conduit à l'arrivée mais sur mon GPS cette longue ligne droite ne diminue pas assez vite à mon goût. J’accélère donc à nouveau et monte à nouveau à 30 km/h sur ce ravel. Je prends des risque à chaque traversée de route, je passe à l'oreille, je freine à peine si je n'entends pas de bruit de véhicule. (Si un vélo me croise je risque de l'emboutir à pleine vitesse, ... un comble).

Heureusement il n'y aura pas d'accident et je pourrai me rendre au dernier contrôle 'de snelle duif » sans autre problème. Des applaudissements des autres participants ayant terminés et déjà douchés, deux médailles et un généreux barbecue m'accueilleront. André me suivra de peu.

 

Quelle aventure...


Quelques photos du 1200 km: Malheureusement, Patrice roulant souvent en solitaire n'y apparait pas très souvent.

Les photos de Patrice Martin:

 

03-06 juillet 2013 RM 1200 KM Morkhoven


402 photos de Guy ROEFS (België)
https://plus.google.com/photos/112979861092984792301/albu...
206 photos de Henk ZANDBERGEN (Nederland)
https://picasaweb.google.com/107362271220102458254/WRB120...
186 photos de Axel König (Duitsland)
http://picasaweb.google.com/105892202620706290820/HCH2013
390 photos de John ENDE (USA)
http://flickr.com/gp/58207394@N05/3tDF37/

Un beau compte-rendu (en allemand) de Andreas SCHADE (Duitsland)
http://www.triathlon-szene.de/forum/showpost.php?p=925374...
http://www.triathlon-szene.de/forum/showpost.php?p=925376...