08/09/2013

Sorties Septembre 2013

Dimanche 29/09/2013 : Le dernier BRM
Par Alain Darville

Cette fois c’est le dernier. Le dernier BRM de la saison et c’est un BRM 200 km. Il devait avoir lieu au mois de mars, mais la neige l’a fait reporter à ce dimanche. Ça m’arrange, je n’aurais pas pu faire celui de mars.

Ternat n’est pas loin de Bruxelles, je n’ai pas dû me lever trop tôt cette fois-ci surtout que le départ se fera après 8h du matin. Patrice est bien sur là, il doit montrer fièrement son titre de Randonneur de l’année 2013, le classement sera bientôt publié officiellement. C’est une première pour le petit club de l’Aurore-Cyclo, André s’en est souvent rapproché sans jamais l’atteindre. André qui est absent.

Le parcours sera Ternat-Sluis (aux Pays-Bas). Parcours facile et tout plat, avec le vent dans le dos pour partir. Le départ se fait un peu de manière chaotique,  chacun partant au compte goute pour que le groupe se forme enfin après quelques kilomètres. Les randonneurs habituels sont là sauf Mic.

Ce BRM est organisé par Daniël de Nijs avec le soutien de Robert Luyckx.

Thierry, le cyclo solitaire avec qui je roule de temps en temps (rarement) est là. Mais visiblement l’allure pas très rapide du groupe ne lui convient pas du tout. Il ne faut longtemps pour qu’il s’en aille seul. Mais comme il se trompe souvent, c’est seulement après sa 4ème envolée qu’il disparaitra définitivement.

Après 25 km nous nous arrêtons chez Marcel Fieremans pour rencontrer toute sa famille, boire un café et manger un morceau de cake. C’est très sympathique de sa part même si sa cuisine était un peu petite pour accueillir le groupe fort d’une grosse vingtaine de cyclos.

Nous repartons sur le même tempo. Tempo vraiment lent, j’ai parfois envie de dormir sur le vélo, malgré le fait qu’il faut rester concentrer en permanence pour éviter les trous et le cyclo devant soit en cas de freinage un peu appuyé.

Nous traversons Gand, pour un Xième parcours à travers la ville. C’est intéressant pour moi qui suis toujours à la recherche de la traversée la plus efficace de la ville lors d’une flèche.

Ensuite nous partons vers Sluis, mais à Sluis il y a toujours du monde, et pour recevoir une bande comme la nôtre, c’est un peu difficile. Nous longeons donc le canal vers Damme et nous nous arrêtons dans un café tenu par une dame bien sympa qui est toute en affaire avec ses cocas vendu au prix de 1,77 € (surtout pour rendre la monnaie).

Après ce 1er ravito, l’allure augmente sensiblement. Nous avons perdu dans l’aventure Daniel Cauchie qui visiblement n’est pas reparti avec nous.

Le parcours champêtre est un peu tortueux, les freins et les jantes sont mis à contribution entre chaque relance. Antonio en profite pour crever un pneu, sous l’œil attentifs de veaux qui voulaient jouer avec nous.

Vent de face, quelques cyclos du groupe ont fait un gros travail, moi, ça m’arrange, je ne me fatigue pas trop tout en roulant à une allure correcte.

Le 2ème ravito se fait dans une boulangerie à Sint-Martens-Leerne. Celle-ci est dévalisée en boissons et pâtisseries. Il fait un chaud et je suis trop habillé. Pas facile de partir à 10°c pour se retrouver à 22°c l’après-midi.

Mais après Sint-Martens-Leerne le parcours plat est terminé. Cela va commencer à monter, même si ce sont souvent de longs faux-plats. Patrice en profite pour disparaitre à la 1ère grosse montée.

L’allure ne faiblissant pas, le groupe perd quelques éléments.

Les 212 km sont finis vers 17h30. C’était un beau parcours, même si les routes empruntées étaient parfois un peu limite pour un groupe (étroites et parfois avec des trous). Mais à mon avis, c’est le cas de toutes les routes dès qu’on quitte les grands axes.

29-09-2013 BRM 200 Ternat

 

Lien vers le site de Daniel Cauchie

 

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Samedi 21/09/2013 : Le BRM 200 de Lier
Par Alain Darville

C’est l’avant dernier BRM de la saison, Patrice qui a gagné le classement général est en roue libre, mais aujourd’hui, il va souffrir. Pas par le parcours, qui est plat, même pas 200 m de dénivelé, mais à cause de moi.

Nous sommes donc partis à deux, un peu après 9h, nous avons 1h et demi de retard à cause d’une barrière de chantier qui a attaqué ma voiture. Le temps de faire les palabres et le constat, tout le monde est parti. Nos cartes BRMs nous attendent et nous partons avec le GPS. Si on avait eu le parcours sur feuille de route, on y serait encore.

Cela ne va donc pas chômer. Le tempo est assez élevé, tant que Patrice suit, ou même mieux trace devant, j’en profite. Dès qu’il fait mine de ralentir, j’essaye de garder le rythme.

A peine ralenti par un pont en réparation sur le Canal Albert, pont passé à pied, nous reprenons notre marche en avant de plus belle.

11h30, nous sommes à Bergeik, au 1er contrôle (km 66), nous saluons Louis Beirinckx, qui dîne.

Aux Pays-Bas, il faut redoubler de prudence aux carrefours pour ne pas finir à l’hôpital, les hollandais ne freinant jamais, s’ils ont priorité. On avance toujours, Patrice suit, mais le vent est depuis le départ dans le dos.

Le 2ème contrôle est à l’Abbaye Notre-Dame de Saint-Benoît d'Achel (Sint Benedictus Abdij à De Achelse Kluis). Nous y retrouvons Jan Geerts et Daniel Cauchie avec quelques cyclos allemands et hollandais, dont un avait oublié sa carte de BRM, que nous cachetions pour lui. A l’intérieur du réfectoire, nous retrouvons André et Daniel qui roulent de concert. André est un peu flagada après un mois d’abstinence vélo, c’est Daniel qui fait le tempo du groupe.

Nous traversons de beaux paysages, mais pas de photos aujourd’hui, pas d’humeur. Le vent de face, nous ralentit un peu. Patrice jouant au yoyo, il connait quelques cycles : Il traine, je ralentis, il revient, il passe devant et accélère comme un possédé, je suis, dès qu’il ralentit, je repasse devant, et il ralentit de plus belle, etc…

A ce petit jeu nous reprenons et dépassons après 20 km, André, Daniel et les 2 hollandais. Un peu plus loin nous repassons Jan, Daniel et leurs allemands.

Maintenant, nous suivons le Canal Maas-Schelder sur de nombreux kilomètres. Même si le vent de face n’est pas fort, tirer le grand plateau sur autant de kilomètres commence à fatiguer.

Patrice essaye de s’alléger. Son porte bidon qui s’était déjà détaché sur la flèche Hasselt-Rocherath, est maintenant cassé. No comment, mais je n’en pense pas moins. Que tout le monde se rassure, les aventures des bidons baladeurs vont continuer, car il a des portes-bidons du même type en réserve. Sans doute un lot donné à l’achat d’un autre élément pour vélo.

Le 3ème contrôle est à Geel, au km 162. Le sprint final est entamé, mais le sprint ne se fera pas très vite, Patrie ralentissant de plus en plus.

A 17h20 nous y sommes. Nous attendons André, Jan et Daniel pour faire la réunion du calendrier 2014.

En pleine nuit, il ne reste plus qu’à rentrer à Bruxelles, mais comme des travaux se font entre Lier et Malines, le GPS devient fou, et nous tournons en rond, les déviations jouant au ping-pong. 20 km en plus que prévu, j’avais envie d’abandonner, là, ma voiture cabossée avec Patrice dedans.

 

21-09-2013 BRM 200 Lier

 

Lien vers le site de Daniel Cauchie

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Dimanche 15/09/2013 : Les photos de la sortie

15-09-2013 Sortie Club

Le film des photos:


15-09-2013 Sortie Club

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Samedi 14/09/2013 : Le BRM 200 de Beveren-Waas
Par Alain Darville

Ca y est !!! Si Patrice le fait, il est sacré, ce samedi, « Randonneur de l’Année 2013 ». Une année d’efforts enfin récompensée par ce titre qui, pour moi, est certainement, le plus élevé en Belgique, pour un cyclotouriste. Déjà 11x200km, 5x300km, 3x400km, 2x600km et 1x1200km !!!

Mais avant ça, il faut encore faire ce BRM 200 km. C’est un parcours connu, il se roule majoritairement aux Pays-Bas en partant de Beveren-Wass (pas loin d’Anvers) et en passant par Assenede, Boekhoute, Watervliet, Sint Magriete et Aardenburg (1er ravito après 84 km). Ensuite, le parcours va jusque Breskens, qui se trouve le long de l’embouchure de l’Escaut. Ensuite il faut suivre l’Escaut en passant par Terneuzen, le 2ème contrôle se trouvant dans un camping au km 150. Le retour se fait par Paal, Nieuw Namen et Verrebroek.

La journée s’annonçant pluvieuse, le K-Way est de sortie. Nous allons partir avec le groupe. Cela nous changera des autres années. La 1ère fois nous avions terminé avec le groupe qui nous avait rejoints au 2ème contrôle. La 2ème année, le groupe ne nous a jamais rejoints. Donc maintenant, nous verrons ce que cela donnera. Parmi les BRMistes connus, outre Patrice, étaient présents, Mic Camertijn, Antonio Moreno Casas, Jan Geerts, Marcel Firemans, Robert Luyckx et Kristof Allegaert. Rien qu’avec le dernier nom, on sait d’avance que ça va rouler.

A huit heure, le petit groupe, d’une douzaine de cyclos s’élance. Ça tombe bien, à huit heures précise, la pluie s’arrête de tomber, mais pas le vent du nord. Quelques gouttes tombent encore, mais dans un groupe, lorsqu’on n’est pas en tête, on reçoit toutes les projections d’eaux des cyclos devant soi. Mais c’est ça ou le vent…

Cela roule donc assez vite, un petit 30 km/h. Les hommes devant ne demandent aucun relais, moi ça m’arrange. Nous récupérons assez vite Jan et Antonio, partis un peu avant le peloton. Antonio en profite pour crever, le groupe s’arrête pour attendre la fin de la réparation.

Sur les pavés, Patrice perd comme d’habitude un de ses bidons, mais comme il trouve que ses portes-bidons sont magnifiques, il ne veut pour rien au monde les changer pour des modèles un peu plus efficaces.

Encore une crevaison juste avant d’arriver au 1er contrôle d’Aardenburg, et nous y sommes à 11h. 3 heures pour faire 84 km avec 2 crevaisons, un peu de pluie et beaucoup de vent souvent de côté, ce n’est pas mal. Mais c’est surtout usant. Il faut sprinter à chaque relance, pour rester dans le groupe, et chaque mètre perdu, se transforme en gros effort pour revenir. Le vent souffle très fort, cela promet le long de l’Escaut.

Au départ d’Aardenburg, le pleut maintenant à verse. Le départ se fait sur les chapeaux de roue, et le groupe explose directement. Trop de vent, trop de fatigue des 1er 80 km. Marcel et Robert restent avec un BRMiste débutant, je reste avec Patrice, mais le vent est maintenant vraiment de face pour arriver à Breskens. C’est vraiment très dur, nous roulons encore à 20 km/h. La pluie a cessé, on ne la verra plus, le soleil fera même de timides apparitions.

Après Breskens, nous retrouvons le groupe des forts avec Mic, Kristof et Gino Maes, l’organisateur qui avaient fait un stop. Mais même avec un vent plus favorable, ils vont trop vite et finissent par disparaitre. Rouler à 40 km/h, je ne sais plus. Patrice et moi, nous roulons donc de concert. A Terneuzen, nous longeons la digue de l’Escaut, en plein vent, je commence à me demander ce que je fais là. A un moment donné, Patrice disparait, je ne le reverrai qu’au 2ème contrôle. Il voulait photographier un cargo qui passait, mais avec son Smartphone éteint, il fallait encore l’allumer avant de faire cette photo.

Le 2ème contrôle se mérite, pour y arriver, c’est plein vent de face. J’avance encore à 17 km/h complètement vidé. Je retrouve le groupe de Mic, mais cette fois-ci je vais les laisser partir.

Les 40 derniers kilomètres pour revenir à Beveren sont enfin plus faciles. Le vent est souvent dans le dos, ce qui fait que nous avançons rapidement.

Il est 16 h quand nous arrivons.

Patrice est fêté comme il se doit. Chacun le félicitant pour son exploit : Il est maintenant officiellement sacré « Randonneur 2013 ». Surtout qu’à mon avis personne n’aurait parié un kopek sur lui en début d’année.

 

14-09-2013 BRM 200 Beveren-Waas


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Samedi 07/09/2013 : BRM 200 de l’Aurore-Cyclo
Par Alain Darville

Tout d’abord un grand merci aux 19 participants au 2ème BRM 200 de l’année de l’Aurore-Cyclo. Ce BRM nous fait partir d’Anderlecht et nous amène à l’Abbaye de Maredsous. C’est André qui nous a concocté un joli petit parcours. Joli mais pas facile avec ses 1750m de dénivelé pour 203 km.

Merci donc à Christian, Roger, Manuel, Mic, Michel, Marc, Marcel, Jose Maria, Jan, Bernard, Robert, Eddy, Patrice, Franck, Daniel, Eric, Yves et André pour être venu.

Quelques participants impatients étant partis avant le groupe, celui-ci s’élance à 07h30 tapante, fort d’une petite dizaine de cyclos aguerris aux longues distances comme Mic, Robert, Marcel, Michel (notre allemand), Marc, Eddy et Franck (Marcel revenant tout juste d’un BRM 1000 km à Berlin) et de deux néophytes : Christian et Manuel. Comme je représente le club, j’assume, après les inscriptions, la conduite du groupe.

Nous partons direction Ruisbroek. Je découvre le parcours sur mon GPS en même temps que les autres. Le but est de ne pas trop se tromper tout en maintenant un tempo que tout le monde peut suivre. Comme André a privilégié les petites routes, bien plus agréables que les grands routes, les montées sont bien plus abruptes. C’est une succession de petites côtes, pas trop longues , mais assez pentues. C’est le genre de côtes que j’aime bien, je peux les monter en force. Ce qui fait qu’au sommet, c’est en roue libre que j’attends que le groupe se reforme pour continuer.

Nous passons par Hoeilaart et Genval pour arriver à Mousty vers 09h30, le 1er contrôle au km 43. La moyenne n’est pas très élevée, mais le dénivelé, lui l’est. En plus le vent est de face.

Nous retrouvons Patrice et Jose Maria qui prennent le thé devant la devanture de la Boulangerie locale envahie par la petite troupe. Patrice qui a envie de gagner, avale tout tout rond, et démarre aussi sec, suivi de Jose Maria qui se demande pourquoi il doit rouler aussi vite.

Nous, nous continuons vers Mont-Saint-Guibert. Mais maintenant, je ne suis plus tout seul à faire le tempo, Mic vient mettre ses moustaches à la fenêtre, de même que Marcel. Le rythme augmente un peu, et c’est seulement, lorsque le garde boue de Marcel perd une vis, que je m’aperçois que nous avons perdu Robert, Christian et Manuel. Nous nous arrêtons pour revisser, mais rien à l’horizon.

La vitesse augmente « sensiblement » sur le plat pour arriver à Jemeppe Sur Sambre, nous récupérons Roger, mais maintenant, avant d’arriver à Fosses-la-Ville, nous nous attaquons à la grosse montée de la journée. Trop longue pour être montée en puissance, elle doit se faire en moulinant, ce que je n’aime pas. Au sommet, Robert revient de je ne sais pas où et continue avec nous.

A Fosses-la-Ville nous prenons le Ravel pendant 20 km jusque Maredsous. L’avantage, c’est que la pente de la montée est toute douce, même si pour arriver à cette pente, les ingénieurs du chemin de fer ont du faire des zig-zags pour épouser les courbes de niveau des collines. Nous passons Jan, qui fait une pause banane.

Pour arriver à Maredsous, André nous fait passer par un petit chemin réservé aux piétons avec une pente avec un pourcentage infernal. C’est tout essoufflé que nous nous retrouvons devant le resto-cafétéria-magasin de l’Abbaye. Il y a du monde, c’est une industrie avec tous les produits dérivés de l’Abbaye qui sont en vente. Les tartines au fromage de l’Abbaye se vendent comme… des petits pains. Nous avons fait 101 km, il est midi, c’est le 2ème contrôle, et nous retrouvons Patrice et José Maria (tout ébouriffé) qui dégustent la soupe locale.

Nous faisons la file à la caisse avec les pèlerins/touristes pour acheter à boire/manger. Mais l’arrêt sera assez court, Mic veut repartir assez rapidement. Nous partons quand arrivent nos deux néo-brmistes, Christian et Manuel.

Le retour est sensiblement plus rapide que l’aller, ça descend plus et le vent est dans le dos.

Mais les petits ennuis vont se succéder…

Comme le chemin du retour est le même qu’à l’aller, je m’attends à voir Daniel et son petit-fils Eric, mais rien en vue pendant de longs kilomètres. Je finis par me douter qu’ils ont abandonné. Daniel avait un GPS qui refusait tout service et Eric n’avait absolument pas l’entrainement pour faire ce BRM.

Première double crevaison d’Eddy, avec qui je venais de m’instruire sur ses dérailleurs électriques. J’ai donc appris que lorsque la batterie devenait faible, la chaine se mettait sur le petit plateau devant, et il restait 200 changements possibles sur le dérailleur arrière avant que tout ne soit bloqué. Des leds vert/orange/rouge indiquent aussi l’état de la batterie lors des changements de vitesse. Mais il parait que c’est un régal, aucun raté, la chaine ne frotte jamais.

La réparation prend un peu de temps. Patrice et Jose Maria nous repassent, ils avaient fait long à Maredsous.

Nous repartons donc, et nous dépassons José Maria un peu avant Mousty. Il a été honteusement abandonné par Patrice. En fait il a demandé à Patrice de ne plus l’attendre.

A Mousty, 3ème contrôle, km 162, 14h45, nous repassons Jan et Patrice, on ne s’arrête pas.

Nous passons maintenant par La Hulpe, et maintenant c’est Michel (notre allemand) qui crève. On l’attend mais Robert continue seul. Patrice nous repasse quand nous repartons.

Maintenant, c’est à moi de faire mon petit numéro : Dans la Forêt de Soigne, nous quittons la route, pour continuer dans les bois. Mais pour ce faire, il faut passer une barrière, rouler quelques mètres sur la terre et ensuite revenir sur un chemin asphalté. Mais il y a un petit bord de 2 cm, à monter. Je veux sauter sur la route et je me rate. La roue avant reste bloquée, le vélo fait un double salto retombe sur le toit, le guidon écrasant deux doigts à chaque main, la roue arrière s’emballant (elle tournait comme une toupie), le pneu de la roue avant se dégonflant dans un bruit de souffle rauque, et Mic venant coincer sa roue dans mes freins. Ce charmant tableau restant figer quelques secondes, pour ne rien casser de plus que ce qu’il pourrait l’être. Les actions : Arrêter le roue arrière, dégager Mic, se redresser, souffrir en silence, éponger le sang de mon genou et réparer le roue avant après avoir redresser les manettes de freins.

Tout le monde est aux petits soins pour moi, Franck réparant même mon pneu avant pour moi. Il est vrai que j’aurais mis du sang partout. L’hémorragie est arrêtée quand nous repartons, mais mon genou n’est pas très beau à voir…

Nous repartons donc, comme si de rien n’était. Le vélo est intact, pas comme moi…

A Breeveld, juste avant d’arriver au canal, nous avons à faire à un justicier auto-proclamé de la route.

Mais avant petit digression sue les pistes cyclables. Dans le Brabant Wallon et Flamand, c’est une catastrophe. Quand il y a des pistes, il est presque suicidaire de les emprunter. Ce n’est pas qu’on ne veut pas, on essaye souvent, mais souvent on abandonne, c’est beaucoup trop dangereux. Les pistes sont vielles, trouées, pas entretenues, trop étroites, sales, avec de la boue et/ou du gravier, des bords de pistes trop hauts (j’ai assez donné pour ce BRM) dans les carrefours.

Donc à Breeveld, Mic et Michel essayent de prendre la piste, les autres pas, on avait compris, mais les deux doivent rapidement abandonner. Là-dessus arrive notre justicier, qui n’a jamais mis son cul ailleurs que dans le fauteuil de sa voiture. Il klaxonne comme un excité, nous dépasse, freine devant nous et gesticule comme l’excité qu’il est pour nous dire de prendre la piste. Mic commence à l’engueuler en flamand (je ne sais pas s’il a compris) en lui demandant s’il a déjà essayé de rouler à vélo sur la piste cyclable. Tout penaud il tourne à droite (sans clignoteur) à deux doigts de m’écraser.

Bon, l’arrivée est proche, il faut encore remonter jusqu’au stade. Il est 16h50. 9h20 pour faire un BRM, avec quatre crevaisons, une chute, un garde boue qui se fait la malle et un dénivèle assez important. Finalement ce n’est pas trop mal…

Le parcours est bien plus joli que la 1ère version de 2011 (merci André). Mais maintenant, je dois encore attendre les participants pour reprendre leurs cartes. Je retrouve Daniel dans la buvette du stade. Il a bien abandonné un peu après Mousty, trop dur, son petit-fils étant cuit. Jos vient nous rejoindre un peu après. A 19h15 arrivent Christian et Manuel, les derniers de la journée. Ils se sont perdus un peu après La Hulpe et ils ont traversé Bruxelles par le centre. Heureusement qu’ils sont arrivés, j’allais demander grâce dans le vacarme de la musique et la fumée des cigarettes (bien que ce soit interdit). L’expérience ne les a pas traumatisés, finalement heureux d’avoir fait ce BRM et ils veulent faire Paris-Brest-Paris en 2015. Il y a encore un peu de chemin à faire, mais la volonté est là.

Tout s’est donc bien passé, et tout le monde avait l’air content du parcours.


Les participants:

Avril Christian 11h45
Bourgeois Roger 10h00
Brancourt  Manuel 11h45
Camertijn Mic 09h20
Darville Alain 09h20
De Moey Michel 09h20
Dejans Marc 09h50
Fieremans Marcel 09h20
Garcia Guia Jose Maria 10h15
Geerts  Jan 09h20
Lebacq Bernard 11h45
Luyckx Robert 09h10
Martens Eddy 10h10
Martin Patrice 09h40
Steenput Franck 09h20
Wauters Daniel Ab
Wauters Eric Ab
Wilmart Yves 09h20
Van Eeckhout André 11h10

 

07-09-2013 BRM 200 Aurore-Cyclo: Anderlecht-Maredsous

 

Le parcours roulé : http://www.openrunner.com/index.php?id=2900576

 

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