03/06/2013

Sorties juin 2013

 

Samedi 29/06/2013 : Le BRM 400 de Lier, abandon
Par Patrice Martin

Quand c'est pas ton jour, ...et bien c'est pas ton jour ! ! ! le 400 de Lier ... abandon.

Blessé suite au 600 de Tournai, je n'ai pu rouler les derniers 120 km que grâce à deux médicaments généreusement offert par Jose Maria GARCIA GUIA que je remercie encore par la présente.

J'ai donc fait l'impasse sur le 600 de Mokhoven pour me soigner. Mais même si je ne suis pas tout-à-fait guéri, j'ai les jambes qui me démangent. Faire le 400 de Lier, ne pas le faire, that's the question ? Analyse du parcours, .. il m'intéresse on y visite plusieurs digues des fameux « delta-werken » que nos voisins bataves ont construit suite à la catastrophe de 1953 qui coûta la vies à environ 1836 personnes. Ma curiosité est donc piquée à vif. La météo promise n'est pas des plus réjouissante mais ne devrait,sur le parcourss être trop mauvaise. Il faut s'attendre à du vent puisqu'on traverse des bras de mer sans aucune protection. J'ai envie d'essayer. Le départ avait été annoncé un moment le vendredi en journée, il faudra donc rouler de nuit et poursuivre le samedi. Finalement le départ est annoncé entre 4h et 4h15 le matin. J'essaie de voir s'il est possible de loger à Lier mais il y a peu d'hôtel,... à mon budget. Je me renseigne aussi auprès d'autres randonneurs mais ils ne vont pas à Lier pour réserver leurs forces pour le 1200 km qui nous attend le mercredi prochain. C'est vrai que je suis peut-être inconscient d'entamer mon « capital » ressource physique avant un 1200. Simultanément, je ne me voyais pas commencer un 1200 après environ 18 jours d'inactivité cycliste et, surtout, sans avoir « testé » mon genou gauche blessé.

Départ à 4h, pas de logement, ... il va falloir que j'y aille en vélo, cela fera 40 km an plus pour l'aller. Pour le retour on verra, vélo ou train.

Le site « buienradar » sur internet m'indique qu'un gros nuage va traverser pratiquement toute la Belgique. Je devrai aller à Lier sous la pluie. Je compte partir vers 2h . Je me mets au lit vers 19h mais je n'arrive pas à dormir. Finalement je ne dormirai qu'une petite heure d'environ 24h à 1h10.

Mais le fait d'être allongé me repose malgré tout.

Je me prépare mais je traine car dehors la pluie ne faiblit pas. Finalement je pars vers 2h30. J'ai déjà 30 minutes de retard sur mon planning. Je croise les bus qui transportent les festivaliers de couleur café. A Vilvoorde (pluie, obscurité, piste cyclable étroite, ... ) je fais un chute sans trop de gravité, du moins je le crois à ce moment. Je me relève et repart, j'ajuste les freins qui frottent un peu suite à la chute et je poursuis ma route. L'utilisation des pistes cyclables n'est pas aisé, pas très bien indiquées et, pour certaines, pleine de bosses, fosses, flaques d'eau qui cachent des trous, ... pas top. Je me fais même arrêter par un combi de police car je ne roule pas sur la piste cyclable. Je les remercie car, en plus , cette piste était d'une bonne qualité mais, comme c'est trop souvent le cas, le jour elles ne sont déjà pas bien visible, alors la nuit ! ! ! A Duffel je vérifie l'heure et l'heure de départ 4h15 est atteinte. Je m'arrête et téléphone au café Waregem pour demander à Louis de laisser une carte d'inscription pour moi. J'y serai dans maximum 30 min (celles que j'avais pris dans la vue au départ). Finalement j'arrive et Louis et la tenancière m'attendent patiemment. Je les remercie pour leur patience et je m'inscris. Je pars finalement à 5h ce qui me fait déjà 45 minutes par rapport aux autres partants que je n'espère déjà plus revoir si ce n'est à la faveur d'une très longue pause qu'ils prendraient pour manger ou se reposer. J'ai décidé aussi de prendre mon appareil photo car j'ai envie de « fixer  pour la postérité » (et non pas pour le postérieur) les digues des delta-werken.

Tout se passe plus ou moins bien jusqu'à ce que, au kilomètres 66 / 67, lors d'un changement de vitesse un « crac » me fait arrêter tout mouvement. Je m'arrête et constate un dérailleur complètement hors d'état. La patte qui le fixe au cadre est brisée. La chute à Vilvoorde avait probablement déjà plié cette patte. Aîe, c'est foutu ! ! ! Au milieu de nulle part et sans dérailleur. Je m'attaque à la « réparation », j'enlève le dérailleur qui pend lamentablement dans la chaîne. Une solution, ne conserver qu'une seule vitesse en réduisant la longueur de la chaîne. Je demande à une dame qui promène son chien s'il y a un réparateur vélo et, chance, il y en a un à 2 km. Je m'y rend à pied et là on répare mon vélo. A ce moment, j'ai parcouru environ 70 km en 6h ... et comme mon genou n'est pas encore à 100%, je n'ose continuer avec un vélo « mono-vitesse ». Dommage pour les delta-werken, il faudra que je revienne une autre fois (Alain cela te tente pendant la période « creuse » des BRMs? On peut le faire en moins de 400km).

J'ai donc pris le chemin du retour (trackback sur le GPS) et à la gare de Kapellen j'ai pris le train pour Antwerpen et puis pour Bruxelles.

 

29-06-2013 BRM 400 Lier


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Dimanche 09/06/2013 : Photos Bianchi Liedekerke
Par Jean-Louis Van Obbergen

Photos de Stéphane, Daniel et Jean-Paul

 

09-06-2013 Bianchi Liedekerke


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Samedi 01/06/2013 : Le BRM 400 de Tournai
Par Patrice Martin

Pour participer à ce 400 de Tounai, il me fallait un logement et Daniel Cauchie an a fait part à Michel Cordier et son épouse Michelle qui ont bien voulu m'accueillir. Parti vendredi en train vers 19h58, j'ai rejoint le domicile de la famille Cordier d'où le départ avait lieu. J'arrive vers 21h20 et après avoir mis mon vélo en sécurité dans le garage, je m'installe et vers 22h j'étais au lit.  Comme le départ a lieu à 4h le matin, j'ai mis mon réveil à 3h pour prendre un petit déjeuner et me préparer.

A 3 h mon fidèle réveil fait son travail et je me prépare.  Quand je rejoins le garage où a lieu l'inscription, les habitués sont là : Daniel Cauchie, notre André, Antonio, José Maria, Roger Bourgeois, Guy Roefs, Christof Allegaert, Mic Cammertijn, Bart (que j'appelle le grand Bart), ...etc  que les autres me pardonnent.  Nous étions 20 (sauf erreur).

Il ne fait pas chaud mais il ne pleut pas et le temps devrait rester sec.  Nous partons dans le noir et comme pour le 300, nous allons passer par la route car une portion de chemin de halage est très abîmée.  Déjà pendant la première partie, avant le premier contrôle, différents groupes se forment.  Le tout premier groupe, après quelques kilomètres, c'est Kristof  qui nous quitte avec un compagnon.  Je ne sais qui est ce compagnon ni s'il restera avec Kristof jusqu'à la fin.  Je resterai avec le groupe de Mic jusqu'au premier contrôle.  Mais c'est grâce à l'un ou l'autre arrêt (feu rouge, traversée d'une route principale, ou travaux,...).

Le café habituel est fermé et le cachet est obtenu dans une boulangerie attenante mais il n'y a pas de place pour s'asseoir et c'est dehors que nous restons.  Comme j'ai déjà décroché un peu, j'arrive un peu après les autres et je repartirai, presque seul, le dernier.  Seul Yves Wilmart restera ici et là avec moi.  Dans la portion suivant, avec un vent favorable, j'arriverai même à augmenter ma moyenne horaire de 26.25, je passe à 26.81 seul.  A Crecy-sur-Serre (autre lieu de contrôle pour le 300) je crois reconnaître le vélo d'Yves et je m'arrête mais ce n'est pas lui.  Ce sont des participants qui ont décroché du groupe de Mic.  Je repars donc immédiatement.  Tout se passera bien jusqu'au contrôle suivant à Laon.  Comme j'arrive, le groupe de Mic repart.  Je resterai avec Yves qui en profite pour recharger son GPS.

En route vers Compiègne, ici et là déjà le vent fait un peu des siennes mais ce n'est qu'un apéritif. En route, un groupe de cyclos me rejoignent.  Ils sont d'Enghien, certains maillots ressemblent au maillot Audax Tournai, c'est ainsi que je crois qu'il s'agit de cyclo qui font aussi le 400 mais comme je ne les ai pas vus au départ, je ne comprends pas.  Ils me disent qu'ils font une liaison, Enghien avec une commune non loin de Paris, jumelée avec Enghien les bains (?).  Ils parcourent 325 km.  Je leur dis que je fais un 400 de Tournai et nous faisons un bout de chemin ensemble jusqu'à un moment où ils s'arrêtent pour prendre leur repas de midi.  Moi je continue vers Compiègne.

Après le contrôle de Compiègne, sans que cela soit flagrant, pas de coups de vent, ni d'avis de tempête, mais le vent (je suppose) est constant et rend tout plus difficile.  A partir de maintenant, je m'arrêterai aussi hors contrôle pour me reposer ou pour manger.  Pour m'éviter un coup psychologique, je vais essayer de ne pas trop regarder mon compteur, je ne pourrai m'empêcher de le voir descendre 22, 20, 18, ...et même 13, 12, 10 et 9 dans l'une ou l'autre montée.  De plus, en comparant avec le vent de la côte, ici, sur certaines portions, il n'y a aucun répit, pas le moindre bosquet, bois, haie, maison ou bâtiment.  Dur, dur.  Sur cette portion ma moyenne va descendre de 26.81 à 17.45 ! !  J'avais l'impression, et ce n'était pas qu'une impression, que je n'avançais plus.  J'aimerais connaître les impressions des autres.  Il m'a fallu m'obliger à ne pas trop regarder mon compteur et à me "reconditionner" et m'arrêter pour manger pour reprendre des forces.  Un arrêt rien que pour m'asseoir et boire un coup ...  

Je reprendrai un peu de poil de la bête quand je verrai le chiffre 3 apparaître sur mon compteur kilométrique 300 ... et petit à petit ma moyenne va remonter de 17.45 à 18.89 pour terminer par 19.19.  Mais ce fut dur dur.

Au dernier contrôle, notre café habituel "au roi de la bière" était fermé, je n'ai pu prendre qu'une photo de l'établissement (que je dois encore envoyer à Daniel Cauchie) et je me suis ravitaillé à un automate distributeur de boisson (le Grââl du randonneur cycliste de nuit ! ! !).

Parti à 4h  je suis arrivé à 1h20 dimanche.  Un groupe de 6 (André, Antonio, Jose-Maria, Roger Bourgeois, Daniel Cauchie, ...) sont arrivés après 3h  mais je n'ai rien entendu je dormais comme une souche,  probablement fatigué. Sourire

A noter un accueil formidable chez Michel et Michelle Cordier, avant et après l'épreuve.


Lien vers le site de Daniel Cauchie

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