02/04/2013

Sorties Avril 2013

 

Samedi 27/04/2013 : Le BRM 200 km de Chimay
Par Alain Darville

Chimay-Rethel, tout un programme !! En 2011, j’avais déjà fait ce parcours avec Pietro, j’en avais gardé le souvenir d’un BRM assez difficile avec +- 2100 m de dénivelé. Le tracé est le même, mais cette fois-ci le vent s’est invité au programme. Un fort vent froid du nord, ça promet pour le retour.

Au départ, je retrouve une bonne partie des BRMistes habituels, Mic, Etienne, Marcel, Jan, José Maria, Robert, Guy, André, etc… mais aussi Bruno et Bertil. Mais je vais faire ce BRM avec Patrice qui continue son challenge de tous vouloir les faire cette année.

A 7h15, le groupe démarre. Partir en groupe est un gage de rouler à un tempo correct, et le groupe sera surtout utile pour le retour (vent de face). Mais je n’avais pas tout compris. En fait ce groupe a pour but de rattraper tous ceux qui sont partis avant lui. A la première côte, Patrice est déjà loin derrière. Je m’arrête pour l’attendre. Pourtant avec le vent dans le dos, malgré le dénivelé, nous avançons assez rapidement, en reprenant nous aussi, toute une série de cyclos. D’abord André, pas le temps de parler, Patrice est déjà loin, ensuite Jan et José Maria, quelques inconnus et ensuite nous récupérons Robert et Guy. Nous allons rouler +- ensembles en fonction des montées.

Le « 1er contrôle », à Dizy-Le-Gros, au km 87, est atteint avec 28 km/h de moyenne. Le groupe est passé avec 31 km/h de moyenne. En fait de contrôle, c’est un ravito assez bien fourni. Pas de cachet pour la carte BRM, il sera mis à la fin.

Mic et Marcel arrivent un peu après nous. Nous allons repartir à six, mais vers Rethel, le vent ne nous aide plus et Patrice est repassé en position on/off. Tout à gauche ou tout à droite. Les montées ne se montent plus très vite, et j’abandonne le petit groupe. Nous continuons vers Rethel à deux, la vitesse a fameusement baissé.

Nous arrivons à Rethel  (km 124) à midi pile. Nous retrouvons Mic, Robert et Cie, mais nous allons les laisser partir. Patrice qui s’offusquait d’avoir payé 3,40€ un Ice-tea au BRM de Saint-Trond (et non 3,60€ comme je l’avais indiqué erronément, Patrice est pointilleux à ce sujet), reste ici sans voix. L’Ice-Tea est vendu officiellement 3,50€. La France doit être le seul pays au monde à vendre moins cher un verre de vin, qu’un verre d’eau.

C’est ici que la galère commence. Cela va faire 60 km, vent de face. J’ai perdu l’espoir qu’avec Patrice on pourra se relayer face au vent, ce n’est visiblement pas une option possible pour lui. Dès que je passe devant lui, automatiquement il se retrouve 100 m derrière moi. La moyenne chute vertigineusement, même les rares descentes se font laborieusement.

Il reste encore un contrôle au km 157 à Liart où nous retrouvons, vers 14h, notre contrôleur/ravitailleur du 1er. A voir le sac poubelle qui déborde nous ne sommes surement pas les 1er à passer. Le groupe a déjà une heure d’avance. Nous récupérons un duo flamand qui est très mal assorti. Encore pire que le duo Alain/Patrice, celui-ci a un gars qui sait ce que rouler veut dire, tandis que l’autre sait ce que mouliner veut dire. 3 km/h dans les montées en pédalant encore pire que Patrice.

Au km 180, pas loin de Rocroi, c’est la délivrance, il faut enfin tourner à gauche, le vent sera enfin +- de dos. J’attends un peu Patrice qui n’arrive pas. Il me dira s’être arrêté pour déjeuner le long de la route. Ses dattes n’ont pas été suffisantes pour faire un 200 km. Il a englouti toutes ses tartes au riz qui lui restaient.

Les 20 derniers kilomètres sont avalés assez facilement, mais je ne suis pas mécontent d’enfin en finir. Patrice arrive lui aussi un peu après pas vraiment fatigué, sauf qu’il a fait un grand dodo dans la voiture au retour.

 

27-04-2013 BRM 200 Chimay

 

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Le parcours:

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Dimanche 21/04/2013 : Les photos de la sortie club

21-04-2013 Sortie Club

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Samedi 20/04/2013 : Le BRM 200 de Saint-Trond
Par Alain Darville

Le BRM de Saint-Trond est une nouveauté pour moi. C’est la 2ème édition et le parcours avait l’air alléchant. Nous allons faire un petit tour en Province de Liège.

Nous partons à cinq, Patrice, André, Jose Maria et Antonio. Le début est plat, nous roulons tranquillement, j’ai l’occasion d’une fois papoter avec André. Tout de suite, nous sentons que le vent est bien là (Nord-Est), et sera à l’aller, tantôt de côté, tantôt de face. Le retour sera donc plus facile avec le vent assez souvent de dos.

Le but de la 1ère étape était de traverser les vergers en fleurs, sauf que pour les fleurs, c’est raté, l’hiver trop tardif a tout retardé. C’est moins beau comme ça, c’est surtout beaucoup plus vallonné que je ne le pensais. Et Patrice qui me dit que ce BRM va faire 2030 m de dénivelé !!!

Et à la première petite côte venue, qui c’est qui qui démarre ? C’est Patrice !! Pas le temps de dire au revoir à mes trois copains de route, je ne les reverrai plus jusqu’au 1er contrôle. Nous continuons donc à deux jusqu’au 1er contrôle à Hemalle-Sous-Argenteau. Nous passons à côté du contrôle sans le voir, c’est un snack, je suis trompé par Google qui m’indiquait sa présence de l’autre côté du rond-point.

Finalement on le trouve, appelé par un BRMiste qui nous avait vus de loin. Et toute la troupe débarque. Nos amis nordistes sont là : Mic, Etienne, Guy, Marcel et quelques randonneurs de Saint-Trond. Nous repartons ensemble, et je me demande comment Patrice va faire. En effet, à peine le Meuse franchie, les grosses côtes sont là. Le parcours est assez dur et il n’y a pas beaucoup de plages de récupération. Patrice joue à l’élastique, moi, je l’amuse dans les côtes (pour une fois, ça ne m’arrive pas souvent). Je m’amuse tellement que j’en fais quelques-unes sur le grand plateau. Patrice finit par lâcher, et je m’arrange pour crever un pneu pour qu’il refasse la jonction. Une belle épine a crevé mon pneu.

Mais le pneu est récalcitrant. On n’arrive pas à l’agripper. J’ai d’abord droit à quelques commentaires sur la marque de mon pneu, avant que mes copains de route ne prennent les choses en mains. Mic s’y met, suivi des autres, finalement nous sommes à cinq à nous acharner sur ma pauvre roue qui n’avait rien demander à personne. Finalement le pneu cesse le combat, nous avons gagné. « Nous », je veux dire « ils », car je n’ai plus l’occasion de toucher à rien. L’organisateur nous suivant de temps en temps en voiture, à une belle pompe à pied, et mon pneu est enfin regonflé. Il va falloir que je m’entraine un peu avec roues Shamal tubeless. Ça m’a l’air plus difficile qu’avec les roues normales.

Nous sommes repartis, mais pas longtemps, une nouvelle crevaison (pour une fois, c’est pas moi) restoppe tout le monde.

Mais maintenant, nous roulons jusque Dolhain, le 2ème contrôle. Mais avant ça, il faut affronter les côtes les plus dures, 10% et même une à 14%, des grimpettes un peu trop solides pour un BRM. Patrice nous rejoint à Dolhain un peu après, et nous repartons ensemble, pour gravir une belle grosse montée. Comme maintenant je vais suivre les plus forts, je m’accroche à leurs roues dans cette montée qui n’en finit pas, et en plus c’est vent de face.

Et puis, c’est direction Visé. De temps en temps nous sommes encouragés par les passants qui pensent que nous nous entraînons pour Liège-Bastogne-Liège qui a lieu le dimanche suivant.

Le dernier contrôle est à Hautain-Saint-Siméon, où le café était enfumé, et heureusement que nous sommes arrivés pour faire l’aération. C’est aussi un café où un Ice Tea est facturé, à un Patrice offusqué, 3,60 €, alors que moi je l’ai payé 1,60 €. C’est le problème quand on arrive après tout le monde, les factures impayées ne le restent pas…

A peine parti avec mon groupe, je recrève, mais cette fois de la roue arrière. Et c’est denouveau le même cinéma. Mais en plus, j’en rajoute, rouge de honte : Ma pompe ne gonfle rien, et ma nouvelle chambre à air est aussi crevée. Le cinéma, clap 3ème , recommence. Et une fois de plus, je n’ai rien à faire. Mes trois copains trudonaires qui sont restés avec moi, se chargent de tout. Un tout grand merci à eux, pour leur efficacité, gentillesse, etc… Et on plus ils m’ont tiré jusqu’au bout à du 35 km/h.

C’est donc, complètement vidé que je finis ce BRM. Avec mes bases cyclistes à revoir.

Patrice arrive, un bout de temps après nous, me racontant ses péripétie avec un apprenti cycliste, qui est parvenu à se retourné le pouce en changeant de pneu. Il y a donc toujours pire que soi sur terre…

Le BRM était beaucoup plus dur que ce à quoi je m’attendais. En plus, moi qui voulais rouler pépère avec Patrice, je me suis retrouvé embarqué avec les costauds de costauds parmi les BRMistes. Mais bon, maintenant, je peux affronter tout sans problème.

Lien vers les photos du BRM

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Le parcours:

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Dimanche 14/04/2013 : Le Bianchi de Ternat
Par Alain Darville

Eric et Jean-Louis étaient partants pour faire le Bianchi de Ternat, un petit 80 km dans le Payotteland du Brabant flamand. Le Bianchi est toujours aussi impressionnant avec ses nombreux participants (+- 1500), rouleurs de tous types, mais surtout avec beaucoup de jolies filles dont certaines roulent très bien à vélo.

Jean-Paul et Michel partent un peu après nous sur le 55 km.

Après 2 km, nous nous trompons déjà en ratant une flèche. Demi-tour, et on récupère Jean-Paul et Michel, juste le temps de leur dire salut. Le vent est de face, et Eric et Jean-Louis sont en forme. Ça roule assez vite, tellement vite, que nous passons notre temps à dépasser des cyclos et carrément de gros pelotons. Pas toujours facile, sur les petites routes de campagne souvent un peu limite pour faire passer autant de cyclistes. Comme les routes ont souvent des trous, il n’est parfois possible de passer sans problème qu’en roulant au centre. Quand un peloton entier s’y engage, cela laisse quelques crevaisons sur le bord de la route. Les gros groupes sont donc souvent à l’arrêt.

Le parcours est assez vallonné et Eric et Jean-Louis doivent souvent m’attendre. Les jambes commencent à faire mal dans les montées, mais après 40 km vent de face, nous faisons enfin demi-tour. Tout devient plus facile, et notre allure augmente sensiblement.

Un peu avant le km 60, nous arrivons enfin au ravito, toujours aussi copieux et toujours aussi encombré de cyclos, surtout que le parcours du 55 km y arrive aussi.

Nous y retrouvons deux membres des BBB (Pierre et un de ses copains) ainsi qu’Alain du CTB. La fin se fait à toutes vitesse, Jean-Louis et Eric sont déchainés. La dernière montée pour arriver à Ternat m’est fatale, et je retrouve Michel et Jean-Paul qui viennent de finir leur 55 km.

Une petite bière régionale m’attendait à l’arrivée, pour le 1er beau jour de l’année, ce fut un joli succès.

 

14-04-2013 Ternat


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Samedi 13/04/2013 : Le BRM 200 de Tournai
Par Alain Darville

Après une petite pause, je reprends avec Patrice les petits BRMs. Cette fois-ci, c’est Tournai.

Le parcours est connu (?), je l’ai déjà fait une fois en 2010, mais de petites modifications y ont été apportées, dont un contrôle supplémentaire.

C’est à 7h tapante, après avoir salué André, que nous nous élançons (7h pour faire un BRM 200 km, c’est un peu tôt surtout pour ceux qui viennent de loin !!). Et déjà Patrice recommence sa manie de faire (ou vouloir faire) les BRM à l’envers. Je dois déjà sprinter à froid pour l’arrêter, il suit la trace du retour.

Comme visiblement, seulement des BRMistes devaient partir entre 6h et 7h, nous nous retrouvons Patrice et moi, un peu seul sur la route, nous sommes carrément les premiers à partir. Les BRBistes s’élançant après. En fait, je n’ai rien compris aux heures de départ.

Jusque Bernissart, ce n’est pas trop difficile, le vent est dans le dos, seul le chemin de halage le long du canal est toujours aussi mal en point, les vélos sautent dans tous les sens, les plaques de béton ne sont plus vraiment horizontales et il faut parfois sauter avec le vélo pour passer d’une plaque à l’autre . Patrice roule bien, mais son garde-boue me donne des sueurs froides quand je le suis, en me demandant sans cesse quand il allait se faire la malle, et comment, quand ce moment viendrait, je devrais faire pour l’éviter.

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Un peu après Quiévrain, le premier train nous dépasse. Ce premier train, est le train Kristof Allegaert, en position de triathlète, locomotive des deux wagons dans l’ordre, Marcel  Fieremans et Etienne Bundervoet.

Comme à chaque train qui nous passera, Patrice, se met comme dernier wagon en me demandant de suivre. « Allez Alain, accroche-toi !!!! » Tant que c’est plat, ça va, surtout quand le vent est défavorable, Kristof ralentit un peu, mais dès que ça monte, Patrice décroche, et moi, j’attends Patrice. Et le train s’en va… Mais nous sommes restés 10 km dans les roues des trois lascars…

Bavay et son Forum romain sont là. J’essaye de montrer les ruines romaines à Patrice, mais visiblement, il y porte autant d’intérêt qu’une vache à un cycliste. C’est raté pour mon cours d’histoire…

Maroilles et son fromage sont atteints au km 78. La répartition des contrôles est un peu bizarre 78-114-140-189, mais comme le dernier contrôle va se mériter, c’est peut-être nécessaire… Mais ça, on ne le sait pas encore.

L’arrivée à Maroilles, nous donne déjà un aperçu de ce que nous allons subir jusqu’au km 140. Un vent de face assez soutenu. Maroilles ne sent pas son fromage, mais nous allons dans un bar-tabac typiquement français où l’aubergiste/libraire/turfiste et j’en passe, fait un peu tous les métiers.

Nous y retrouvons notre 1er train. Etienne, tout rouge, me dit, comme d’habitude, qu’il est occupé à mourir derrière Kristof, et comme d’habitude, il ne mourra pas et ira jusqu’au bout.

Nos (pour)suivants commencent à arriver. Nous repartons donc tranquillement, le vent dans le nez, et je dis bien à Patrice que si on veut économiser nos forces, il faudra se relayer. Sur le plat, c’est possible, mais dès que ça monte, c’est un 34x29 qui est mis instantanément par Patrice. Le spinning est loin…

Un peu avant d’arriver à Carnières, c’est le train des Crazy Bikers qui nous passe. Ils ont aussi de fameux phénomènes dans ce club. 30 km/h constants face au vent, 40 km/h quand le vent est un peu de côté et Patrice qui se colle à leurs roues comme si sa vie en dépendait. On tient assez longtemps. Mais pour arriver à Viesly, une très longue montée nous attend. Je veux la faire avec eux, à fond.

Patrice décroche après 1 m (un mètre), mais moi je tiens dans cette montée. Ils ne ralentissent pas, jusqu’au moment où l’un deux dit de ralentir un peu. 2 km/h de gagné. Au sommet, je suis toujours derrière eux, mais je m’arrête pour attendre Patrice. Je commence à m’inquiéter, il n’arrive pas. Est-ce qu’il ne serait pas parti ailleurs ? Ou alors, est-ce qu’il ne se serait pas arrêté pour manger un raisin sec ? Ou une datte ? J’ai le temps de lire la gazette locale avant de le voir arriver tranquillement.

Il arrive enfin, et nous allons au bar-tabac de Carnières. 114 km, il est midi. Pour arriver au 3ème contrôle, nous profitons encore d’un ou deux petits trains mais quand ça monte…

Le 3ème contrôle est à Arleux. Ici nous allons prendre en remorque un gars de Tournai, qui nous tournait autours depuis un petit temps. Il suit les flèches, nous le GPS. Les flèches, je ne sais toujours pas à quoi elles ressemblaient, mais lui semblait les voir, mais alors pourquoi est-ce qu’il avait besoin de nous, surtout que le vent sera dans le dos. Et ça, c’est jubilatoire après l’avoir affronté de face. On ne descendra plus en dessous de 30 km/h.

Après Pecqencourt, le tracé de ce samedi avait quelques petites différences avec celui de 2010. Ce qui fait que moi, j’ai suivi celui de 2010 et Patrice celui de 2013.

Patrice avait raison, le nouveau tracé est un peu plus court, donc nous récupérons Patrice un peu après, tout étonné de nous voir, il pensait que nous étions devant.

Passé Orchies, le gars de Tournai, voulait absolument suivre ses flèches (imaginaires pour moi), mais sa route nous emmenait faire un gros détour. Trop bon, je vais derrière lui, pour lui signaler sa méprise, mais rien à faire, il persiste. Patrice, lui a pris la bonne route, je ne le verrai plus. Il me dira après, qu’en mode BRM, si un cyclo ne veut pas suivre le parcours normal, ce n’est pas un problème mais alors qu’il se débrouille tout seul.

Comme au bout de la route, les flèches imaginaires ont disparu, c’est bibi qui peut se débrouiller pour récupérer la bonne route. On y arrive face au vent avec toujours ma remorque dans le porte-bagages et nous arrivons à Rumes où une course cycliste nous attendait. On s’y fait arrêter plusieurs fois mais on récupère deux autres cyclos qui nous ont dépassés pendant que nous faisions notre détour.

Et ce n’est pas fini… La fin du parcours a changé par rapport à 2010. Un nouveau contrôle a été ajouté au km 189. Pour cela il faut passer par Esplechin. Mais à Esplechin, ce sont maintenant des joggeurs qui nous bloquent le passage et là c’est carrément la route qui est barrée. Il faut trouver un itinéraire de délestage. Mon porte-bagage, qui est de la région, s’en va s’en rien dire (il est du coin, il sait comment aller au plus court, mais comme il est timide, il n’ose pas le faire savoir), et je me retrouve avec un autre gars abandonné des Crazy bikes. Il a l’air moins fringant que ses petits copains. Avec le GPS, j’essaye de récupérer la bonne route, mais tous les chemins sont des routes en terre. C’est seulement en France que je parviens à prendre une bonne route, un tronçon de Paris-Roubaix.

J’ai déjà 200 km au compteur en arrivant au dernier contrôle via des routes de tracteurs. On ne perd pas de temps et on fonce vers Tournai. Il est 16h20, avec 212 km au compteur et c’est un Patrice qui fait semblant d’être inquiet qui nous accueille. Pour une fois qu’il rentre avant moi, il doit jubiler intérieurement. Tout ce qu’il dit : « Tiens, tu as changé de copain ? »

Ce BRM 2013 me semble plus difficile qu’en 2010, mais le vent n’était pas le même, globalement, il n’est pas mal, sauf quelques routes avec trop de circulation et la fin un peu chaotique pour qui ne connait pas le coin, avec toutes ces routes barrées, mais c’était un bon entrainement pour faire un BRM 300, que je ne ferai peut-être jamais.

 

13-04-2013 BRM 200 Tournai

Lien vers le reportage d'André Tignon

Lien vers le blog de Chemagguia

 


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Samedi 06/04/2013 : Le BRM 200 km de Lier et son accident
Par Patrice Martin

Comme cette année je vais essayer de faire les plus possible (voire tous les) de brevets BRM, j'ai décidé d'aller à Lier ce samedi.

N'ayant plus de voiture, j'ai essayé d'analyser la possibilité d'aller à tous les brevets le jour même en train ou la veille, via un hébergement dans une auberge de jeunesse ou un hôtel, un Bed&Breakfast, ... etc.

Alain s'était bien proposé mais un mal au(x) genou(x), séquelle de ses vacances au ski, et un autre ennui de santé l'en ont empêché.

Le train était possible pour aller à Lier mais comme je craignais un problème, un correspondance un peu juste ou une suppression de train le samedi, j'ai décidé d'aller en vélo.

Lever à 4 h le matin et départ vers 5h30 de chez moi pour arriver avant 8h à Lier.

Trajet fait via google map et openrunner et me voilà arrivé à l'heure à Lier. Inscription, boisson : un café et un petit repas pour moi, j'ai déjà 41 km dans les jambes.

Les habitués sont là Mic, Marcel, Etienne, Guy (Roefs), Bart (rowing-bike), Jan (Geerts), ... sans oublier Daniel (Cauchies), Antonio, notre André, ... etc (que les non cités m'excusent). Il y a aussi une petite délégation d'Allemagne, trois BRMistes sont présents.

Daniel, André et Antonio partent vers 7h50.

Nous voilà partis en groupe vers 8h. Il y a un léger vent contraire mais ce n'est que de la « roupie de sansonnet » par rapport au vent de la côte que nous avons essuyé à Oostende le week-end passé. Je reste bien à l'abri dans le peloton, ce qui me fait dire qu'ainsi protégé, on se « repose » en roulant à environ 30 km/h. Après une petite vingtaine de kilomètres, nous rejoignons Daniel, André et Antonio. Daniel demandera à ses compagnons un billet de sortie et nous accompagnera. Il confirmera ce que j'ai déjà dit à certains, ce Daniel c'est un crack. Il nous accompagnera jusqu'au bout ! ! ! (note pour Alain, Daniel aussi fait depuis un certain temps du spinning, trois fois par semaine m'a-t-il dit – un des secrets d'une progression ? -). Et c'est même plutôt moi qui serait à 2 doigts de lâcher à certains moment, dans la dernière partie, vu les nombreux changements de directions et les relances qu'ils nécessitent.

Ce qui sera difficile ce seront les passages sur des portions en cendrées, puis en terre battues puis en poussières, ... bref, ici et là des revêtements pas très agréables. À la faveur d'un changement de direction « en dernière minute », je freine, déclipse à gauche, tourne vers la droite sur un sol sablonneux pour rejoindre la piste à droite, et je tombe à droite ... sans gravité, seulement une légère blessure à l'amour propre;o))))

Nous rejoignons le premier contrôle, environ 57 km en 2h11min.

Le second contrôle à environ 108 km est atteint en 4h 02 minutes.

Et le troisième à près de 151 km en 5h 38 min.

Nous voilà dans la dernière ligne droite, comme je l'ai dit, il ne m'a pas toujours été facile de suivre, les relances tuent, petit à petit, les forces du cyclistes, les miennes en tout cas.

Aux environ du km 172 (si je ne me trompe), sur une petite route, une bande de de béton, nous croisons un petit tracteur, grand comme une voiture, avec une sorte de « bac » de bulldozer à l'avant et à l'arrière une « herse » pour labourer les champs. Ce « petit » tracteur prend quand même toute la largeur de la bande de béton qui forme la route. Les premiers (dont je fait partie) passent sans encombre, le petit tracteur ayant mis ses roues de droite hors de la bande de béton mais comme il y a de nombreux trous, ce tracteur, dépourvu de suspension, commence à faire des soubresauts pas possible et derrière nous ce sera la cata. Mauvais randonneurs que je suis, je n'ai rien entendu mais les autres (Mic, Etienne, ...) plus avertis se retournent et s'arrêtent. Nous nous arrêtons tous et en nous retournant, nous voyons un amas de vélos et de cyclistes. Nous nous rendons sur les lieux. Finalement trois cyclistes déclareront être tombé. J'ai quand même l'impression qu'il y en avait plus. Il se peut que, comme moi avant, ils soient tombés sans dommages vu la chute des autres devant eux.

Les trois sont : un des frère Vanmarsenille, un autre grand cycliste (dont je ne connait pas le nom) et notre Bart Verhoeven, plus connu comme « rowing-bike ». Bart est le plus touché. Une des « lames » de la herse, à l'arrière du tracteur, l'a heurté et il a chuté lourdement. Ses pommette et arcade sourcilière droite sont blessées, cela ne saigne pas trop mais l'hématome est visible et gonflera encore par la suite. Mic prendra le tracteur en « chasse » et le fera revenir sur le lieu de l'accident. Il y aura un petit moment d'énervement très vite passé et on procédera aux constations d'usage. Les autres blessés ne sont pas trop atteints mais se massent les endroits douloureux. Je crois que demain, tous ces endroits se révèleront avec plus d’acuité. Bart a été le plus « secoué » et il mettra quelques minutes à se remettre. Finalement nous repartirons tous en vélo, Bart ayant décliné les invitations à être reconduit au départ en voiture. Nous regagnerons tous le départ et Bart se fera appliquer de la glace sur les hématomes de son visage. J'espère que tous ceux qui ont chuté seront rapidement rétablis.


Quelques photos via smartphone...

06-03-2013 BRM 200 Lier

 

Lien vers le site de Daniel Cauchie


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Lundi 01/04/2013 : BRM 200 d'Oostende

Par Patrice Martin

Deux parties bien contrastées :

L'aller de Raversijde, avec le groupe des rapides (Mic Cammertijn , Marcel Fieremans, Etienne Bundervoet, Luc Palmkoeck (si je ne me trompe, qui avait oublié son sac à dos à la maison, ... se retrouve sans rien pour réparer et rien à manger ! ! ! ! mais la solidarité randonneurs a joué et il a dû refuser  des offres de nourriture, ... ), Bart Verhoeven - Rowing bike - et les frères Van Marsenille.  Les 86 premiers kilomètres ont été avalés à une vitesse moyenne de 29,9 km/h ! ! !

Malheureusement, à peine à 5 km du second contrôle, à la faveur une petite côte et d'une voiture qui vient s’intercaler, je décroche du groupe, ... De plus, et c'était prévu, le vent est contraire, de face ou de côté gauche ou droit, selon les virages de la route qu'on doit emprunter.  Souvent, je dis entre rouler dans un groupe et moi seul, il y a une dizaine de kilomètres / heure de différence ! ! !  et bien je vous le donne en mille, mon retour en solitaire s'est fait à une vitesse moyenne de 19 km/h ! ! ! 

Moyenne générale 23 km/h.

De toute façon il faut bien s'entrainer seul aussi, on ne peut toujours être protégé par un Mic, un Marcel ou un Etienne (pour ne citer qu'eux).  C'est assez spécial de rouler en ligne droite en position de virage à gauche ou à droite tellement le vent vous pousse latéralement ! ! !  Il faut être sur ses gardes pour ne pas être éjecté hors de la route ou projeté sous une voiture qui vous dépasse.   Un "mauvais" écart au mauvais moment peut être fatal dans de telles circonstances.