03/02/2013

Sorties février 2013

Samedi 23/02/2013 : Photos réception Randonneurs.be 2013

Photos de Patrice Martin:

23-02-2013 Fête Randonneurs


Photos de Geert Lammens:

Photos réception Randonneurs.be 2013

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Samedi 16/02/2013 : Une flèche dans le potage
Par Alain Darville

Ce samedi, Patrice, Jean-Louis et moi, nous nous étions donnés rendez-vous pour faire une double flèche Bruxelles-Stekene et Stekene-Bruxelles. Flèches traditionnelles de début de saison, parce qu’elle part de Bruxelles et qu’elle n’est pas trop longue : 61 km officiellement. Mais comme le disait Patrice : « 55 km annoncés mais au final 130 km ». Et oui, il faut bien revenir… Et non, nous aurons finalement 134 km…

Nous avançons d’un pas rapide, Patrice est métamorphosé. Jean-Louis ne le reconnait plus. Lui qui avait apporté ses tartines pensant rentrer aux petites heures doit subir le train de malade de Patrice. Même les côtes sont avalées à une allure de grimpeur dopé. Surtout que pour ne pas perdre son temps à se chauffer, nous faisons le Keperen Berg d’entrée de bal. Comme ça c’est fait, on est chaud.

Ce qu’il y a de bien dans les flèches, c’est qu’on passe par des routes, qu’on s’obstine à ignorer lors de nos sorties groupées du dimanche. On élargit nos horizons quitte à se retrouver face à une route de cyclo-cross et à devoir faire de la navigation de haute voltige pour récupérer une trace convenable. Jean-Louis toujours égale à lui-même subit la fantaisie de son GPS qui l’envoie de temps en temps dans la direction opposée à la marche normale.

Mais à trois, on avance. Le long de l’Escaut, Patrice ne veut pas rester sur la digue et fonce se réfugier sur la route et ses voitures. La trace du GPS est ce qu’elle est, mais il faut aussi pouvoir improviser pour rester sur les plus belles routes. Rappelé à l’ordre, il revient en bougonnant qu’il suivait « bêtement » ma trace un peu erratique.

A Temst, c’est l’arrêt, tout aussi traditionnel que la flèche, pour faire quelques photos sur le pont qui enjambe l’Escaut. Stekene est en approche final après avoir traversé Saint-Nicolas avec un Patrice qui ne se tient plus dès qu’il passe dans une ville. Il brule les feux rouges, dépasse les voitures par la gauche, par la droite. Après l’avoir un moment perdu, on le retrouve grâce à son maillot rouge visible à 2 km.

A Stekene, c’est jour du marché. Il y a du monde. Mais oui, cette ville est habitée. D’habitude c’est le calme plat, et on s’était toujours demandé où étaient les habitants, et bien oui, ils existent. Ils existent tellement fort qu’on est passé tout près d’un  strike en évitant deux petits vieux qui traversaient sans regarder. Patrice a fait un bond d’un mètre sur le côté, moi j’ai effectué une figure de patinage non contrôlée avec ma roue arrière sur le sol humide et glissant.

Et Patrice à faim, il veut manger sa banane. Les cafés sont bondés, on va chercher plus loin. A quelques kilomètres de Stekene, nous trouvons le café salvateur. Deux chocolats chauds pour Jean-Louis et moi, et un bol de soupe pour Patrice. Le bol de soupe est plutôt une marmite de potage bien chaud. Fromage, tomates boulettes et pains, le tout refroidi par « l’eau » du bidon. Heu, question :  « Ça ira Patrice, toi qui te contente d’habitude d’un raisin sec ou d’un pot de yogourt, tu es certain que tu ne risques pas l’indigestion ? ». « Mais non pourquoi !! », le tout ponctué par une rasade de jus de bidon dans la soupe, tout en avalant un morceau de sa banane.

Après ½ heure, nous essayons de repartir. Jean-Louis s’endort en attendant Patrice qui doit remettre toutes ses couches après avoir essuyer sa chaise de sa transpiration et tordu tous ses vêtements. Indécrottable…

Et de fait, notre Patrice voltigeur, s’est transformé en un Patrice qui avance mais maintenant laborieusement. Le potage ne passe pas, entre un burb et un burbs, le pédalage n’est plus aérien.

A Alost, nous suivons la Dendre sur de nombreux kilomètres, c’est joli et c’est plat.

Mais l’allure est bien moins élevée maintenant, nous attendons régulièrement Patrice. Même en se trainant, Patrice n’est plus là. Finalement comme il ne reste plus qu’une grosse dizaine de kilomètres, nous y allons à deux. Avec son GPS, Patrice ne se perdra pas.

Les flèches sont terminées. C’était une belle matinée, grise mais sans vent. C’était un parcours varié et très peu monotone, à refaire de temps en temps….

 

16-02-2013 Flèches Bxl-Stekene-Bxl


Lien vers le parcours


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Dimanche 10/02/2013 : Ernesto et Eddy en balade
Par Alain Darville

Le titre m’a été soufflé par Patrice, un Patrice en grande forme, cette année, il va faire un malheur dans les longues distances.

Alors que nous nous morfondions sur l’état des routes et sur l’hiver trop rude pour les petits cyclistes, Patrice a fait toute sa préparation hivernale en spinning. Et visiblement, cela porte ses fruits, même pas fatigué après 120 km, et ce pour une première sortie sur route.

Patrice, donc, avait proposé, aux gars du club de faire une partie de notre BRM 200 km de début mars. Un petit 110 km jusqu’à Bracquegnies (le 1er et 3ème contrôle du BRM). Seul, Jean-Louis devait venir, mais au dernier moment il a été réquisitionné pour intervenir en cas de problème sur le réseau stibien. Moi, je me tâtais depuis quelques jours, avec la neige annoncée, reculée, avancée et rereculée, c’est seulement samedi soir que je me suis décidé. Mais c’était l’occasion de faire le parcours et de contrôler s’il n’y avait rien d’anormal sur les routes. En plus, c’était un bon test sur une distance un peu plus grande que d’habitude.

Nous sommes donc partis, Patrice et moi, à 7h45, emmitouflés pour nous protéger du froid mordant (-2°c et un vent de face glaçant pour partir). Pas grand monde à cette heure-là, il fallait juste faire attention aux coulées d’eaux transformées en patinoire.

Le long du canal, nous dépassions juste quelques joggeurs, dont un, attaqué par un troupeau d’oies, qui n’osait plus avancer. Il a profité de nos deux vélos pour passer en même temps que nous, en piquant un sprint, face à ces oies enragées.

Et c’est l’occasion de parler un peu du vélo de Patrice. Un tout nouveau vélo noir sloopé Eddy Merckx carbone équipé d’un compact 50x34. A des années lumières de son vélo en importation directe de l’Armée Rouge. Et visiblement, ce vélo lui fait du bien, il n’a jamais aussi bien grimpé qu’aujourd’hui.

Mais le vent continuellement de face, nous transforme tout doucement en hommes de glaces. Ma célèbre goutte au nez, se transforme en stalactite. Patrice a la mâchoire gelée et ne sait plus articuler un son convenable. Pas facile de faire la conversation dans cette configuration.

Au km 45, sur un haut plateau sans protection du vent de plus en plus fort, mon pneu avant est crevé. Si on s’arrête on va geler sur place. Pas le choix, un arbre maigrichon fera office de protection. Le but est de changer cette chambre à air avant que mes mains ne soient gelées. Des groupes de cyclos passent en nous encourageant : « Aller l’Aurore ». C’est gentil… Et moi, je n’ai jamais été aussi vite, comme quoi tout est question de motivation. Mais la pipette reste dans la pompe, ce n’est pourtant pas une chambre à air de D…….n !!! Comme je n’ai pas envie de remettre une nouvelle chambre à air, je revisse cette pipette et je regonfle. Cette fois-ci, c’est bon.

C’est transi de froid que nous arrivons au Café du Pont-Levis. Il faut se réchauffer, et nous prenons le temps de le faire.

Le retour est beaucoup plus rapide et moins froid. Le vent est dans le dos, et le thermomètre se met à monter jusque 3°c. Nous tenons sans problème le 30 km/h sur la plupart des tronçons et le canal est avalé sans problème. Les oies se sont calmées et cette fois, il y assez bien de cyclistes.

Patrice à l’air content de son nouveau vélo Eddy Merckx, et moi, je suis content d’avoir laissé au repos mon VTT au profil de mon vélo Ernesto Colnago. Un monde de différences.

 

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Dimanche 03/02/2013 : Une reprise laborieuse
Par Alain Darville

L’hiver étant un tantinet hivernal cette année, rouler dehors avec nos vélos relève de l’inconscience ou d’une indéfectible motivation qui est un peu absente cette année, et comme le sport en conserve n’est pas notre dada…

Notre BRM 200 km pointant le bout de son nez, il est temps de voir où nous en sommes, puisqu’enfin ce week-end, le temps nous laisse un petit répit. Faire 200 km quand on n’arrive pas à faire 40 km, ce n’est pas possible, donc…

Donc, Jean-Louis est là avec son vélo de course pour faire 100 km. Grand bien lui fasse, nous nous sommes là avec nos machines agricoles. Eric est tout contrit, il aurait voulu faire ce 100 avec Jean-Louis, mais en VTT, c’est peut-être un peu risqué.

Puisque Jean-Louis nous a abandonné, Pietro, Freddy, Eric et moi, nous sommes partis sur le 65 km. Daniel aussi, mais pas avec  nous.

Les 50 premiers kilomètres, tout va bien, nous roulons à un bon rythme, nous nous relayons, Eric ne fait pas ses démarrages habituels.

A Sint-Katerina-Lombeek, nous traversons les restes fantômes d’une fête locale. Visiblement, ils savent faire des fêtes hivernales, il y a des gobelets en plastiques dans tous les sens, des en verre aussi, mais avec nos gros pneus nous passons sans trop de problème.  Même les nombreuses chaufferettes ne s’en sont pas encore remises, elles sont à peu près toutes tordues.

Mais après 50 km, les uns après les autres, le carburant vient à manquer. Face au vent, les moins fatigués se mettent devant, mais dès que ça monte, c’est la micro hécatombe. Nous finissons à la ramasse, la dernière longue ligne droite le long de l’hôpital Erasme, face au vent, n’a jamais paru aussi longue.

La conclusion de cette sortie, est qu’il nous reste de beaux restes, mais qu’il y a encore un peu de boulot avant d’être assez fort pour faire ce 200 km.

Une heure après notre arrivée, c’est Jean-Louis qui arrive. Il a fait son 100 km, mais ses moustaches ne mentant pas, il n’a pas l’air tout frais…

Courage, il nous reste un mois.

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Alain et Eric

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Freddy

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La fête fantôme

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