05/08/2013

Sorties Aout 2013

Samedi 31/08/2013 : Jemeppe – Chimay – Jemeppe
Par Alain Darville

Ce n’est pas une flèche, c’est un brevet à dénivelé organisé par l’audax Sambrien. Cette fois-ci, je me limiterai à un petit 150 km (156 réels) et 1550 m de dénivelé (1700 réels).

Patrice qui devait venir avec moi est blessé. Il a mal à son genou depuis la double flèche un peu rude de jeudi.

Il ne fait pas terrible. Le vent est de face pour partir et un petit crachin ne va pas tarder à mouiller les cyclos. En plus une petite brume embue les lunettes et cache les paysages.  Paysages de toute façon pas terrible au début, nous restons sur les routes principales et dans les zones urbanisées.

Une flèche a disparu entre Gerpinne et Tarceinne, recouverte par une fraiche couche de bitume. Visiblement il n’y a que moi qui ne sait par où aller, des habitués (sans doute) ne doutent pas du chemin à suivre.

Il faut attendre une quarantaine de kilomètres et les Lacs de l’Eau d’Heure pour enfin démarrer le brevet. Mas qui dit Lacs de l’Eau d’Heure dit aussi fameuses côtes avec de gros pourcentages. Le 1er contrôle à Falemprise est fort fréquenté mais aussi fort bien achalandé.

Ensuite, c’est direction Chimay et ses routes en toboggans : Cerfontaine, Froidchapelle, Virelles et juste avant d’arriver à Chimay virage vers Lompret. Ça roule mieux, le vent n’est plus de face et les routes plus agréables. A Lompret, c’est le 2ème ravito. Le parcours est ensuite de retour à Cerfontaine. Quelques grosses côtes sont encore au programme.

Tout d’un coup, Gabriel et Fabien des BBB sont là. Ils sont l’avant-garde du groupe Galapagos. Visiblement celui-ci est loin derrière. Les BBB sont sur le 125 km. Gabriel toujours aussi fort, disparait presqu’aussitôt la rencontre effectuée. Fabien reste une dizaine de kilomètres avec moi dans l’espoir de voir le groupe Galapagos fondre sur nous. Mais rien à l’horizon et il recommence à pleuvoir. Fabien s’arrête pour attendre ses copains. Je continue seul dans l’espoir que le groupe BBB ne revienne pas sur moi. Je sais, c’est puéril, mais…

Le 3ème ravito est à Morialmé. La voiture ballet avec deux cyclos est là (un blessé sur chute, l’autre blessé dans son orgueil, sa chaine est cassée).

Le parcours est assez roulant, le vent pousse et malgré quelques grosses casses pattes, ma moyenne augmente sensiblement. Je reste presque tout le temps sur mon grand plateau. Bois de Villers, Floreffe et Soye sont passés. Mais le parcours n’en finit pas : 150, 152, 156 km et toujours pas de Jemeppe en vue. J’en viens à me demander si je ne suis pas parti pour un 2ème tour sans le vouloir.

Mais non, l’arrivée est là. Le parcours était un rien plus éprouvant que je ne l’espérais.

A Jemeppe, je retrouve Guy (aussi sur le 125 km) et Gabriel. Fabien arrive un peu après. Le groupe Galapagos des BBB est encore à 30 km faisant une pause dans un café. Dommage, je ne verrai pas Charlie et Marc.


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Jeudi 29/08/2013 : Les flèches Hasselt – Rocherath – Hasselt
Par Alain Darville

Ce jeudi, Patrice et moi, nous partons faire la double flèche inédite (pour nous) Hasselt – Rocherath –Hasselt. Indiquée comme faisant 111 km, nous allons en faire 240 km en tout. On ne peut pas faire les choses simplement…

Nous allons rouler dans trois pays : La Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne. Le parcours a été fait via Google Maps pour cyclos avec quelques retouches après avoir analyser le double parcours (comme la traversée du domaine militaire d’Elsenborn, je n’avais pas envie d’essayer).

Après nous être garé dans le parking de la gare de Hasselt, le départ est donné vers 7h40. Je signale juste à Patrice que n’avons aucune lampe et qu’il faudra être absolument rentré avant le coucher du soleil. Sourire de Patrice… Nous traversons la ville par son centre pour nous diriger vers le Canal Albert que nous allons suivre un bon moment, face au soleil.

Le long du canal est tracée une piste cyclable que nous suivons un bon moment, mais malheureusement, certaines parties de cette piste ont été privatisées par des entreprises et parfois même des grillages en empêchent l’accès. Après avoir fait un détour, une 1ère fois, le second obstacle est franchi en passant au-dessus de l’eau pour nous en s’accrochant au grillage, au-dessus de la grille pour les vélos.

Nous sommes maintenant aux Pays-Bas et il faut passer Maastricht et la Meuse. Les Pays-Bas restent constants avec les automobilistes : Le code de la route et rien d’autre, aucune courtoisie, comme il y a du trafic, les ronds-points sont franchis très lentement, chaque fois il faut attendre que les voitures passent, aucune ne faisant signe de ralentir. Et il ne faut pas essayer, ils préfèreront écraser un cycliste plutôt que de renoncer à leur droit et rouler vite, ça ils savent faire….

La sortie de Maastricht signifie aussi la fin de la partie plate du parcours. Ca va commencer à monter. Pas très vite, mais la montée va être continue, de 40 m, nous allons passer à 694 m.

Nous suivons une route assez fréquentée en nous dirigeant vers l’Allemagne. Les pistes cyclables sont parfaites aux Pays-Bas, mais en Allemagne, nous avons l’impression de retrouver les pistes belges : mal entretenues, mal indiquées, des changements de côté incessant, des poteaux en plein milieu de la piste, des bordures pour remonter dessus, etc…  

Nous sommes à Aachen vers 11h, Patrice en profite pour ressortir son vieil allemand pour apostropher les jolies allemandes à vélo.

Nous quittons Aachen par une forêt qui ressemble à la Forêt de Soigne.

A Roetgen, nous remontons une file interminable de voitures, camions et bus. Les pistes cyclables sont un vrai désastre, à la fin on ne sait plus si c’est une piste ou pas. Les travaux franchis nous allons maintenant attaquer la « haute montagne ». La montée légère et tranquille va maintenant se transformer en montée longue et pentue. Nous allons passer de 250 m à 600 m en quelques kilomètres.

Mais nous allons quand même faire une petite pause, manger et remplir les bidons. J’ai à peine dit ça à Patrice, qu’il disparait (à tout jamais ?). Après l’avoir attendu de longues minutes, je fais demi-tour. Je le retrouve en train de jurer, avec son porte bidon qui s’est effondré. Après avoir remis la partie métallique dans la partie plastique nous repartons, pour nous arrêter à une station-service pour faire le plein. Nous sommes à Imgenbroich, il est 12h40. Il faut prendre des forces parce que nous allons à Monschau et nous allons en sortir par une montées en pavés à du 12-15%.

A Monschau, très jolie petite ville, où les voitures sont interdites, les touristes sont présents en masse, nous n’y restons pas longtemps et nous attaquons la montée en lacets. Elle est dure cette montée... Tellement fréquentée que l’herbe pousse entre les pavés. Le pourcentage de 12-15% est tenu en continu pendant 500 m, mais nous avons gagné un fameux dénivelé. Nous sommes de retour à 600 m.

Nous longeons maintenant le Parc national de l’Eifel, avant de passer dans la Parc Naturel des Hautes Fagnes.

Nous sommes enfin à Rocherath, il est déjà 14h10 et nous sommes à mi-parcours. A Rocherath, il n’y a rien à voir, nous allons maintenant à Elsenborn et longer son camps militaire, ainsi que sa caserne (nostalgie…) bien plus grande que dans mes souvenirs.

A 15h, nous sommes au Signal de Botrange, le point culminant de la Belgique. Repos, pour manger le reste des tartines pour l’un, des bananes pour l’autre. Le point positif, c’est que maintenant pendant 20 km, ça va descendre.

Nous ne passons pas loin du Barrage de La Gileppe. A Limbourg, nous allons réattaquer une grosse montée.  A Elsaute, nous allons maintenant suivre pendant 30 km, la ligne 38 du chemin de fer transformée en Ravel. L’avantage, c’est que ce sera une pente descendante jusque Liège. Les inconvénients seront des croisements incessants avec des routes et un revêtement en cendrée/terre assez roulant mais faisant beaucoup de poussière. Le ravel est en plus fort fréquenté par un peu tout genre d’usagers. A Micheroux, nous faisons une pause dans une boulangerie pour acheter à boire ( ??). La boulangère qui a dû être frappée par le charme naturel de Patrice, nous offre deux gaufres.

Nous arrivons enfin à Liège à 17h40. Nous traversons la Meuse avec une vue sur la Cité de Droixhe.

Mais maintenant la partie de rigolade est terminée, ça va fameusement remonter pour arriver à Vottem.

Juste avant d’arriver à Tongeren, le parcours du GPS bat un peu le beurre. Les chemins ne sont plus très praticables. Qu’à cela ne tienne, allant toujours de l’avant, nous (je) décidons de faire un petit détour de 5 km, plutôt que de faire une marche arrière de 500 m.

Nous arrivons à Tongeren à 19h. Tongres est avec Arlon et Tournai l'une des trois plus anciennes villes de Belgique. Comme me le rappelle Patrice, c’est aussi ici qu’Ambiorix a battu les légions de César.

Le soleil est bas sur l’horizon et Hasselt est encore à une petite trentaine de km. Patrice se met devant et commence à tirer. Nous roulons entre 30 et 35 km/h jusque Hasselt juste à temps avant que le soleil ne se couche. Il est 20h.

Les 240 km ont été faits tranquillement, la traversée des villes ne peut se faire rapidement, avec toujours un contrôle et une recherche des routes que le GPS indique. Le dénivelé n’est pas mal non plus : 2000 m. Cela nous change des 300 m des flèches Bruxelles – Baarle Hertog. Par contre dans l’ensemble, nous avons fait un superbe parcours même s’il n’est franchement pas facile.


29-08-2013 Flèches Hasselt-Rocherath-Hasselt


Le parcours GPS (roulé): http://www.openrunner.com/index.php?id=2874064

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Vendredi 23/08/2013 : Les flèches et les Yaourts
Par Alain Darville

Patrice et moi, nous partons faire une double flèche de Belgique Bruxelles – Baarle Hertog et Baarle Hertog - Bruxelles. Officiellement, cette flèche fait 102 km de long, nous en ferons +- 208 km pour les deux.

Cette journée était annoncée comme caniculaire, + de 30° c, nous partons donc confiant, en tenue d’été, sous un ciel couvert, mais avec beaucoup d’eau.

Patrice a comme d’habitude son sac à dos trop grand pour lui, toujours rempli de pleins de choses inutiles.

Première ville traversée : Vilvorde. De là nous allons à Malines via la grand route, pas très folichon, mais c’est ce qu’il y a de plus rapide. Pas que nous sommes pressés, mais je dois être rentré pour 18h. Il y a moyen de fignoler un parcours beaucoup plus intéressant, mais il sera plus long.

Quoique… Finalement, le parcours n’était pas si inintéressant. Pour aller à Lier, nous suivons les méandres de la Nette. Et nous continuons ainsi jusqu’au Canal Albert. Patrice poursuit un cyclo solitaire et se colle dans sa roue.

La Canal Albert passé, cela devient un peu plus corsé. Les routes en bitume se transforment en routes en terre ou en sable. Et en plus il pleut. Au début un peu, mais ensuite beaucoup. Comme nous n’avons rien pour nous protéger (il devait faire beau !!), nous continuons en croisant des cyclistes autochtones déguisés en pêcheurs de crevettes. Les vélos souffrent de devoir rouler dans ce mélange de terre et de sable mouillé. Finalement, nous arrivons à Barle-Hertog (Nassau), enclave belge aux Pays-Bas. Il ne pleut plus.

Nous y faisons une pause et nous avons 92 km au compteur. Patrice m’apprend qu’il doit encore rentrer plus tôt que moi, parce ses yaourts sont restés au travail. Il doit être rentré avant que les portes ne se ferment pour le week-end. Chacun ses motifs, je ne savais pas que les magasins étaient fermés ce week-end.

Mais après notre pause le soleil est revenu, la chaleur aussi. Il ne faut pas longtemps pour que le thermomètre dépasse les 30°c.

Le chemin pour rentrer est fait de longues lignes droites, mais comme le vent est dans le dos, nous avançons beaucoup plus vite. La chaine de mon vélo n’a plus d’huile depuis longtemps et elle fait un bruit que je n’aime pas. J’imagine les pignons s’user à vue d’œil. Déjà qu’elle arrive en fin de vie, j’espère finir la saison avec elle, mais comme ça…

Arendonk, Geel et Aarschot sont traversés. Et à Aarschot Patrice disparait. Il voulait suivre la trace GPS, pendant que je suivais la route. Comme il était derrière moi, je ne m’en suis pas aperçu directement. Heureusement que les GSMs existent et heureusement que pour une fois, il répond à mon appel. Dans sa poursuite de la trace, après quelques détours devant la gare, il est passé devant moi. Après d’émouvantes retrouvailles nous continuons le long de la Demer.

Mais il fait très chaud, nous recherchons maintenant de quoi nous ravitailler. Mais tout est fermé. Les frit-kots et les pompistes sont tous en vacances.

Nous longeons le canal Louvain-Maline avant de bifurquer sur Zaventem le long du champ d’aviation où une pompe à essence est ouverte tenue par une pompiste excitée. Mais bon, la flèche est finie, Patrice rentre en ligne droite pour chercher ses Yaourts et moi je finis la trace comme elle était tracée.

Le tracé n’était pas si mal, avec encore quelques imperfections, mais déjà beaucoup mieux que la route que j’avais suivie en 2011 pour revenir de Baarle Hertog. Comme quoi, une flèche peut être bien ou pas, en fonction du chemin suivi.


23-08-2013 Fleches Bruxelles - Baarle Hertog - Bruxelles


Le tracé GPS roulé: http://www.openrunner.com/index.php?id=2854205

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Samedi 17/08/2013 : Un Patrice (d)étonnant
Par Alain Darville

Nous continuons dans nos cyclo-côteurs ardennais. Cette fois-ci, c’est à Marche-en-Famenne, nous partons faire les 202 km (et 2950 m de dénivelé) des « Cimes Ardennaises ». Ce n’est pas vraiment le parcours le plus facile de l’année, bien au contraire. C’est un nouveau tracé, pour moi, encore plus difficile que l’ancien, mais tout aussi beau.

Je ne suis pas encore remis de mes 116 km du parcours « Les Petites Ardennes » de La Hulpe avec Thierry (un cyclo indépendant), à une moyenne bien trop élevée ainsi que de ma chute sur des pavés humides de merdes de Feluy à 10 km/h (je le savais, mais dès qu’il commence à pleuvoir, ces gros pavés deviennent glissant comme du verglas).

Dès le départ, je sais que je vais ramer aujourd’hui. Par contre Patrice est en pleine frome, son 200 km de la mer, aussi jeudi, est déjà oublié, il pète le feu. Son sac XXXXL toujours rempli de plein de choses inutiles sur le dos, il fonce dès le départ. Même les montées son avalées en 4ème vitesse. A un moment donné, il disparait même de mon horizon, je l’ai laissé aller pensant le reprendre dès que ça monte. Je dois cravacher pour le rejoindre un peu avant le 1er ravito à Redu (km 47). Pour y arriver, nous passons devant les paraboles de Lessive après avoir affronté deux côtes à 12%. A la vitesse où on roule, nous sommes loin d’être les derniers et le ravito est un peu encombré de cyclistes dans tous les sens. Déjà 6 grosses côtes de faites et plus de 800 m de dénivelé.

Patrice est reparti au même rythme, il n’y a que dans les longues côtes que je vais plus vite que lui. Pour arriver à Saint-Hubert nous dépassons une kyrielle de cyclos faisant de plus courtes distances. Les différentes distances sont en fait enchevêtrées et on ne sait pas toujours avec qui on roule.

Le 2ème ravito est à Beauplateau (km 95, 1550m), mais la route est en travaux et il y a plein de pierrailles sur la route. Dans la montée je dois avoir déchiré mon pneu sur une de ses pierres car un peu après ma chambre à air explose. Une déchirure d’un cm est visible sur le côté gauche du pneu. Si je mets une nouvelle chambre à air en laissant le pneu comme ça (je voyage léger, contrairement à Patrice (qui de toutes façons n’a pas de pneu avec lui) je ne prends plus rien avec moi), elle risque d’être crevée au contact du moindre caillou un peu pointu. Je protège donc la chambre à air avec un billet de 20 Euros. Ce qui est bien, c’est que tous les cyclos qui sont passés à côté de moi, me demandaient si je n’avais besoin de rien. La réparation finie, je continue prudemment, mais ça tient. Comme il n’y pas beaucoup de pression dans le pneu avant, je fais encore plus attention aux moindres trous dans la route.

Je retrouve Patrice au 3ème ravito, à Bertogne (km 127, 2027m) qui se demandait où j’étais. Mais moi, je suis cuit au propre (30°c sur le vélo) comme au figuré. Je n’ai plus beaucoup d’énergie. Je me contente donc de suivre Patrice qui semble inépuisable. Dès que ça ne monte pas trop longtemps, nous roulons toujours sur le grand plateau.

Nous arrivons enfin à La Roche (km 259, 2400m). Le ravito est un peu pauvre, visiblement, sur le 200 km, il n’y a que des bons qui savent grimper et même en roulant à du 24 km/h de moyenne nous finissons tôt ou tard dans les derniers.

Pour quitter La Roche, nous prenons la Côte de Samrée, longue côte (7,6 km) menant à la Baraque de Fraiture, côte que Patrice aime (?) parce qu’elle est régulière avec un % de maximum 4.

L’arrivée à Marche-en-Famenne se fait attendre. Cela descend beaucoup, mais les cyclos faisant le 202 km sont gâtés jusqu’au bout. Une dernière côte spéciale les attend, encore 2 km à 5%, et finalement nous y sommes. Le dénivelé annoncé est un peu optimiste, pour moi, on dépasse allègrement les 3100 m (au lieu des 2950 m). Il y a 21 côtes répertoriées sur ce parcours, mais comme les côtes sont pentues, les descentes aussi. 70 km/h dans l’une d’elles…

Patrice toujours en forme, bien qu’un peu fatigué quand même (dixit lui-même), fait encore ses étirements en s’accrochant au poteau du goal du terrain de foot. Je me demanderai, à mon avis, toujours, comment Patrice ferait un cyclo-coteur en s’allégeant de ses 7 kilos. Je pense que, j’aurais vraiment du mal à le suivre.


 

18-08-2013 Marche-en-Famenne



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Dimanche 11/08/2013 : Le Mur
Par Alain Darville

Cette sortie club sera un peu différente des autres. Avec les GPS, nous allons faire le Mur, le Mur de Gramont. Jamais fait en ce qui me concerne, je n’ai même aucune idée à quoi il ressemble. C’est bizarre mais c’est ainsi. La 1ère destination de tout flamand, dès qu’il peut rouler, est de faire ce mur, mais moi, en tant que Bruxellois, j’y ai toujours échappé. Pourtant il n’est pas loin de Bruxelles (un petit 40 km).

Guy est là avec un autre vélo old timer, son nouveau en a pour un mois avant d’être réparé (pour un ressort d’une manette de dérailleur. No comment). Daniel, Jean-Louis, Eric, Jos, Freddy et moi, nous y allons. Jean-Paul et Michel préférant rouler de leur côté. Pierre, faisant un bout de chemin avec nous.

L’itinéraire est tracé avec le GPS, comme un cyclo sur deux en a un, de temps en temps, chacun veut aller dans une direction différente. La façon dont certains lisent l’itinéraire sur un GPS reste pour moi un grand mystère.

Pour récupérer un peu, Guy crève un de ses pneus. Il fait la réparation devant un troupeau de jeunes vaux très intéressés par l’attroupement de cyclos. Ils viennent tous voir ce que nous faisons collés les uns aux autres, pas nous, eux, quoique... Ils apportent aussi leurs mouches qui aiment bien le jaune de nos maillots, surtout celui de Guy.

La réparation terminée nous attaquons la montée qui nous mènera au sommet du Bosberg.

Le sommet du Bosberg est atteint via le côté « facile ». Nous faisons la descente par les pavés, les freins lâchés les vélos volent au-dessus des pavés. Eric vole aussi, mais son vol a risqué de se terminer en vol plané, car une voiture a brusquement débouché par la droite alors qu’il dévalait la pente. Il a pu l’éviter mais il n’a quand même pas oublié de l’injurier.

Lentement mais surement, nous y arrivons. A Gramont. Déjà de nombreuses montées ont servi d’échauffement. Et l’arrivée à Gramont est savamment étudiée pour faire une boucle, pour nous positionner en bas de la côte. Jean-Louis rajoute une petite boucle en plus pour faire durer le plaisir, et moi, je manque de me casser la figure en évitant de peu une bordure, alors que je cherchais un nouvel itinéraire sur le GPS.

Ca y est, nous y sommes, en bas de ce mur. Nous passons par une brocante pendant qu’Eric, Jean-Louis et Freddy sont entrés dans une frénésie de la montée et disparaissent. Je monte tranquillement, en me demandant quand allait commencer la partie dure de ce mur, et le sommet est déjà là. J’ai dû rater quelque chose. J’ai bien vu Jean-Louis qui nous filmait sur un tronçon un peu plus pentu que le reste, mais pour le reste, je suis un peu déçu. Je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus intense.

Jean-Louis par contre, n’a pas raté Guy, qui s’est planté dans cette partie dure. Sa roue avant a fait une dérobade et il est parti dans le fossé. Pas de mal heureusement, sauf peut-être l’amour propre.

Jean-Louis qui a dû trouver ça trop facile, fini la montée à une main en filmant Daniel qui est tout rouge, prêt à exploser.

Le Mur est fait, nous redescendons maintenant vers la Dendre, avec un peloton dirigé de sifflet de maitre, avec des signaleurs à chaque carrefour. Bon, nous en profitons aussi… Eric ne se sentant plus partait vers Zottegem avec eux, j’ai dû aller le rechercher pour qu’il daigne enfin s’arrêter. Nous, nous prenons la Dendre vers Ninove…

La Dendre, vent dans le dos, c’est sympa. Nous faisons 15 km à du 30 km/h sans nous fatiguer, et tout le monde suit, même Jos qui n’a plus roulé depuis 2 mois. Mais Jos, la montée suivante, pour rentrer au bercail, c’est trop pour lui.

Nous faisons un de nos parcours (triangle) en sens inverse. Jean-Louis et Eric ont décidé de faire nos parcours, une fois en sens inverse, une fois dans le bon sens, alors qu’en prenant la route principale on est de retour directement.

Dans une montée, un peloton nous dépasse. Michel, un ancien des BBB, nous salue, il me connait et nous dit de remettre son bonjour à Pietro. C’est fait.

La dernière ligne droite est faite à 40 km/h. Eric et Jean-Louis ne se tiennent plus. C’est à fond que nous finissons ce beau petit parcours.

Le Mur de Gramont est fait. Il manquait à mon petit palmarès, c’est fait.

 

11-08-2013 Le Mur de Gramont



Le Mur de Gramont 11-08-2013


Le parcours roulé: http://www.openrunner.com/index.php?id=2807258

 

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Samedi 10/08/2013 : La Pittoresque
Par Alain Darville

Patrice et moi, nous continuons notre mois ardennais. Cette fois nous sommes à Natoye, pour faire le 192 km et les 2600 m de dénivelés qui vont avec eux. Guy est là aussi, avec son petit-fils. Petit-fils qui a hérité de son vélo qui a fait les compagnes des années 60, 70, 80, 90, 00, pas 10, Guy a un nouveau vélo depuis un an. Très beau vélo, d’ailleurs, qui lui a fait faire 350 m avant de l’abandonner. Un ressort de la manette du dérailleur a fait bong et Guy est resté bloqué sur le grand plateau. Le grand plateau est peut-être un peu juste pour un cyclo-côteur, donc c’était l’abandon au grand désarroi du petit fils.

Nous retrouvons au départ Bertil et Bruno, deux cyclos des clubs Cyclo Centre Estinnes et CC Haute Senne qui ont l’habitude de faire de longues distances ensemble ainsi que deux de leurs copains Lenny et Laurent. Je n’aurai pas eu la chance de voir Minipantani, super grimpeur du groupe. Ils auraient voulu que nous roulions avec eux. Mais comme que je grimpe comme un fer à repasser et que Patrice, déjà super grimpeur parmi les escargots, s’handicape (à mon avis exprès) d’un sac à sac king size rempli de bananes et de je ne sais pas vraiment quoi d’autres, ça ne va pas le faire.

Donc nous partons à deux, roulant tranquillement et regardant les autres cyclos nous dépasser sans arrêt (798 participants).

Petit pipi après 20 km, après avoir trouvé un arbre qui me convienne, je laisse partir Patrice. Patrice se traine dans les montées quand il est derrière moi, mais cette fois j’aurai du faire 28 km pour le reprendre, juste au 1er ravito. Est-ce que je suis devenu si mauvais que ça, ou alors je m’économise en essayant de faire 192 km sans me fatiguer, car demain…

Bertil et son groupe ne vont nous rejoindre qu’au 1er ravito à Froilieu au km 48. Comme nos arrêts sont aussi parmi les plus longs de tous ce que les cyclos font, ils partent déjà avant que Patrice n’aie rempli son bidon.

Maintenant nous nous dirigeons vers la Semois, sur un tronçon de 51 km qui va faire 800 m de dénivelé. 3 cols au programme : Le Col Conrad (372 m), Le Col du Bois Chenet (315 m) et le Col Fiancés du Chatelet (235 m). Le Col Conrad est assez dur à son début avec une pente à plus de 10%, je peux enfin me défouler en le grimpant à fond.

A Bohan, 2ème ravito, km 101, pendant que les cyclos se ravitaillent en eau et en sucres, les motards en Harley-Davidson ont envahi la pompe voisine. Chacun recharge son moteur… Je rempli mon bidon avec un jerrican, quand je m’entends dire, que ce jerrican ne peut pas être utilisé. Bizarre de mettre un jerrican de façon décorative à la disposition des cyclos alors qu’ils ne peuvent pas s’en servir. Mais bon…

Ensuite, nous nous dirigeons vers Beauraing. Une très longue montée quitte la Semois de Hautes Rivières pour aller vers Linchamps. Elle est longue mais elle ne monte pas fort. J’ai le temps d’essayer différentes techniques pour la monter (petit/grand plateau, mouliner, tirer du braquet). Au sommet j’aurais eu le temps de faire un barbecue, mais c’est Patrice qui l’avait dans son sac à dos. Patrice qui doit être le seul cyclo au monde à user plus rapidement le grand plateau de sa cassette arrière, que les autres. Dès que la pente est supérieure à 2%, il est mis.

3ème ravito à Beauraing au km 147. Patrice a perdu un bidon dans une descente ou sur un dos d’âne. Il ne s’en est pas rendu compte, et il se demande comment il pourra finir le parcours avec le seul bidon qui lui reste. La prochaine fois, il mettra un bidon supplémentaire dans son sac à dos (sic). Mais en attendant, il fait comme les dromadaires, il boit tout le reste du jerrican, juste au cas où…

Nous repartons avec un groupe de flamands, dont certains montent les côtes encore plus mal que moi. Mais c’est encore trop vite pour Patrice.

Donc nous continuons par Houyet, en faisant le même parcours que Dimanche passé (« Un dimanche en Ardennes »). Custinne et Ciney sont passés, et nous arrivons enfin à Natoye. Nous devons être les derniers arrivés, ici aussi, les membres du club local sont occupés à tout ranger. Le barbecue n’a plus rien à cuir depuis longtemps, et Patrice mange toutes ses bananes qui ont fait 192 km avec lui.

C’est un très beau parcours, très boisé, pas facile la température est fameusement descendue par rapport aux autres week-ends : 14°c dans les bois à 13h… Et c’est bon, j’ai fait les 192 km sans trop me fatigué, prêt pour le Mur…

 

10-08-2013 Natoye

 

 

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Dimanche 04/08/2013 : Un dimanche en Ardennes
Par Alain Darville

Pour rompre la monotonie des sorties club, Freddy a proposé de faire la sortie club en Ardennes. Mais la question était : Qui allait répondre à l’invitation. Et bien, il y a du monde : Stéphane, Jean-Louis, Guy, Patrice, Daniel, Jean-Paul, Freddy et moi.

Nous allons à Dinant, pour faire un petit parcours (annoncé pour 80 (puis 85 km) avec 1100 m de dénivelé).

Jean-Paul qui était venu avec son sac à dos a osé demander conseil à Patrice pour savoir quelles étaient les objets indispensables à y mettre. Patrice qui pour l’occasion avec mis son sac à dos XXXL, était tout content qu’enfin quelqu’un s’intéresse à son sac sans le critiquer. Nous avons dû enlever Jean-Paul aux conseils de Patrice, la liste des articles incontournables devenant longue comme un jour sans pain. Le temps passait et le but était quand même de rouler.

La journée est belle et tout le monde est motivé. Nous partons avec un peu de retard sur l’horaire, mais comme le départ se fait sur le parking de la gare de Dinant, c’est un peu normal. Il est 8h45 quand nous démarrons, en direction d’Anhée, via le Ravel le long de la Meuse. Bon, le revêtement n’est pas vraiment ce qui se fait de mieux, de la caillasse, les pneus de nos vélos vont un peu souffrir. Daniel et Patrice prennent la route, c’est dommage, car un peu plus loin le ravel est asphalté, et la vue est très jolie sur La Meuse. La Meuse nous la longeons jusqu’Anhée, et là nous attaquons la Vallée de la Molignée. Nous en profitons aussi pour récupérer Patrice et Daniel.

La Vallée de la Molignée est montée sans problème. L’ancienne voie de chemin de fer qui allait vers  Tamines a été transformée en ravel. La pente est douce et cela permet de faire les 20 premiers kilomètres de notre périple sans se fatiguer tout en gagnant de la hauteur. Le seul problème est qu’en arrivant à Ermeton-Sur-Biert nous ne sommes pas arrivé à quitter le ravel qui passait soit par des ponts, soit des tunnels. Il a fallu faire un petit détour jusque Furnaux pour retrouver la route. Là c’est Guy qui a sorti sa carte Michelin à l’échelle 1/100000 pour discuter du chemin à suivre. Chemin pourtant facile à trouver avec un GPS.

Maintenant les réjouissances vont commencer. Fini les montées facile, nous partons direction Hastière via Anthée. Les montées sont de 4-5% et la hiérarchie se fait directement. En grimpeur-poids lourd Jean-Louis ouvre le bal, suivi de Freddy qui a toujours de beaux restes, ensuite Patrice qui veut montrer aux autres ce qu’est un grimpeur moulineur, ensuite Jean-Paul qui trouve son élément, ensuite Stéphane qui grimpe tout, tout en répétant que c’est la dernière côte qu’il va faire parce qu’après il sera mort, ensuite en tandem, Danel et Guy. Guy sera chaque fois étonné que comme promis on l’attende en haut de chaque côte. Jean-Louis et moi, nous nous chargeons des photos souvenirs.

Nous arrivons à Hastière via la longue descente d’Anthée et comme nous sommes à mi-chemin (mais pas à mi-dénivelé), nous faisons une pause dans un café d’Hastière où Patrice nous invite (pour une fois qu’il roule avec tout le monde).

Nous repartons direction Beauraing. La côte vaut le détour. Longue et juste assez pentue pour faire mal. Moi avec mes photos, je démarre le dernier et j’entreprends de remonter tout le monde. Mais les écarts entre chacun augmentent sans cesse, et la jonction avec Jean-Louis et Freddy qui ont retrouvé leurs 20 ans est assez laborieuse. C’est seulement en haut de la côte que je les rejoins mais cela a demandé beaucoup d’efforts. Mais j’ai le temps de récupérer en attendant que les retardataires arrivent.

Ensuite nous partons direction Houyet, c’est plat et facile (le vent est dans le dos), et la descente fait petit col. A Houyet, c’est l’embouteillage des kayaks qui font de la Lesse un endroit aussi fréquenté que la rue la Rue Neuve un samedi de soldes. Ensuite la montée fait aussi petit col mais c’est un peu moins facile. Freddy est en tête suivi de Patrice et des autres et de Jean-Louis qui devait être loin devant.

Dans cette montée, les motards un peu fous, grimpent cette côte comme s’ils étaient tous seuls. En plus du vacarme qu’ils font, ils mettent leur vie, aussi que celle des autres usagés des cols, en jeu.

Mais toutes ces montées (1000 m de dénivelé) et le kilométrage qui sera un rien plus long que prévu (93 km) font que les muscles se raidissent un peu.

La dernière grosse montée de la journée est la montée de Custinne.  Stéphane dit qu’il refusera de faire encore une montée, il a de la chance, il n’y en a plus. Mais cela m’aurait amusé de le voir dans une extra côte, juste pour voir ce qu’il aurait fait.

Ensuite nous allons vers Ciney mais nous bifurquons assez rapidement par la gauche pour aller vers Dinant en allant de Thynes vers Leffe via la vallée de la Lisonette. Et à Leffe, l’Abbaye se cache, et personne ne nous attend avec une bière. Nous devons donc retourner vers Dinant où nous faisons un stop-photos sur le pont avec les saxos géants. Guy en profite pour draguer une petite vieille locale qui nous parle de l’époque cycliste d’avant Eddy Merckx. Patrice avait pris au plus court en passant par l’écluse en aval de Dinant (petit problème de communication).

Finalement, tout le monde a fait ce parcours, parcours pour tous les gouts, du plat, des montées faciles, de longues descentes et quelques montées longues et assez pentues (bon, ce n’est pas le Mont Ventoux…). Guy, qui se plaint de ne plus avoir ses jambes de 60 ans a quand même fait ses 220 km ce week-end et Daniel, bien que tout rouge, est toujours aussi frais qu’au départ. Jean-Paul s’est bien amusé sur tout le parcours et Jean-Louis n’est même pas fatigué. Patrice se demande pourquoi on ne fait que 90 km, Stéphane est enfin prêt à faire tous les cols du Jura, et Freddy a retrouvé toutes ses sensations dans les montées. Et moi, je n’ai plus qu’à faire le résumé et à gérer les 300 photos et films.

Le(s) verre(s) de bières est (étaient) de rigueur pour fêter cette première, qui je l’espère, ne sera pas la dernière…

 

04-08-2013 Dinant-Anhée-Hastière-Houyet



Un Dimanche en Ardennes 04-08-2013


Le parcours roulé: http://www.openrunner.com/index.php?id=2784430

 

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Samedi 03/08/2013 : Le Rallye des Abbayes
Par Alain Darville

2ème chances aux organisateurs : L’année dernière, le 2ème ravito ressemblait au désert du Namib. Plus une goutte d’eau et plus une miette à manger. Cette année-ci, cela allait un peu mieux, même si le 2ème ravito est toujours un peu ravagé par les petites distances. Mais, comme dirait l’autre : « Ils n’avaient qu’à se lever plus tôt ».

Donc cette année, Guy part sur le 129 km, Patrice et moi, nous allons sur le 152 km. Les orages annoncés sont passés la nuit, ce qui fera de cette journée, une belle journée d’été pas trop chaude.

Nous rencontrons aussi Antonio, le BRMiste qui se prépare à Madrid-Gijon-Madrid (un BRM 1200 km). Il est là avec son vélo en configuration BRM longue distances (2 sacs, une dynamo, des phares, des batteries, un panneau solaire). Patrice fait pâle figure avec son sac à dos de 7 kilos, je crois même qu’il en est jaloux.

Nous démarrons par la citadelle de Namur, ensuite nous allons par Yvoir, faire la grosse côte jusqu’Evrehailles et Purnode, pour enfin arriver au 1er ravito (km 44) à Thysnes. Ensuite nous descendons jusque Leffe, passer devant l’Abbaye et ne pas boire de Leffe.

D’Anhee nous prenons la côte de Warnant, à 12%, petite côte qui ressemble à celle d’un col alpin, mais en beaucoup plus court. Patrice monte maintenant ça les mains dans les poches. Et dire qu’il a peur (pour ne pas dire qu’il refuse énergiquement) d’essayer de monter un vrai col.

Ensuite la descente vers Salet est faite tellement vite par Patrice, qu’il disparait à l’horizon et qu’il se trompe de direction. Il redescend la Vallée de la Molignée, au lieu de la remontée jusque Maredsous. Mais je ne l’ai pas vu, je me dis simplement qu’il commence à péter des flammes, je ne le rattrape pas, mais en augmentant fameusement le tempo. Au 2ème ravito, il n’est pas là, donc je me dis qu’il a du se tromper. En fait, c’est en arrivant à Bioul, qu’il s’est dit qu’il y avait un problème, et qu’il a fait demi-tour.

Le 2ème ravito d’Ermeton/Biert (km 113) et son Abbaye vite avalé, j’attends longtemps Patrice qui arrive enfin en ratant l’entrée du contrôle. Nous repartons direction Florennes et Mettet et nous arrivons au 3ème ravito à Bossière (km 113).

Mais pour arriver là, nous avons roulé avec le groupe de Martin. Martin est un copain BRMiste de Patrice, qui roule dans un club flamand de sa région (bien qu’il soit francophone). Ils sont une quinzaine, et ils ont donné une leçon de conduite en peloton : Dans les côtes chacun y va comme il peut/veut, dans les descentes, les forts ralentissent, quitte à s’arrêter aux carrefours, sur le plat tout le monde est regroupé. De cette façon le rythme reste assez élevé et tout le monde fait le 152 km.

Le reste du parcours n’est certainement pas le plus beau, des routes 4 bandes, sans piste pour les vélos, sont prises en montée, ce qui n’est, pour moi, pas une très bonne idée, les voitures passant un peu vite. Floreffe est passé.

Nous arrivons enfin, parmi les derniers (comme d’hab), mais cette fois-ci la buvette est encore bien remplie, pas comme le bar, qui a quelques manquement dans les bières. Mais en compensation Patrice reçoit un gros morceau de tarte au riz, et comme il en raffole, sa journée est très bonne.

 

03-08-2013 Saint-Marc

 

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Lundi 28/07 - Vendredi 02/08/2013 : London - Edinburgh - London

1420 km from 28 July to 2 August 2013

André Van Eeckhout a réussi!!

Voilà c'est fait. Parti dimanche à 06 h 00 (heure GB) : dans le vent (favorable puis défavorable, la pluie (parfois diluvienne), des côtes (parfois interminables ou pavées), la chaleur et un violent vent de face le dernier jour, une chute au dernier contrôle (46 kms de l'arrivée) heureusement sans gravité pour les partenaires (vélo et cycliste). deux crevaisons suite à des passages dans des routes à la limite de la praticabilité (indignes selon moi de ce genre d'épreuve), dont une réparation sous la pluie avec changement de pneu par sécurité, les difficultés pour dormir 3 ou 4 heures, et d'autres soucis  ..... Arrivée à 01 h 31 le vendredi 01 août soit 01 h 09 avant le couperet (02 h 40). Total 115 h 31 min. 1420 kms avec quelques rawettes pour quelques erreurs de parcours (jamais bien longues).

 

Location                Date-time          

London Loughton         28/07/2013 06:00:00

St Ives                 28/07/2013 10:35:22

Kirkton                 28/07/2013 14:36:36

Market Rasen            28/07/2013 18:46:43

Pocklington             29/07/2013 00:07:33

Thirsk                  29/07/2013 08:30:00

Barnard Castle          29/07/2013 14:00:02

Moffat                  30/07/2013 00:09:35

Edinburgh               30/07/2013 08:59:47

Traquair                30/07/2013 13:17:42

Eskdalemuir             30/07/2013 16:20:37

Brampton                30/07/2013 20:22:35

Barnard Castle          31/07/2013 08:11:24

Thirsk                  31/07/2013 12:45:31

Pocklington             31/07/2013 17:52:52

Market Rasen            01/08/2013 00:38:33

Kirkton                 01/08/2013 09:43:44

St Ives                 01/08/2013 16:29:39

Great Easton            01/08/2013 22:00:37

London Loughton         02/08/2013 01:31:06